La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Chemin'

Ou la peur du changement…

Posté : 27 mai, 2017 @ 9:14 dans Chemin, Citations & Pensées, Méditation & Réflexion Personnelle, Pour du mieux | Pas de commentaires »

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BOURGEON

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Ici et là-bas. Là-bas vu d’ici. (2)

Posté : 26 mai, 2017 @ 8:15 dans Chemin, Un livre | Pas de commentaires »

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 ART FLORAL JAPON

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La seconde raison vient d’une association d’idées qui, des portes coulissantes, m’a menée aux pieds des femmes.

Dans les films d’Ozu, on ne compte pas le nombre de plans où un acteur pousse la porte, entre au foyer et se déchausse. Les femmes surtout, ont dans l’enchaînement de ces actions un talent singulier.

Elles entrent, font glisser la porte le long de la paroi, effectuent deux petits pas rapides qui les mènent au pied de l’espace surélevé en quoi consistent les pièces à vivre, se déchaussent sans se pencher de souliers dépourvus de lacets et, en un mouvement des jambes fluide et gracieux, pivotent sur elles-mêmes sitôt escaladée la plate-forme qu’elles abordent de dos. Les jupes se gonflent légèrement, le plié des genoux, requis par l’ascension, est énergique et précis, le corps suit sans peine cette demi-ronde des pieds, qui se poursuit par une déambulation curieusement brisée, comme si les chevilles étaient entravées par des liens. Mais, alors que d’ordinaire l’entrave des gestes évoque la contrainte, les petits pas animés d’une incompréhensible saccade donnent aux pieds des femmes qui marchent le sceau de l’œuvre d’art.

Lorsque nous marchons, nous autres occidentaux, et parce que notre culture le veut ainsi, nous tentons de restituer, dans la continuité d’un mouvement que nous concevons sans à-coups, ce que nous croyons être l’essence même de la vie : l’efficacité sans obstacle, la performance fluide figurant, dans l’absence de rupture, l’élan vital par lequel tout s’accomplit. Ici, le guépard en action est notre norme : tous ses gestes se fondent harmonieusement, on ne peut distinguer celui-ci du suivant, et la course du grand fauve nous apparaît comme un seul et long mouvement symbolisant la perfection profonde de la vie.

Mais lorsque les femmes japonaises brisent de leurs pas hachés le puissant déploiement du mouvement naturel, et alors que nous devrions éprouver le tourment qui s’empare de l’âme au spectacle de la nature outragée, il se produit au contraire une étrange félicité, comme si la rupture produisait l’extase et le grain de sable la beauté.

Dans cette offense faite au rythme sacré de la vie, dans cette marche contrariée, dans l’excellence née de la contrainte, nous tenons un paradigme de l’Art.

Alors, propulsé hors d’une nature qui le voudrait continu, devenant, par sa discontinuité même, à la fois renégat et remarquable, le mouvement advient à la création esthétique.

Car l’art, c’est la vie, mais sur un autre rythme. 

L’élégance du hérisson, Chapitre : Brisure et continuité, partie 2.

Muriel Barbery

Editions Gallimard

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A la recherche de la lumière intérieure…

Posté : 25 mai, 2017 @ 10:43 dans Chemin, Citations & Pensées, Pour du mieux | Pas de commentaires »

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 OBSCURITE

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 Ce n’est pas en regardant la lumière que l’on devient lumineux,

mais en plongeant dans son obscurité.

Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire. 

Carl Gustav Jung

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C’est Jour d’Image !

Posté : 24 mai, 2017 @ 6:48 dans Chemin, Images | Pas de commentaires »

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LE BALLON ROUGE-

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Errer. Puis…

Posté : 23 mai, 2017 @ 11:09 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Méditation & Réflexion Personnelle, Société & Actu. | Pas de commentaires »

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ENSEMBLE-WORLD

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Errer dans le monde, aller de lieu en lieu, de peuple en peuple ; pour revenir en se disant que tout cela est formidable, et normal – que chacun a sa vie, sa manière de faire, ses coutumes et ses rites.

Et se dire alors que nul ne peut être frappé d’interdiction de vivre à sa guise.

Se dire que toutes ces différences sont là pour nous rapprocher pour en savoir plus, et pour nous enrichir. Qu’en aucun cas elles ne sont là pour nous briser, nous diviser, nous séparer, nous éloigner.

Errer dans sa vie à grands ou petits pas, et découvrir alors, en se posant enfin, combien la vie est pleine de rencontres, de découvertes, de surprises, de petits et grands malheurs, de petits et grands bonheurs.

Et se dire alors que c’est là la vie, marcher sur son chemin, en croiser d’autres, des multitudes d’autres, et avancer en soi, essentiellement.

Vivre les jours de drames en pleurant, parce que l’on a du cœur, et vivre les jours de joie en souriant, parce que la vie est encore là.

Ecrit d’une traite ce matin, en ce territoire où les extrêmes se rencontrent – là où le cœur balance, entre ce vilain barbouillis face aux nouvelles du jour, et en attendant le sourire et le câlin du petit-dernier de la famille auxquels il se prépare - en ces instants où tout se brouille, où tout se mêle ; le bonheur et la tristesse mêlant leurs larmes sucrées-salées…

                    mm

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Un à un, les grains de sable rythment le monde…

Posté : 22 mai, 2017 @ 8:28 dans Chemin, Citations & Pensées | Pas de commentaires »

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SABLIER

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Chacun sait que le temps vole parfois comme un oiseau

et d’autres fois se traîne comme un ver de terre ;

mais c’est quand on ne remarque même pas

s’il passe vite ou lentement

qu’on est le plus heureux. 

Ivan TOURGUENIEV

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L’escapade du dimanche…

Posté : 21 mai, 2017 @ 9:01 dans Chemin, Ensemble, Histoires de Coeurs, Vidéos & Cinéma | Pas de commentaires »

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Image de prévisualisation YouTube

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Magnifique leçon de vie…

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Presque rien…

Posté : 20 mai, 2017 @ 9:07 dans Chemin, Citations & Pensées | Pas de commentaires »

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JOIE DE VIVRE

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Ici et là-bas. Là-bas vu d’ici… (1)

Posté : 19 mai, 2017 @ 11:20 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Un livre | Pas de commentaires »

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ART FLORAL JAPON

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Deux raisons, également liées aux films d’Ozu.

La première réside dans les portes coulissantes elles-mêmes.

Dès le premier film, Le goût du riz au thé vert, j’avais été fascinée par l’espace de vie japonais et par ces portes coulissantes refusant de pourfendre l’espace et glissant en douceur sur des rails invisibles.

Car, lorsque nous ouvrons une porte, nous transformons les lieux de bien mesquine façon. Nous heurtons leur pleine extension et y introduisons une brèche malavisée à forces de mauvaises proportions. Si on y réfléchit bien, il n’y a rien de plus laid qu’une porte ouverte.

Dans la pièce où elle se trouve, elle introduit comme une rupture, un parasitage provincial qui brise l’unité de l’espace. Dans la pièce contiguë, elle engendre une dépression, une fissure béante et néanmoins stupide, perdue sur un bout de mur qui eût préféré être entier.

Dans les deux cas, elle perturbe l’étendue sans autre contrepartie que la licence de circuler, laquelle peut pourtant être assurée par bien d’autres procédés.

La porte coulissante, elle, évite les écueils et magnifie l’espace.

Sans en modifier l’équilibre, elle en permet la métamorphose. Lorsqu’elle s’ouvre, deux lieux communiquent sans s’offenser. Lorsqu’elle se ferme, elle redonne à chacun son intégrité. Le partage et la réunion se font sans intrusion.

La vie y est une calme promenade, alors qu’elle s’apparente chez nous à une longue suite d’effractions.

- C’est vrai, dis-je à Manuela, c’est plus pratique et moins brutal. 

L’élégance du hérisson, Chapitre : Brisure et continuité, partie 1.

Muriel Barbery

Editions Gallimard

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J’avais savouré cet ouvrage, l’écriture en est sublime, le sujet original et les personnages délicieux.

Plus tard j’ai vu le film, pour une fois assez fidèle au livre, mis à part, bien sûr, cette somptuosité et ces subtilités littéraires, cela va de soi.

Le livre reste l’original. Et le film en est une bien belle copie.

Deuxième partie de ce chapitre – sur la brisure et la continuité – la semaine prochaine.

                   mm

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Vocabulaire…

Posté : 18 mai, 2017 @ 5:15 dans Chemin, Citations & Pensées, Méditation & Réflexion Personnelle | 1 commentaire »

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SANS IMPORTANCE

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Il y a le dictionnaire universel.

Et puis chacun a le sien propre.

Dans lequel chaque mot se réfère à quelque chose de très personnel.

Qui évoque des souvenirs, des émotions, des sensations.

Toute cette imprécision qui rend le mot animé,

comme présent, comme vivant, avec son poids et sa matière,

avec tout le chemin qu’il a déjà fait et tout le chemin qu’il fera encore.

Aucun mot n’est anodin.

C’est pourquoi, sans doute, nous devrions tellement prêter attention à ceux que nous employons,

et savoir que pour l’autre, il peut avoir un sens différent, plus ou moins chargé de sens…

                             mm

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