La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour le 13 novembre, 2009

Le jour de… on ne sait plus quoi inventer…

Posté : 13 novembre, 2009 @ 3:14 dans Chemin, Insolite | 2 commentaires »

vendredi13.jpg

« Le 13 novembre, c’est la journée mondiale de la Gentillesse. »

Ah bon ?

… Quelle délicieuse attention et… quelle formidable nouvelle !

Ainsi, aujourd’hui : TOUS les grognons et les ronchons, les rouspéteurs et les râleurs, les grincheux et les acrimonieux, les acariâtres et les maussades , les bourrus, les rustauds, les hargneux et les bilieux, les renfrognés, les revêches, les boudeurs et les bougons, les ombrageux et les coléreux, les irascibles et les irritables, les avaleurs de petits pois qui ne veulent pas cuire, les pris du foie, les pris du nez, les pris des pieds, les emmerdeurs de service, les empêcheurs de tourner en rond, les briseurs de rêves, les défaîtistes et les pessimistes, les éternels insatisfaits et les jaloux de tout… et j’en oublie sûrement des ribambelles !…

… tous ceux-là donc - toutes celles-là aussi - seraient aujourd’hui mis en demeure d’avoir le sourire aux lèvres, la fleur entre les dents, l’oreille bienveillante et la parole de même, le regard humide du basset artésien, le mauvais esprit en exil avec son pote le nombril, l’âme du secouriste, la BA bon enfant, le coeur sur la main, la main sur le coeur et puis la main tendue ?

Waouh ! quelle bonne nouvelle !

Décréter que deviendrait symbole annuel de gentillesse : un vendredi, jour fatidique de l’infâme poisson bouilli de mon enfance, vendredi 13 de surcroît, qui doit combattre une rude vieille réputation acharnée de porte-malheur ou de porte-bonheur du loto (ce qui revient au même), et le tout en novembre, mois de brume et de frimas et de grisaille qui commence par la tournée des cimetières, alors ça, chapeau, fallait y penser !

Bon, ceci dit, si tous les sus-nommés voulaient se donner un tout petit peu de peine, puisqu’ils arrivent à être gentils pendant une journée, ils pourraient bien essayer de remettre ça demain ! et puis après-demain ! qui est un autre jour, ok, mais un jour à la fois, tout peut se faire, n’est-ce-pas ?

Et que les naturellement gentils ne changent rien surtout, parce que la vie sans gentillesse et sans tendresse, ben… c’est tristement tristounet !

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« Petite » curiosité…

Posté : 13 novembre, 2009 @ 11:10 dans Chemin, Insolite | 1 commentaire »

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<< Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets, ne pouvant créer, il décrète. Il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel, mais hélas ! cette roue tourne à vide.

L’homme qui, après sa prise du pouvoir, a épousé une princesse étrangère, est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.

Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme, car la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde d’un homme médiocre échappé. >>…

… ?

…… ??

……… ???

………… ????

Ce pamphlet est signé Victor Hugo et s’intitule Napoléon le petit. Vendu sous le boisseau en 1852, à 30.000 exemplaires, Victor Hugo le paya de vingt années d’exil.

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Aujourd’hui en Bourgogne, cette couleur indéfinissable, de jardin d’automne et ce ciel de novembre confondus. Couleur de douceur, de calme, de silence intérieur. Couleur pour me reposer de mes couleurs cinglantes et flamboyantes habituelles, de la vivacité de mes lumières, de l’acier de mes ciels. Couleur pour me poser, parenthèse sur le cours et la course de la vie, pour me lover au creux de la tendresse et de l’amitié…

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