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“ Une fois la graine plantée, rien ne se passe avant longtemps, on ne voit rien pendant environ cinq ans, sauf une toute petite pousse, minuscule pointe verte qui affleure. Tout le développement est souterrain, celui d’une racine à la structure complexe, qui s’étend à la fois verticalement et horizontalement dans la terre, qui rampe, s’étire, s’allonge, se construit. Puis, au bout de la cinquième année, le bambou chinois jaillit de terre et il grandit à toute allure, jusqu’à atteindre vingt-cinq mètres. ”
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Le terrain est ce qu’il est. Parfois en friche, sauvage, abrupt. La base est ce qu’elle est. Parfois à peine commencée, toute bancale ou en ruine. Les matériaux sont ce qu’ils sont, parfois nobles et parfois simples, de grand prix ou de récupération. Et l’artisan est ce qu’il est, mais toujours il met du cœur à l’ouvrage et tout son cœur dans son œuvre.
Quelles que soient les fondations, il faudra construire, réparer, consolider, et construire à nouveau, et reconstruire, parfois depuis la base, depuis le ras du sol.
Le chemin sera long, souvent difficile, mais au moins il sera.
Et ce seront nos doutes qui nous donneront de l’espoir.
Dans la quête de son soi dans le grand livre de la vie.
Et ça prendra le temps qu’il faudra. Mais il le faudra. Pour éviter la misère intérieure ou bien la tragédie de son propre naufrage.
Pour sentir son regard devenir confiant en se posant sur toute chose. Et conserver la joie, malgré tous les malgrés, tapie en silence au fond de son cœur, tout au fond de son âme…
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