La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Chemin'

Mûrir

Posté : 10 février, 2010 @ 3:08 dans Chemin, Citations & Pensées, Méditation & Réflexion Personnelle | 3 commentaires »

roserouge.jpg

Quelque chose arrive, est ressenti,

un évènement se produit,

mais on ne peut le saisir dans sa vérité,

le restituer, que plus tard.

La vérité intérieure doit mûrir

pour être utilisée

dans la construction artistique.

Ingmar Bergman

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

Et lorsque l’émotion est reçue perçue presque violemment, 

elle parle mais de manière pratiquement intraduisible,

alors elle s’infiltre comme un corps étranger.

Qui subira ou non le bien connu phénomène de rejet.

Ou de méthodique patient et coutumier enfouissement.

Il lui faudra de toute façon une période de décantation,

de maturation, de développement, de devenir,

pour s’éclairer, se dénouer, s’épanouir

et finir par naître, se découvrir, se reconnaître

dans l’opacité diffuse de nos souvenirs.

Pour enfin, et peut-être - pas sûr… en faire quelque chose.

Ou alors c’est qu’elle aura rejoint le terreau

de ces évènements, ces choses ou ces gens que nous rencontrerons plus loin sur le chemin,  »par hasard »,

persuadés de les avoir rencontrés déjà, longtemps avant, en un pays inconnu de notre mémoire.

C’est ainsi qu’un jour, comme guidés par une main silencieuse, nous écrivons nous peignons nous photographions nous composons nous fabriquons quelque chose qui nous semble venir d’on ne sait où, de nulle part ou de la nuit des temps, et que ce n’est que dans l’oeuvre que nous en apercevons le fil conducteur, dans sa frilosité, timide, invisible jusque là.

Mûrissement semble être pour moi le mot du moment… il se montre de tous côtés… dans les lectures, les méditations, les partages, les courriers…

Et à part ça…

Le fil conducteur de la fée électricité était éteint ce matin lui aussi, me privant de mes lectures et de mes écritures matinales. Je ne les en retrouve qu’avec plus de bonheur, d’autant qu’entre temps, dans mon petit hameau, enchanteur ce matin avec les cimes enneigées tout autour, noyé dans le grand bleu du ciel d’aujourd’hui, j’ai passé d’excellents moments avec  »mes chers petits » !!! Leur séjour tire à sa fin, le départ approche, le quai de gare est pour demain soir, alors… j’en profite !

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Couleur au hasard, couleur arrosoir.

Pour prendre soin du joli petit rosier rouge reçu en cadeau ce matin.

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Image à penser…

Posté : 9 février, 2010 @ 10:05 dans Chemin, Citations & Pensées, Images, Méditation & Réflexion Personnelle | Pas de commentaires »

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Chez nous, sagesse se dit « aranda »,

ce qui signifie : sentir le temps.

Parole Guarana d’Amazonie

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Couleur… de l’Amazonie pour cet aujourd’hui sous la pluie !

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Clin d’oeil…

Posté : 8 février, 2010 @ 11:50 dans Chemin, Insolite | 5 commentaires »

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<< La vie est simple. Ce sont les HUMAINS qui la rendent difficile.  

Si un chien était l’enseignant, nous apprendrions des trucs comme : 

Quand les bien-aimés arrivent à la maison, toujours vous diriger pour les accueillir. 

Ne laissez jamais passer l’opportunité d’aller faire une balade en voiture. 

Permettez à l’expérience de l’air frais et du vent sur votre visage d’être une extase pure. 

Quand elle est dans votre meilleur intérêt, pratiquer l’obéissance. 

Permettez à d’autres de savoir qu’ils ont envahi votre territoire. 

Faites des petits sommes. 

Étirez-vous en vous éveillant. 

Courez et jouez tous les jours. 

Cherchez l’attention et permettez aux gens de vous toucher. 

Évitez de mordre quand un grognement serait plus simple. 

Les jours chauds, étendez-vous sur le dos dans l’herbe. 

Les jours ensoleillés, buvez beaucoup d’eau et reposez-vous sous un arbre ombragé. 

Quand vous êtes heureux, dansez et remuez votre corps tout entier. 

Peu importe combien de fois on vous gronde, n’embarquez pas dans la  culpabilité et ne faites jamais la moue…  dirigez-vous vers l’autre et renouvelez-lui votre amitié. 

Trouvez la joie simple d’une longue promenade. 

Mangez avec entrain et enthousiasme.

Arrêtez-vous quand vous en avez eu assez. 

Soyez fidèles.

Ne faites jamais semblant d’être quelque chose que vous n’êtes pas. 

Si vous voulez trouver quelque chose d’enterré, creusez jusqu’à ce que vous le trouviez. 

Quand quelqu’un est sous un jour mauvais, soyez silencieux, asseyez-vous  près de lui ou elle et frottez votre nez contre eux doucement. >>

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Couleur soleil, comme celui qui rayonne aujourd’hui, autant dehors que dedans, timide là, joyeux ici…

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Dans la force de l’âme…

Posté : 7 février, 2010 @ 9:53 dans Chemin, Images, Méditation & Réflexion Personnelle | 2 commentaires »

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On peut toujours attacher un homme, l’empêcher de grandir, l’empêcher de courir, de marcher, le maintenir au sol, pieds et poings liés, on peut toujours l’enfermer dans une cellule sans jour plus petite que lui, on peut toujours lui briser les jambes et lui trancher les mains, lui arracher les ongles et lui crever les yeux, lui couper la langue et puis ses deux oreilles, on peut même tout lui prendre, lui enlever sa chair et la chair de sa chair, on peut lui ôter toute raison de vivre, jusqu’à sa dignité, on peut aller jusqu’à lui faire perdre la raison, mais il est un endroit où il pourra toujours se réfugier, un endroit intouchable qui lui appartient sans même être à lui, un endroit fort heureusement où personne encore n’a pu s’infiltrer, il s’agit de son âme…

Cette âme qui lui tient compagnie depuis qu’il est tout petit, minuscule embryon, improbable semence dans l’immensité de la transparence.

Cette âme qui a pu l’accompagner dans ses méandres et ses détours, dans son impérieuse impétueuse quête, dans ses rêves les plus fous, dans ses pires délires, dans les plus sombres recoins de la terre et de lui-même où il est allé s’expérimenter, se heurter à la vie, apprendre l’âpreté, côtoyer la peur, apprivoiser la souffrance, fréquenter le mensonge, le déni, s’enliser dans la folie, se noyer dans l’absolu, se nourrir de l’espoir, dans la grande soif d’amour, dans la grande faim de vie.

Cette âme qui toujours cependant a continué de briller dans l’obscurité la plus profonde, de sa flamme tremblotante dans le brasier du volcan ou le froid sibérien de son coeur éperdu.

Cette âme qui lui permit un jour d’entrevoir une issue, de sortir de sa geôle, de trouver l’infime énergie pour relever les yeux et le coeur et le corps ont suivi, pour aller à la vie, comme va la rivière à la mer.

Et aujourd’hui, encore peu assuré sur ses jambes sans forces, les chairs encore meurtries sous l’empreinte de ses ligatures d’hier, ébloui par le grand jour, abassourdi par le profond silence et ce curieux petit bruit qu’y fait le sourire sur le rebord des lèvres, il fait un pas, puis un autre, et s’avance un peu plus, et s’élève un peu plus, et se retrouve et se découvre, la main dans la main de son âme patiente, dévouée, indéfectible, fidèle.

L’âme pose droit comme un i son accent circonflexe juste à côté de son a… Tout a une âme quand on aime…

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Couleur de l’insaisissable, couleur de sable.

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Merci à toi mon amie de me prêter pour mon blog cette photo qui m’a inspiré ce texte. 

Les photos de mon amie Nadine se trouvent là :

http://stalkers.gandi-site.net/

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Du sable entre les doigts…

Posté : 6 février, 2010 @ 10:39 dans Chemin, Vidéos & Cinéma | 1 commentaire »

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A nouveau un cadeau. Cadeau reçu cadeau offert cadeau à partager.

A nouveau cette artiste de l’éphémère et du merveilleux.

Nous contant cette fois dans ses dessins mouvants l’histoire de la vie, l’histoire d’une vie, vraie, cruelle, touchante et pleine d’espoir, au bout de ses doigts magiciens.

Pendant huit minutes, le souffle est suspendu, hors du temps, dans un autre monde, celui de l’imaginaire, du talent et de l’émotion réunis.

… juste 8 sur le lien & mettre le son et plein écran :

Fhttp://pelapapas.com.mx/htmls/animacion-arena-2.html 

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Couleur d’encre, mais pas n’importe laquelle.

Celle de la rentrée des classes, quand elle était toute neuve et sombre, profonde, presque solennelle, fort belle avec ses pleins et déliés, posant élégamment les mots sur la première page immaculée du tout nouveau cahier, mêlant son parfum particulier à celui du buvard et celui du papier… lorsque si sérieusement l’on s’appliquait, tant il semblait que cette première page serait l’augure de toute une année… 
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Ils ont dit…

Posté : 5 février, 2010 @ 11:09 dans Chemin, Citations & Pensées, Images | 1 commentaire »

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La tendresse c’est un geste qui devient caresse avant même d’avoir été reçu. 

Jacques Salomé

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Caresse contre carence, tendresse contre l’absence, tendresse contre rudesse…

Tendresse pour rien, tendresse comme ça, parce que ça met du rose aux joues et aux jours.

Parce que c’est aussi doux à donner qu’à recevoir. Parce que ça met de la lumière dans la nuit la plus noire. Parce que ça donne du sens où il ne s’en trouve pas. Que parfois même, c’est peut-être ça, le seul sens à trouver.

Couleur tendresse, rose dragée, bonne journée !

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Quai de gare

Posté : 4 février, 2010 @ 8:08 dans Chemin, Citations & Pensées, Histoires de Coeurs | 2 commentaires »

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« Une gare est le plus bel endroit pour des retrouvailles,

parce que c’est normalement le lieu des séparations.

En se retrouvant dans une gare, on a l’impression

de conjurer le mauvais sort. »

Daniel Poliquin (extrait des Visions de Jude)

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Eh oui ! encore un quai de gare…

Mais c’est une gare sympa : une où les trains arrivent !!!

Bien plus joyeuse et fréquentable que celle d’où ils partent.

Là je termine de m’habiller le coeur…

… y a d’heureux moments qui se préparent,

y a du bonheur et de l’amour qui arrivent tout à l’heure, 

12 heures 17, voiture 8, voie C,

éloignez-vous de la bordure du quai…

Gare… gare à toi, cheminot ! y a le trésor d’une maman dans ton TGV…

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Couleur de gare, d’arrivée, de départ ?

Sépia, j’aime beaucoup cette couleur, particulièrement pour une gare…

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Ce que me conte aujourd’hui mon petit lutin…

Posté : 3 février, 2010 @ 10:02 dans Chemin, Citations & Pensées, Histoires de Coeurs | 1 commentaire »

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« Je suis un jour entré dans un lien où chaque parole de l’un était recueillie sans faute par l’autre.

Il en allait de même pour chaque silence.

Ce n’était pas cette fusion que connaissent les amants à leurs débuts et qui est un état irréel et destructeur.

Il y avait dans l’amplitude de ce lien quelque chose de musical et nous y étions tout à la fois ensemble et séparés, comme les deux ailes diaphanes d’une libellule.

Pour avoir connu cette plénitude, je sais que l’amour n’a rien à voir avec la sentimentalité qui traîne dans les chansons et qu’il n’est pas non plus du côté de la sexualité dont le monde fait sa marchandise première- celle qui permet de vendre toutes les autres.

L’amour est le miracle d’être un jour entendu jusque dans nos silences, et d’entendre en retour avec la même délicatesse : la vie à l’état pur, aussi fine que l’air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse. »

Christian Bobin,  Ressusciter

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Paisible. Couleur du ciel du jour.

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Vulnérabilité…

Posté : 2 février, 2010 @ 12:42 dans Chemin, Citations & Pensées, Méditation & Réflexion Personnelle | 3 commentaires »

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On ne vit pas quand on est intouchable. La vie c’est la vulnérabilité.

Edouard Boubat

(Citation et photos)

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

Vulnérable donc touchable. Touchable donc vivant. Effectivement.

Nos vies sont tissées de rencontres elles-mêmes tressées d’émotions.

D’émotions qui se sont connectées sans que nous le voulions, comme par-dessus nos têtes.

Qui ont relié nos imaginaires, nos histoires, nos parcours, nos sensibilités, nos fibres, au-delà de nous-mêmes, jetant entre nous ce pont qu’il nous est toujours laissé d’ignorer ou d’emprunter.

Rien ni personne n’est insignifiant, puisqu’il nous est permis de vivre de ces rencontres que l’on finit par voir comme coulant de source, comme si nous devions nous rencontrer pour tant nous ressembler, comme s’il ne pouvait en être autrement puisque nous nous sommes reconnus bien avant de nous être rencontrés.

Deux regards, deux âmes, se rencontrent, s’accrochent un instant qui s’imprimera en eux comme l’éternité, peu importe la suite.

Car ensuite la vie suit son cours, les chemins se déroulent sous les pieds, rapprochant ou éloignant les êtres. Dans le crissement des émotions, le frémissement des coeurs qui se parlent, l’éclosion des sentiments tendres ou violents. 

Je sais bien que je n’ai pas véritablement le choix.

Mais je préfère être touchable, quitte à en être écorchée, surexposée, vulnérable.

Parce qu’au moins je perçois, je ressens, et je crisse et je vis.

Comme dit Bashung, quand je vais mal c’est que je vais bien, parce qu’avant je ne sentais plus rien…

Et quand je vais bien… c’est du vrai bien, pas du factice ni de l’illusion, du vrai vrai bien…

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boubat.jpg Du noir et blanc pour aujourd’hui, parce que la vie n’est pas toujours en technicolor, et puis parce que c’est ainsi le plus souvent que les photos me parlent. Mes ami(e)s photographes le savent, pas vrai ?

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Libère-toi

Posté : 1 février, 2010 @ 10:59 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Histoires de Coeurs | 4 commentaires »

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Viens près de moi, regarde autour de toi, marchons un peu, parlons, dis-moi ce qui t’émeut, dis-moi ce que tu veux, ce qui t’attriste et te chagrine,  pourvu que tu perdes cet éclat vénéneux qui perle jusqu’au bord de tes yeux .

Allons nous asseoir sur ce rocher, tu veux ?

Et dis-moi, enfant de lumière, petit, dis-moi, quel est donc ce tracas ?

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Tu es colère ? furieux ?

Libère-toi. Confie ta colère au vent.

Regarde-le ! il est puissant, parfois terrifiant, mais il saura mieux que personne aller cracher ta colère dans son souffle violent et capricieux, la heurter aux rochers les plus durs, aux arbres les plus souples, et fouetter les toitures et secouer les gens qui marchent contre lui. Pour finir en une brise légère, comme une caresse sur la joue d’un enfant.

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Tu es triste ? malheureux ?

Libère-toi. Confie ta peine au nuage et à la pluie.

Regarde ces nuages prendre toutes les couleurs de ton humeur, prendre de la hauteur, puis venir frôler les têtes comme un plafond trop bas,  puis venir tomber sur les épaules comme un manteau trop lourd, et puis regarde-les cavaler dans le ciel, et s’en aller là-bas loin, très loin, tout au bout de ton horizon, et puis s’effilocher jusqu’à complètement disparaître. Personne mieux que le nuage ne peut prendre tes sombres pensées pour les disperser dans nos ciels voyageurs.

Regarde la pluie, qui sait se déverser comme un très gros chagrin, ou tomber en gouttelettes comme ta peine qui ne veut pas s’en aller, écoute-la gronder ou chuinter ou murmurer. Personne aussi bien qu’elle ne peut traduire et tarir ta tristesse et tes larmes.

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Tu te sens impatient ? bouillonnant ?

Libère-toi. Confie ton ardeur au soleil.

Nul plus que lui ne peut être plus ardent et en être adulé. En nous brûlant les yeux, nous brunissant la peau, il semble ne faire que ce pourquoi il est fait. Lui ne se lasse pas de bouillonner, il le fera pour toi.

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Tu te trouves ombrageux ? changeant ?

Libère-toi. Confie ton inconstance à la lune.

Regarde-là, différente chaque jour, et tantôt toute proche ronde comme un disque flamboyant, tantôt lointaine dans le ciel et mince comme un fil d’argent. La lune est lunatique, elle est changeante, c’est dans l’ordre des choses, nous ne l’en aimons pas moins.

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Tu te sens seul ? perdu au milieu du monde ?

Libère-toi. Confie ta solitude à la forêt.

Vois ces arbres, comme ils grandissent chacun, et tous ensemble, collés les uns aux autres, parfois s’appuyant l’un sur l’autre, individualistes grégaires, solitaires solidaires, regarde-les grandir même à l’ombre des plus grands. Ils font corps, personne mieux qu’eux ne représente les humains qui vivent ensemble. Ils ont compris, eux, qu’ils n’ont pas d’autre choix, pas d’autre issue, que là est leur salut.

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Tu te sens fatigué ? moulu, rompu ?

Libère-toi. Confie ta fatigue à l’océan.

Qui sans fin roule ses vagues de la plus haute lame à la plus minuscule vaguelette, et les emmène au loin, pour les ramener à nouveau sur le rivage, et ainsi depuis la nuit des temps, jusqu’à la nuit des temps, inlassablement.

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Tu te sens nerveux ? à cran ?

Libère-toi. Confie ton énervement au lac immobile et silencieux.

Qui t’enveloppera de son calme et de sa sérénité, absorbant comme par magie tous ces crissements qui t’habitent. Nul ne sait mieux qu’un lac se reposer, tout apaiser autour de lui, jusqu’à l’air qui s’y trouve. 

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Tu te sens pesant ? vain ?

Libère-toi. Confie ton fardeau aux pierres, aux cailloux, aux rochers.

Qui roulent ou amassent mousse immobiles, qui deviennent des ponts, des maisons, ou bien qui ont l’air d’être morts alors que cependant ils retiennent la montagne, qui sont plus vieux que nous tous réunis, et ne font que somnoler, toujours prêts à reprendre leur route, à devenir graviers, à retourner poussière pour s’éparpiller dans l’univers. 

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Tu te sens vide et inutile ?

Libère-toi. Confie le sens de ta vie à la nature toute entière.

Elle te le rendra au centuple. Nul ne sait mieux qu’elle combien toujours la vie l’emporte, que tout est perpétuelle mouvance, et que d’une vieille graine sèche oubliée pourra sortir encore dans sa rage de vivre une plante merveilleuse.

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Confie tout ce qui t’encombre, ouvre les mains, laisse les tracas s’en aller, fais-le vraiment, dis-leur, à ces amis du Grand Tout, à haute voix pour qu’ils t’entendent :  »aide-moi, prends ceci, cela, moi je ne peux pas y arriver ! » et tu verras, ils le feront.

Regarde bien autour de toi, enfant de lumière, mon tout petit, pour te venir en aide il y a aussi des ruisseaux et des grands fleuves, des cascades et des étangs, des montagnes et des collines, des déserts et des plaines, des plages et des falaises, des orages et des arcs-en-ciel, des baobabs et des coquelicots, et des chevaux et des oiseaux…

… et tant et tant de cadeaux qui sont là sous nos yeux, à protéger, à respecter, qui sont prêts à partager l’intime de nos vies, qui nous parlent de nous les humains, qui nous disent qu’ils sont des morceaux de nous, parce que nous sommes des morceaux d’eux-mêmes.

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C’est comment, couleur d’univers ? euh… Coquelicot ! Pour ne pas l’oublier.

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