La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Chemin'

Mais au fond…

Posté : 1 septembre, 2009 @ 1:16 dans Chemin | 1 commentaire »

28 août, 2009 @ 7:01

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Qui véritablement ne sait ce que ça signifie, de toiser cet inconnu qui surgit de nulle part, qui vient là tout à coup envahir son trottoir ? son monde, son espace, sa vie et puis son territoire ? 

Celui qui vient fouler ces plates-bandes que peu à peu mine de rien l’on s’est appropriées… qu’on finit même par croire qu’on les a soi-même créées… 

Ce que ça signifie de l’accueillir avec méfiance plutôt que bienveillance ? avec cette suffisance, plutôt qu’un tout petit peu d’attention et de curiosité ?

Ce que ça signifie de lui hurler à la figure sans un mot : “d’où tu viens, toi ? casse-toi de là, t’es pas de mon monde, t’es pas de ma bande, c’est mon quartier !” ? 

Ce que ça signifie de lui emplir la vue avec sa science,  de le tasser en lui grimpant sur les épaules pour qu’on ne le voie plus ?

Qui ne le sait vraiment, tout ce que cela dit ? Ne serait-ce pas là, tout simplement, l’intime  peur de l’inconnu ?

.

Ta peur n’a qu’une peur, c’est que tu l’abandonnes…

Et toi laisse grogner le chien,

Ne crains rien, tu n’y es pour rien.

C’est sa propre peur qui frissonne…

C’était une belle journée…

Posté : 1 septembre, 2009 @ 1:15 dans Chemin, Gratitude | 2 commentaires »

agneau.jpg   mmmmm mmmouais… c’était une belle journée… vraiment une belle journée !

Une de ces journées où l’on se dit que le chef d’orchestre est bien inspiré, où le grand pull over est en train de formidablement se tricoter, une maille à l’endroit juste bien accrochée à sa maille à l’envers, les deux aiguilles dans un même mouvement cliquetant en cadence, et l’ouvrage qui s’allonge doucement, qui prend forme bellement…

C’était une belle réunion de l’amitié vraie, de la belle nature, des grands prés, des pentes douces et des grands résineux immuables, du grand air qu’on respire comme s’il était sacré, de la mi-ombre tant attendue que l’on savoure, du partage de nos potagers, de nos vergers, et de nos modestes talents de cuisinières… une belle réunion de belle gaîté d’être ensemble, tellement qu’on a envie de se toucher pour se le dire un peu plus… oh et puis de ce bonheur du berger, de la joie dans ses yeux, et toute cette activité bruissante autour de ses brebis, avec leurs petits nés de la semaine, d’hier, du jour, qui cabriolaient en chancelant, et les bêlements, et les sonnailles, et les odeurs de laine, de litière, de nouveaux-nés, de foin coupé.

Une de ces belles journées qu’on a le sourire aux lèvres rien qu’à en parler, rien qu’à y penser, et qui se promène comme ça tout au long de la journées qui suit, un souvenir s’en revenant, puis un autre.  Ah oui aussi, il y avait les framboises sauvages, la délicieuse terrine de Marie, les sorbiers des oiseaux, lourds de leurs grappes écarlates, les petits ânes curieux, et puis cette marche à mon rythme pour m’approcher des brebis, et avant de les voir au détour du chemin, laisser d’abord le souvenir revenir par les odeurs, les bruits, et m’asseoir un peu sur ce talus d’herbe jaune, pour le laisser revivre en moi, m’y revoir et m’y retrouver, comme dans le temps d’il y a longtemps, juste deux petites minutes !… il y avait aussi les rires et les farces, et puis ce savoureux dialogue du berger et sa bergère, noté à la hâte dans mon petit carnet…

Une bien belle journée… de celles qui disent pour moi : Merci la vie ! ♥  sorbierdesoiseaux.jpg

Un jour à l’estive…

Posté : 1 septembre, 2009 @ 1:10 dans Chemin, Gratitude | 2 commentaires »

27 août, 2009 @ 12:36

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Demain. J’allais dire demain.

Mais non, on est déjà aujourd’hui !

Alors aujourd’hui, tout à l’heure, ce matin… je pars à l’estive, là-haut plus haut dans la montagne pour la journée avec le berger.

Mais non je ne suis pas sa bergère ! D’ailleurs il a la sienne. D’ailleurs elle sera là.

Avec une dizaine d’amis du hameau.

Parce que notre berger, il s’ennuie de ses brebis.

Déjà longtemps qu’elles sont parties.

Il se languit.

C’est que c’est encore loin sur le calendrier pour aller les rechercher ! c’est encore loin pour lui le retour de la transhumance, ce long voyage à pied, au rythme des brebis, ce long périple de cimes en vallons, par les drailles et les sentiers, et des bouts de route aussi eh oui, bien obligé… cette longue marche, bien fatigante, qui pourtant le rajeunit chaque fois d’une année…

Alors demain on l’accompagne à ces petites retrouvailles avant les grandes et belles qui s’ensuivront.

Il veut qu’on soit à la fête avec lui.

Quand il va les appeler, ses bêtes, d’un coup de langue qu’elles reconnaîtront immédiatement, et quand elles viendront tout près de lui se tasser, se réfugier. Quand il va enfoncer ses doigts dans les toisons épaisses à l’odeur de draps frais séchés dans le pré. Quand il va les regarder, nous montrer comme elles sont belles, combien elles ont profité, les yeux brillants, en nous disant “la lumière est drôlement forte par ici !”… et nous, faisant sembler de cligner des yeux, on lui dira “oui, c’est vrai, t’as raison, elle est plus forte…”  

Là-haut, sur le bord d’un petit lac de cristal, on se fera un festin de nos victuailles à partager, amenées par chacun, qui un pain, qui une salade, qui le fromage, qui une tarte, et comme ça tout un tas de petites choses de rien, bien emballées dans des torchons ; et tous ces petits plats préparés avec amour la veille dans chacune des maisons, ils auront bien meilleur goût que s’ils étaient mangés chacun chez soi dans sa cuisine…

Aujourd’hui nous serons ensemble en bons compagnons. Ce mot qui veut dire textuellement partager le pain. Et c’est ça qui le rend si bon.

Aujourd’hui c’est la journée de la simple et belle amitié. C’est la journées des coeurs légers. C’est la journée à partager.

Je viens la partager avec mes amis ma famille d’ici, bien volontiers…

A ce soir… prenez bien soin de vous.

Ils ont dit… et elles aussi…

Posté : 1 septembre, 2009 @ 1:08 dans Chemin, Citations & Pensées | Pas de commentaires »

26 août, 2009 @ 1:21

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“Ecris, pour montrer que même au comble de la nuit peut jaillir la lumière.”

Gitta Mallasz

“Ecrire, c’est arrêter des parcelles d’instants pour les donner.

Ecrire, c’est déjà un peu arrêter le temps.”

Claude Péloquin

“Ce que l’on écrit en se jouant, un autre le lit avec tension et passion, ce que l’on écrit avec tension et passion, un autre le lit en se jouant.”

Paul Valéry

“Sur mes cahiers d’écolier, sur mon pupitre et les arbres, sur le sable et la neige, j’écris ton nom, Liberté.”

Paul Eluard

“Je rends grâce à la lumière que nous apportent ceux qui percent les murs de nos cellules avec leurs stylos.”

Abraham Serfaty, ancien prisonnier d’opinion (cf Amnesty International)

 “Notre vie est un livre qui s’écrit tout seul. Nous sommes des personnages d’un roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l’auteur.”

Julien Green

Petit florilège personnel et… non exhaustif ! les pages s’offrent toujours à nos plumes…

Le saxo qui parle sous les étoiles

Posté : 31 août, 2009 @ 4:28 dans Chemin | Pas de commentaires »

26 août, 2009 @ 1:38

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Fin de journée “à la ville”…

La ville c’est vite dit, mais vu depuis mon hameau accroché à sa montagne comme un petit pot de géranium à son balcon, c’est que le gros bourg nous prendrait presque de ces airs de capitale…

J’allais retrouver mes amis, comme chaque mardi.

Ca sentait bon le café. Ils étaient là.

Elle était là avec son beau sourire qui fait briller ses yeux, et son accent délicieux qu’elle cultive avec soin, comme tout son jardin, le conservant comme une identité, comme un lien, malgré tout, malgré la beauté d’ici, malgré sa maison et ses amis.

Il était là avec ses hésitations dans la voix, me donnant toujours cette impression qu’il n’est pas complètement là, qu’il est resté un morceau de lui dans le couloir, dans sa voiture, dans sa maison, plus loin…

Elle aussi était là avec sa ferveur retrouvée, qui sait bien ce qu’elle ne veut plus, et en paye le prix, cash, sans plus trop s’offusquer.

Ah tiens, lui, il me semble que je le connais, souvenirs.

Et puis lui aussi était là, qui a traversé l’océan, et pourtant parle exactement des mêmes choses que tous les autres.

Et puis elle était là. Ouf. J’étais contente. Mais en la voyant j’ai compris pourquoi depuis la voiture déjà j’avais ressenti cette crispation intérieure, que je reconnais bien, toujours la même, celle qui me dit que quelqu’un que j’aime ne va pas bien… et c’était ça, elle allait mal, très mal je l’ai senti, d’ailleurs elle n’a pas pu parler. Mais elle est restée. A peut-être perçu, entrevu, entendu, ou engrangé pour plus tard.

Même estompée, même évanouie, toujours la désespérance nous reliera, au-delà de nos mots, même au-delà de nos pensées, elle se délaiera toujours dans nos yeux qui s’y noient dès qu’ils se reconnaissent, même quand ils disent l’espoir, même quand ils disent la joie, même quand ils disent la vie.

Il est des tourmentes qui soudent plus que tous les contrats du monde. Il est des rescapés qui n’oublieront jamais par quelles tortures ils sont passés. Qui ont besoin de leurs pairs pour s’en souvenir s’il leur arrivait d’oublier, et pour ne pas perdre le fil qui les a ramenés à la vie. Qui ont besoin à leur tour d’offrir, à celui qui s’en vient, la force d’aller chercher en lui la force qui s’y trouve.

Après la désespérance viendra le temps de la délivrance, de l’indicible liberté, de la grande lumière…

Mes amis de ce soir sont de ceux-là. Et moi aussi.

Et c’est bien bon de les retrouver. 

Merci la vie !

Et au retour, le saxo dans la voiture qui serpentait sous les étoiles me l’a dit aussi ! 

Le Mal existe-t-il ?

Posté : 31 août, 2009 @ 4:27 dans Chemin, Citations & Pensées | 2 commentaires »

25 août, 2009 @ 4:15

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Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question : Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?

Un étudiant a bravement répondu : Oui, monsieur, il l’a certainement fait !

Le professeur reprend : Dieu a-t-il tout créé ? ­

Oui, monsieur, répète l’étudiant.

Réponse du professeur : Si Dieu a tout créé, il a donc aussi créé le mal. Etant donné que le mal existe, et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, Dieu est donc mauvais.

L’étudiant reste silencieux devant une telle réponse.

Le professeur tout à fait heureux de lui-même, se vante alors auprès des étudiants qu’il a prouvé encore une fois que la foi était un mythe.

A ce moment, un autre étudiant lève sa main et dit : Puis-je vous poser une question ?

Bien sûr, répond le professeur.

L’étudiant demande : Professeur, le froid existe-t-il ?

Quel genre de question est-ce, cela ? bien sûr qu’il existe, vous n’avez jamais eu froid ? réplique le professeur.

Le jeune homme répond : En fait monsieur, le froid n’existe pas.

Selon une loi de la physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l’absence de chaleur qui elle existe belle et bien. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l’énergie.
Le Zéro Absolu est l’absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température, le froid n’existe pas, nous avons créé ce mot pour décrire ce nous ressentons en l’absence de la chaleur.

L’étudiant continue : Professeur, l’obscurité existe-t-elle ? Bien sûr, répond le professeur

L’étudiant réplique : Vous avez encore tort Monsieur, l’obscurité n’existe pas non plus.

L’obscurité est en réalité l’absence de lumière ; nous pouvons étudier la lumière, mais pas l’obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur ; nous ne pouvons pas mesurer l’obscurité.

Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d’obscurité et l’illuminer.

Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N’est-ce pas vrai ?
L’obscurité est un terme inventé par l’homme pour décrire l’absence de lumière.

Finalement, le jeune homme demande à son tour au professeur : Monsieur, le mal existe-t-il ?  

Maintenant incertain, le professeur répond : Bien sûr comme je l’ai déjà dit, nous le voyons chaque jour, c’est dans les exemples quotidiens de l’inhumanité de l’homme envers l’homme, c’est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde, ces manifestations ne sont rien d’autre que du mal !

L’étudiant réplique : le Mal n’existe pas Monsieur, ou du moins il n’existe pas de lui-même.

Il est comme l’obscurité et le froid, un mot que l’homme a créé pour décrire une absence. Le Mal est en fait l’absence de Dieu. Dieu n’a pas créé le mal. Le Mal n’est pas comme la Foi, ou l’Amour, qui existe tout comme la lumière et la chaleur.  Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l’homme n’a pas l’amour de Dieu dans son coeur. 

Il est comme le froid qui vient quand il n’y a aucune chaleur ou l’obscurité qui vient quand il n’y a aucune lumière. Le professeur, à son tour, reste silencieux devant une telle réponse.

Le nom du jeune étudiant : Albert Einstein. 

Lequel des deux ?

Posté : 31 août, 2009 @ 4:22 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories | 4 commentaires »

24 août, 2009 @ 2:27

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Deux loups

Un soir, un vieux Cherokee racontait à son petit-fils qu’une bataille avait lieu en chacun de nous. 

“Le combat, mon fils, oppose les loups qui nous habitent. 

Le premier s’appelle Mal ; il est colère, envie, jalousie, tristesse, regret, avarice, arrogance, apitoiement, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonge, orgueil, supériorité, ego. 

Le second porte le nom de Bien ; il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.”

Le petit-fils réfléchit un instant avant de demander : “Lequel des deux loups est le plus fort ?”

“Celui que tu nourris”, répondit le grand-père. 

Emerveillons-nous…

Posté : 31 août, 2009 @ 4:14 dans Chemin, Citations & Pensées | 2 commentaires »

23 août, 2009 @ 10:45

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Selon le philosophe Bertrand Vergely, l’émerveillement est un art de vivre. Mieux, une condition vitale. Une société qui n’y a plus accès est menacée de mort.

<< On a trop vite tendance à confondre le merveilleux et l'émerveillement.
Or il ne s’agit pas de se fondre dans l’euphorie, dans le monde merveilleux, sans limites, d’un Dysney où imaginaire et réel, adultes et enfants, se confondent, où les animaux parlent et dansent comme les hommes.

S’émerveiller, bien au contraire, c’est aller sciemment dans la réalité, fût-elle dure. Ce n’est pas parce que le monde entier n’est pas paradisiaque que c’est un enfer. Inversement, ce n’est pas parce que tout va bien que l’on est à Dysney avec Donald !

Cessons de tricher avec la vie et de nous raconter des histoires, regardons l’existence telle qu’elle est, sortons de la naïveté. Ce qui est merveilleux, c’est que nous vivons dans une réalité qui change à chaque instant, et pour laquelle on ne peut rien prévoir, rien savoir, si on ne descend pas dans ses profondeurs. Je m’émerveille, cela signifie : je me bouscule, je bouge, je ne cherche pas  à avoir le dernier mot ; cela veut dire que je découvre sans cesse du neuf, que j’arrête de voir le monde et les choses de façon banale, parce que j’ai enfin conscience que tout ce que je vis est étonnant.

L’émerveillement, ce n’est pas la fusion entre l’idéal, le rêve et la réalité, mais entre l’homme intérieur et la réalité.
Alors on s’émerveille d’exister, que le monde existe, et qu’il y ait une relation possible entre le monde et moi. Tout n’y est pas bien, mais il y a plus profond que le bien et le mal : il y a le vivant, il y a la Présence qui nous relie.
La vie n’est pas une quantité de vie mais une qualité.

S’émerveiller, c’est revenir sur terre habiter le monde tel qu’il est, et le trouver ouvert et bon. C’est revenir au premier matin du monde et se mettre en état de création. “Ameuter la vie”, comme disait Antonin Artaud

S’émerveiller, c’est se réveiller, c’est envoyer au feu toutes nos catégories, tous nos a priori. Les choses ne font que commencer. Ce qui nous fait mourir, ce n’est pas la mort, c’est de ne pas vivre. >>

… Selon lui également, l’émerveillement ne tombant pas du ciel (ni de nulle part ailleurs, j’ai payé cher pour l’apprendre…), il nécessite quatre ingrédients : le désir, le courage, la persévérance et la gratitude.

Qui me semblent fort judicieux. Et auxquels pour ma part j’insèrerais bien la confiance, qui s’inscrit sans faire de bruit dès le début de l’histoire, et se construit et se renforce peu à peu, pour finir par devenir non plus un objet, mais un état, une transformation, un conditionnement, non plus une simple aptitude mais une attitude, comme cela se produit au fil du temps pour la gratitude (ou encore la compassion, par exemple…).

Je pense qu’il faut aussi assez d’humilité, pour ne plus se croire le maître de cérémonie, pour quitter les vieux réflexes d’auto-satisfaction qui barrent la route à toute forme d’émerveillement de ce qui provient de l’extérieur ou de l’autre, et nous enferment dans la prison de l’égocentrisme, et pour recevoir comme des cadeaux infiniment précieux des choses qui auparavant nous seraient apparues comme insignifiantes ou tout à fait normales, dues…

L’émerveillement, et son proche cousin l’enthousiasme, sont des fleurs rares et précieuses, à cultiver avec attention et amour, au quotidien, qui nécessitent des soins constants mais en même temps qui savent se contenter de peu ; notre noyau initial, notre petite flamme intérieure, n’ont besoin que d’un peu d’amour, d’un peu d’oxygène, d’un peu de curiosité, de simplicité, d’un peu d’enfance retrouvée…

S’émerveiller, c’est s’inscrire dans le grand cycle du monde, c’est passer de l’autre côté du miroir, c’est privilégier le ressenti face à l’intellect, et je ne vais pas encore reparler du grain de sable… mais pourtant il est bien là encore… ou bien la goutte d’eau, ou le flocon de neige… T

Bonne journée, bon dimanche…..

Image à penser…

Posté : 31 août, 2009 @ 4:11 dans Chemin, Images | Pas de commentaires »

22 août, 2009 @ 11:32

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La nébuleuse Cat’s eye…

On est bien peu de chose… et mon amie la rose me l’a dit ce matin…

Et l’univers aussi me le dit… chaque instant de chaque jour, quand je veux bien l’entendre…

On est bien peu de chose… et mon amie la rose me l’a dit ce matin…

Avec ce genre d’images, il se pourrait que la petite pendule intérieure consente à se (re)mettre à l’heure…

On est bien peu de chose… et mon amie la rose me l’a dit ce matin… 

On est bien peu de chose… minuscule et immense à la fois, mais autant de l’un que de l’autre…

On est bien peu de chose… et mon amie la rose me l’a dit ce matin…

Grain de sable parmi les grains de sable, chacun ayant son utilité. Pas plus. Pas moins.

Grain de sable parmi les grains de sable, relié à tous les grains de sable, donc relié au grand tout.

On est bien peu de chose… et mon amie la rose me l’a dit ce matin… ♣

Bizarre, j’ai dit bizarre…

Posté : 31 août, 2009 @ 4:08 dans Chemin | 3 commentaires »

22 août, 2009 @ 12:19

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Petite curiosité ! 

En apparence…

M’y attardant, qui éveille cependant en moi certaines résonnances…

L’on m’a dit qu’en Chine, le mot “crise” est représenté par deux idéogrammes : “danger” et “opportunité”

Dans ce livre de mes premiers secours en cas de gros bobo à l’âme (Conseils d’une amie pour des temps difficiles), Pema Chödrön écrit ceci : “En présence d’une grande déception, nous ne savons pas si c’est la fin de l’histoire, ce peut être précisément le début d’une grande aventure !”.

Elle dit autre chose à ce propos dans un autre ouvrage, quelque chose qui m’a vrillé le coeur quand je l’ai lu, furieuse  similitude… “C’est seulement dans la mesure où nous nous exposons nous-mêmes encore et toujours à l’anéantissement que ce qui est indestructible en nous peut apparaître”…

Christian Bobin, ardent cultivateur du divin dans le presque rien, nous parle de “l’extrême faiblesse indestructible et invincible”, et nous dit : “Dans le monde de l’esprit, c’est en faisant faillite que l’on fait fortune”…

Et puis c’est bien connu : ”Ce qui ne tue pas rend plus fort”, et ça c’est de Nietzsche.

Et il y a comme ça des tas de références, chez les philosophes, dans la spiritualité, la littérature et la psychologie, à propos de cet “endure“, qui en passant par “chance“ peu à peu devient “change“…

Rien n’est anodin. Même l’anodin ne l’est pas.

Mais la morale de l’histoire… c’est l’espoir !

Espoir pas mort ! gueulait Ferré… même en disant : Il n’y a plus rien…

Alors petite curiosité ?

Oh non…. Grande trouvaille ! 

Joli cadeau reçu ce jour… couleur du jour…

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