La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Chemin'

Ils ont dit…

Posté : 6 avril, 2010 @ 9:48 dans Chemin, Citations & Pensées, Méditation & Réflexion Personnelle | 3 commentaires »

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Ayons la hardiesse d’affirmer

que si tout visage de haine est laid,

en revanche tout visage en sa bonté est beau.

François Cheng

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Hardiesse ? ou sagesse ?

La véritable beauté vient de l’intérieur, ce n’est pas un mystère…

Mauvais coeur ne fera jamais beau visage, me disait-on quand j’étais une enfant…

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Couleur de ces muscaris qui fleurissent par centaines au creux de l’herbe tendre.

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Amitié ? Nous disons : amitié ?

Posté : 5 avril, 2010 @ 9:46 dans Chemin, Citations & Pensées, Histoires de Coeurs | 1 commentaire »

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Vous reconnaissez vos amis

à ce quils ne vous empêchent pas d‘être seul,

à ce quils éclairent votre solitude sans l‘interrompre.

Christian Bobin, L’inespérée.

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Sans compter donner son temps, son attention, son affection,

répondre présent à chaque appel, même murmuré,

être toujours là, dans toutes les circonstances,

à consoler, réconforter, soutenir, faire sourire et faire rire,

entendant la souffrance de l’autre comme si elle était sienne,

tout comme ses joies, tout comme ses craintes, tout comme ses peines.

Sans compter donner de soi, sans compter donner son coeur.

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Et savoir que parfois le coeur sera meurtri

parce que c’est dans l’ordre des choses

de l’être humain, d’exiger ce qu’il ne peut recevoir,

d’en vouloir toujours plus toujours mieux et de vouloir à sa manière,

d’exiger ce qu’il ne peut lui-même donner.

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Mais c’est compter sans la mémoire du coeur,

car l’amitié ne meurt jamais.

L’amitié qui a un jour pris naissance,

qui a germé, éclos puis a fleuri puis a grandi,

qui jour après jour a pris de plus en plus de place, 

même quand elle s’étiole, même quand elle s’éteint,

même quand elle se déchire comme une lettre trop lourde,

cette amitié-là demeure pour toujours dans son petit coin de coeur.

Indélogeable. Imprimée dans la mémoire des fibres.

Malgré toutes les tentatives des uns et des autres pour l’achever, 

à coups de poignard, à coups de boutoir, à coup de butoir.

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L’amitié est une dame discrète et peu exigeante. Elle a appris à se contenter de peu.

Et puis à s’en aller, sur la pointe des pieds.

Parce qu’elle ne convient plus, parce qu’elle est remplacée,

jetée à la corbeille, ou peu importe pourquoi, elle s’en fiche un peu.

L’amitié ne sait pas compter. Heureusement pour elle.

L’amitié reste une charmante demoiselle.

Qui va son chemin. De coeur en coeur.

Offrir et recevoir une lueur de bonheur.

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Couleur d’amitié ? ou bien couleur de l’omelette traditionnelle de ce Lundi de Pâques, ici dans mes Cévennes ?

C’est peut-être ça l’amitié : l’omelette des coeurs qui se brisent et se mêlent pour cet onctueux délice qui se dévore, qui se déguste… et disparaît… laissant sur les papilles son délicat souvenir…

C’est aussi cette amusante photo, qui m’a été un jour offerte par un ami cher, un jour de grisaille…

Bonne journée tout l’monde !

Fleur du désert.

Posté : 4 avril, 2010 @ 10:58 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Vidéos & Cinéma | Pas de commentaires »

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Un film bouleversant.

A voir pour les Racines.

A voir pour l’Histoire.

A voir pour Savoir.

A voir pour le Conte de Fées.

A voir pour le Courage.

A voir pour la Force de la Vie.

A voir pour la Pudeur.

A voir pour la Vérité.

A voir pour Aimer.

Bouleversant, vraiment.

Inoubliable.

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… et au passage accessoirement, de quoi se propulser loin des petites contingences personnelles, des petites crises d’ego puériles, des petites salades moches et tristement fanées…

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Couleur de sable, couleur de larme.

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Fleur du Désert – La bande-annonce est là :

http://www.youtube.com/watch?v=YHlgG4pkv_k&NR=1

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Ils ont dit…

Posté : 3 avril, 2010 @ 12:04 dans Chemin, Citations & Pensées, Histoires de Coeurs | 1 commentaire »

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« Ce n’est pas pour devenir écrivain qu’on écrit.

C’est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. »

Christian Bobin, La part manquante

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… C’est pour laisser éclore les mots que l’on ne sait, que l’on ne veut, que l’on ne peut prononcer.

C’est pour les deviner, les apprivoiser, et puis les laisser dire ce que l’on ne peut exprimer, à soi-même pour commencer.

C’est un peu penser tout haut ce qu’on croit n’avoir pas pensé, ce qu’on croit n’avoir pas même imaginé.

C’est pour laisser les fibres et le coeur gazouiller comme l’enfant qui découvre la musique des mots, sans convention, sans règle, sans chercher à plaire ou déplaire, sans crainte, sans honte, sans pudeur.

… C’est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour…

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Couleur d’herbe fraîche, de jeunes pousses où chercher quelques fleurettes et où trouver des oeufs en chocolat… couleur d’espoir de printemps…

Bon week-end de Pâques pour tout l’monde ! paques.jpg

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Ceci n’est pas…

Posté : 2 avril, 2010 @ 7:39 dans Chemin, De Bric et de Broc..., Méditation & Réflexion Personnelle | 3 commentaires »

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Une boutique où les femmes peuvent enfin se défouler…
 

Un magasin original vient d’ouvrir ses portes en Chine, et il est exclusivement réservé aux femmes.

Sa particularité ?

Il offre la possibilité aux clientes de tout casser à l’intérieur pour se défouler. Le magasin est aménagé de façon à reproduire l’intérieur d’une maison, et cette minute de violence est gratuite pour les clientes qui auront acheté pour un minimum de 3.50 euros.

Ce service est largement apprécié par les étudiantes et femmes d’affaires, souvent stressées…

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Il y a quelques jours j’ai reçu ceci par mail comme étant une bonne nouvelle… pffffiou ! ce genre de nouvelle me laisse toujours perplexe, songeuse…

Et là je me demande quel plaisir et surtout quel réconfort on peut éprouver à tout casser, particulièrement en imaginant que l’on est en train de tout démolir dans sa propre maison, alors qu’on a la chance d’avoir un toit sur la tête… je me demande comment ça peut destresser de se transformer en furie quelques minutes au point de ressortir de là en souriant… je me demande pourquoi l’on n’agit pas à la base sur cet insupportable stress qui rend dingue…

Tout cela pour un peu plus de 3 petits €uros, à une époque où l’on devrait cesser de gaspiller et de surconsommer, à une époque où un septième de la population de la planète n’a pas même de quoi survivre, à une époque où l’on devrait plutôt tout miser sur une consciente solidarité de l’humanité toute entière…

Permettre et favoriser ce genre de dérives, c’est aussi les imposer dans les esprits, et avec elles tout un sytème de pensée qui finit par rendre les gens blasés, muets, qui ne s’étonneront plus de rien…

Et je me dis qu’à tuer ainsi l’étonnement, on tue l’émerveillement, ce formidable moteur de la vie… on tue aussi le discernement, qui permet de garder le cap sur la décence et la bienveillance… et, plus grave, on tue la révolte, cet instrument qui a toujours sauvé la liberté et la dignité de l’homme, qui l’a toujours sauvé de son plus grand péril, de son plus grand ennemi : lui-même…

Non. Ceci n’est pas : une bonne nouvelle

Ceci n’est pas : non plus – hélas – un mauvais poisson d’avril

Ceci n’est pas : un bon remède

Ceci n’est pas : drôle du tout

Ceci n’est pas : une pipe (merci Magritte)

Ceci n’est pas : … (à compléter…)

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Une toile et des signes

Posté : 1 avril, 2010 @ 2:08 dans Chemin, Citations & Pensées, Méditation & Réflexion Personnelle | 2 commentaires »

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« L’ombre que dégagent les êtres les plus sombres est à la mesure d’une lumière à venir, qu’ils ne voient pas encore parce qu’ils ont la vue trop courte. »

Lorette Nobécourt

….  qui dit aussi que le monde est une fabuleuse usine à produire des signes dont une infime partie revient  à chacun ; que nous-mêmes,  à chaque instant, sommes des signes pour autrui dont la logique ou la nécessité nous échappent. Nous sommes chacun, les uns pour les autres, les fragments d’un livre gigantesque et infini qu’il incombe à l’espèce humaine de lire en entier pour comprendre le sens de sa destinée. Chaque être humain a sa part de texte, selon son propre niveau de conscience, mais il n’y a pas de salut possible, si l’on ne fait pas cet effort de lecture et d’interprétation.

Lorette NOBLECOURT – En nous la vie des morts

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De quoi se sentir reliés les uns aux autres, sans que ce lien n’immobilise ni n’enserre, se sentir faire partie d’un grand tout qui nous dépasse mais y avoir et prendre place, percevoir que c’est ainsi depuis la nuit des temps, que ça durera comme ça encore longtemps, étendant notre parentèle à tout ce qui fut, à tout ce qui est et à tout ce qui sera, vivant.

De quoi se sentir accueilli en soi par soi-même, même lorsque ce soi-même se trouve encore à des kilomètres de là, les kilomètres se révélant minuscules aux yeux de l’univers… et soi-même un peu plus.

Grain de sable parmi les grains de sable, et tout (me) le dit ces temps-ci, les lectures, les rencontres, les cadeaux, et puis les instants les jours et la vie…

Couleur de toile et de signes, je vois ça orangé, je ne sais pas pourquoi…

Bonne journée tout l’monde, avec plein de p’tits poissons accrochés dans le dos, c’est rigolo !

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La tête dans les nuages

Posté : 31 mars, 2010 @ 4:18 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Zique | 1 commentaire »

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Les voyages sont toujours inachevés.

L’atterrissage est écourté, les bagages pas tout à fait défaits, le coeur et la tête pas complètement arrivés.

Le retour est morcelé, décalé…

Alors pour sortir de la tiède torpeur, atterrir fermement sur le plancher des vaches, rassembler les morceaux et revenir complètement, retrouver l’usage de la parole, celui de l’écriture et le chemin des mots, rien de tel qu’une musique qui fait claquer des doigts et taper du pied, qui réveille l’oreille et donne envie de bouger, qui évoque des tas de choses, de styles, de musiciens, assez originale pour garder les yeux grands ouverts, et s’étonner un peu, même en la connaissant déjà…

Et chaque fois ça marche avec ce Monsieur-là…

8 & mettre du son et plein écran  

Fhttp://www.youtube.com/watch?v=50xMHe0BlQ0&feature=channel

Aujourd’hui ? Couleur bluesy. Un peu. Quand même…

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Instantané…

Posté : 30 mars, 2010 @ 12:39 dans Chemin, Citations & Pensées, Méditation & Réflexion Personnelle | Pas de commentaires »

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C’est ainsi que l’on nommait une photographie, c’est dire le furtif, le volatil, le subtil implacable de la chose… et sa préciosité de ce fait. Car l’instant est rarement copiable et multipliable à l’envi… il y aura toujours un mince détail qui fera différence, sans compter tout ce qui ne se voit pas…

Alors il existe de petits exercices pour « faire le point »… une autre expression photographique, justement.

Et un bon petit « questionnaire de Proust » – qui n’est pas de Proust, seules les réponses sont siennes – ça permet de faire cet arrêt sur image qui nous pose dans l’ici et maintenant, un instant, un moment, le temps d’arrêter le temps quelque temps, pour s’y retrouver dans cette cavalcade où l’esprit et les pensées ont du mal à suivre le rythme,  se diluent et s’égarent, ou se submergent et se noient en tout ce qui se produit alentour…

Je viens de me prêter à cet exercice, et ce fut bien rassérénant, apaisant, édifiant…

Alors je m’en viens vous l’offrir, histoire de saisir cet instantané de nos humeurs, de nos sentiments, de nos émotions, de nos pensées, histoire d’arrêter un instant la course des nuages…

Le Questionnaire de Proust (1886) :

Ma vertu préférée

Le principal trait de mon caractère

La qualité que je préfère chez les hommes

La qualité que je préfère chez les femmes

Mon principal défaut

Ma principale qualité

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis

Mon occupation préférée

Mon rêve de bonheur

Quel serait mon plus grand malheur ?

A part moi -même qui voudrais-je être ?

Où aimerais-je vivre ?

La couleur que je préfère

La fleur que j’aime

L’oiseau que je préfère

Mes auteurs favoris en prose

Mes poètes préférés

Mes héros dans la fiction

Mes héroïnes favorites dans la fiction

Mes compositeurs préférés

Mes peintres préférés

Mes héros dans la vie réelle

Mes héroïnes préférées dans la vie réelle

Mes héroïnes dans l’histoire

Ma nourriture et boisson préférée

Ce que je déteste par-dessus tout

Le personnage historique que je n’aime pas

Les faits historiques que je méprise le plus

Le fait militaire que j’estime le plus

La réforme que j’estime le plus

Le don de la nature que je voudrais avoir

Comment j’aimerais mourir

L’état présent de mon esprit

La faute qui m’inspire le plus d’indulgence

Ma devise

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Couleur indéfinie du retour, mi-figue mi-raisin, mi-figue mi-raison… et puis l’orage de grêle de cette nuit a déposé sur le sol un tapis de glace et haché menu les fleurs des fruitiers… alors c’est grisounet l’ambiance aujourd’hui… le « questionnaire » vient à point…

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Partir, revenir…

Posté : 29 mars, 2010 @ 4:58 dans Chemin, Citations & Pensées | Pas de commentaires »

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Veux-tu vivre heureux ?

Voyage avec deux sacs,

l’un pour donner,

l’autre pour recevoir.

Johann Wolfgang von Goethe

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En sépia cette journée de voyage…

@ tout bientôt !

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Un voyage s’achève, un autre commence…

Posté : 28 mars, 2010 @ 9:35 dans Chemin, Histoires de Coeurs | Pas de commentaires »

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Voilà. Mon séjour touche à sa fin.

Dernier jour aujourd’hui.

A vivre ce jour le coeur encore ici et la tête qui prépare déjà le départ.

Un pied dans un univers et un pied dans l’autre.

Avec ce sentiment particulier où l’on resterait bien encore, juste pour traîner un peu, laisser le temps s’étirer sous sa couette, en se grondant intérieurement, pour tout ce qu’on n’a pas fait… alors que cependant tout nous dit le départ imminent, la date clignote sur l’agenda, le billet d’avion scande son compte à rebours, même la pendule est pressée qui court en nous volant une heure.

Rassembler les affaires, commencer à les ranger dans la valise, et puis se propulser dans son cocon si loin, où ai-je mis les clés ? l’ancolie aura-t-elle fleuri ? tout le monde doit aller bien au village, sinon je l’aurais su ; oui, mais Justine, va-t-elle mieux ? et le vieux Martial, s’est-il guéri ?

Et puis on revient près de sa valise, près de ceux que l’on n’a pas envie de quitter, et le coeur se serre alors, pourtant on le savait, les dates sont arrêtées depuis longtemps, mais le coeur n’a jamais été très copain avec le calendrier…

Alors toute la journée va passer comme ça, avec ce tiraillement, de n’être plus tout à fait là et pas encore partie… dans cette espèce de no man’s land entre ici et là-bas, à revisiter les souvenirs, s’habiller le coeur pour partir, le regard tourné vers l’arrivée, pour s’empêcher d’être triste, pour s’empêcher de pleurer…

Heureusement y a les souvenirs. Ceux qui vont trouver leur place dans la valise et ceux que l’on emporte au fond du coeur, qui viendront s’animer devant les yeux songeurs lorsque ce sera l’heure, l’heure de les raviver, de les sortir en promenade.

depart.jpg Le grand voyage continue, et c’est une chance…

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Couleur de valise, la mienne, qui va se remplir au long de ce jour amputé…

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