La vie est trop courte pour être petite…

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Archive pour la catégorie 'Contes & Légendes & Allégories'

Au revoir, l’escalier…

Posté : 23 avril, 2019 @ 12:13 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories | Pas de commentaires »

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ESCALIER

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Aujourd’hui l’escalier a le blues.

Il savait que cette journée serait placide et silencieuse. Tous ses dimanches sont des jours très calmes. Mais le phénomène semble  prendre de l’ampleur, et ce n’est pas sans inquiéter notre brave escalier. Surtout qu’aujourd’hui c’est un jour un peu spécial. Et il le sait, il a déchiffré sur les lèvres les remarques discrètes, il a entendu les bruits de ses couloirs, il a compris où ces gens voulaient en venir, il n’est pas idiot quand même ! ça ne fait pas que monter et descendre, un escalier, ça réfléchit en route !

Devant cette grande journée calme qui allait s’étaler sur ses marches, il a décidé de faire le point. C’est dur pour un escalier de faire le point. Ca monte et ça descend, remonte et redescend, ça tourne et ça s’arrête à chaque palier, comment voulez-vous faire un point dans de telles conditions ? Enfin malgré tout il semblait décidé.

Il a choisi de descendre à l’envers, exercice très périlleux pour un escalier, c’est quand même un peu casse-cou faut avouer ! mais il voulait repartir à la base, il pensait qu’en partant de là il allait mieux comprendre sa vie d’escalier.

Il est donc retourné au rez-de-chaussée, essayer de retrouver les bruits de la rue qui peu à peu avaient changé, au fil des ans et des grandes inventions, et qui ces derniers temps avaient commencé à drôlement lui manquer, les escaliers ça s’ennuie vite, ça tourne en rond, ça n’aime pas beaucoup le silence vous savez…

Quand il était jeune l’escalier, il était secoué du matin au soir par des claquements de galoches, des glissades sur ses rampes, des rires et des cris, car en ce temps-là, la maison était reliée à la rue, la vie passait de l’une à l’autre, on s’appelait depuis la chaussée, on criait de la fenêtre, les portes étaient ouvertes, on s’envoyait des choses dans un panier au bout d’une ficelle, on se parlait les coudes appuyés sur la rambarde, du haut en bas de la maison, des fois pourtant on se disputait, mais c’était joyeux, c’était animé, c’était vivant…

Là il se souvenait bien, et il était content.

Il lui fallut du temps pour accéder au premier palier, c’est qu’un vieil escalier, ça ne monte pas vite dans les escaliers ! Et il n’allait tout de même pas monter dans cet ascenseur de malheur !

C’est là qu’il s’est souvenu furtivement de drôles de bruits de bottes, de tout un affairement, d’ordres pressés, de talons secs qui montaient qui descendaient et qui montaient et descendaient sans arrêt. Les bruits de la rue, les odeurs, les rumeurs qui montaient jusqu’à lui avaient changé aussi…

Et l’escalier continua de monter, d’étage en étage, se posant pour souffler à chaque palier, histoire de visiter son passé, de mettre un nom sur ses sensations, ranger ses plus grands souvenirs…

C’est qu’il en a vu passer des cabas et des valises, des berceaux et des cercueils, des armoires et des lits, et des enfants sautillants, et des vieillards courbés, et des talons aiguilles qui lui vrillaient les oreilles, et des sifflotements agaçants, des médecins et des prêtres, et des marchands ambulants, et des amoureux avec leurs rires étouffés et leurs bisous, qui profitaient de lui pour mettre une éternité à monter, il en a vu passer des joies et des tristesses, des larmes et des éclats de rires, ça en fait tout ça, des souvenirs à trier…

C’est au cinquième étage qu’il s’est souvenu ! l’horreur !!!! le fameux jour de l’installation de cet ascenseur, incrusté là au milieu, tout serré contre lui. C’est là que sa vie de serpentin a commencé, car c’était bien ça ! il ne faisait plus que serpenter autour de l’ascenseur, qui passait à toute vitesse en sifflant, le ventre plein de tous ces fainéants qui ne voulaient même plus l’emprunter, lui, ce pauvre vieil escalier esseulé… c’est là qu’il s’est senti devenir accessoire, « escalier au cas où. ».. pas facile à vivre…

Ce fut un déchirement de se voir ainsi relégué… Les seuls qui l’empruntaient encore étaient la jeune fille du troisième qui descendait en sautillant et remontait de même, lui offrant soir et matin comme une friandise ses jolis mollets et ses robes à volants, et avec elle il y avait Monsieur le professeur, on ne savait de quoi mais il se disait qu’il était professeur, qui refusait, disait-il, de monter dans cette cage à poules qui s’arrêtait parfois en plein milieu ! Et celui-là descendait de son cinquième étage en traînant les pieds, et remontait plus lentement encore, s’appuyant tout le long de tout son poids qu’il avait lourd, faisant craquer chacune de ses marches, traînant son vieux cartable comme un fardeau insoutenable…

Parfois, petit air de joie, tralala lala, l’ascenseur était en panne… mais la joie était de courte durée, les gens étaient de si mauvaise humeur de devoir emprunter l’escalier, qu’ils le lui faisaient savoir en tapant des pieds, en rouspétant, en maugréant et en soufflant bruyamment tout au long de ses étages, et ils rouspétaient tellement que le dépanneur ne tardait guère à venir réparer ce fichu ascenseur qui démarrait dans un épouvantable grincement  !

Le voilà arrivé au grenier, là aussi, il y en a des histoires à conter… Ah là là que de souvenirs, quelle vie !

Aujourd’hui c’est dimanche oui. Pas un dimanche comme les autres.

C’est le dernier dimanche de la saison. C’est le dernier dimanche de la maison.

Tout le quartier est frappé d’insalubrité à ce qu’il paraît. Et demain c’est ici que les travaux vont commencer. Parce qu’on dit aussi « faire des travaux » quand on va « tout casser »

Les murs seront fracassés rageusement, les fenêtres voleront en éclats, et l’escalier sera soulevé de terre comme un accordéon en carton par une de ces machines vilaines, jaunes et grimaçantes de haine, dont l’unique but durant leur vie de bulldozer, c’est de démolir… alors notre bel escalier il se tordra de douleur et  se disloquera, en pleurant sur ses belles pierres de taille qui n’auront même pas le bonheur de vivre ailleurs une autre vie, elles auraient pu encore cependant se rendre utiles, en bien des endroits… mais on n’a pas le temps, puis le temps c’est de l’argent, l’argent c’est des diamants, et pas des vieilles pierres, fussent-elles de taille… 

Moi ce jour-là, je n’étais pas là, je ne voulais pas voir ça, j’étais très loin et je me bouchais quand même les oreilles, comme chaque fois que j’entendais les nouvelles à la radio… le vieil escalier s’en allait, ce n’était pas une bonne nouvelle, pareil que les autres nouvelles…

 Salut l’escalier, je t’aimais bien tu sais, je t’en ai confié des secrets, tu t’en souviens ? je m’asseyais alors sur tes marches, je posais mon cartable, je me serrais entre tes bras invisibles pour prendre encore un peu de temps sur le temps, rien qu’à moi, pour ne pas passer trop vite l’affligeante frontière entre mon monde et le leur, pleurant et reniflant doucement avant de rentrer ; tu m’abritais je me rappelle bien, même tu me consolais, je t’entendais tu sais ?

Salut l’escalier, sois tranquille, je pourrais pas t’oublier, c’est comme ça, une petite fille triste, ça n’oublie plus jamais…

Salut l’escalier, t’étais beau tu sais, je garde de toi une vieille photographie toute jaunie ; je te promets, en jaune t’es encore plus beau que dans mes souvenirs…

Salut l’escalier…

mm

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L’escapade du dimanche !

Posté : 3 mars, 2019 @ 9:55 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Et méditer..., Histoires de Coeurs, Poésie, Vidéos & Cinéma | Pas de commentaires »

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Toute en poésie, en délicatesse, et sans fard,

Une très jolie encyclopédie paternelle…

Bon dimanche !

mm

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L’escapade du dimanche

Posté : 24 février, 2019 @ 10:41 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Planète, Poésie, Société & Actu., Vidéos & Cinéma | 1 commentaire »

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Un petit goût d’enfance. Par le ton, l’accent, les mots, le conte.

Et un message d’urgence. Par son contenu.

Ou comment faire prendre conscience des plus grands périls

en s’en riant, en s’en amusant presque…

Tout un voyage, dans la succulence et le réalisme mêlés…

Un poème, une pépite !

Bon dimanche.

mm

Guérir…

Posté : 11 février, 2019 @ 6:22 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Et méditer..., Pour du mieux | 1 commentaire »

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GUERIR

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  La vieille Guérisseuse de l’âme disait :

On n’a pas mal au dos, ce qui fait mal c’est le poids de nos maux du passé et du présent.

On n’a pas mal aux yeux, ce qui fait mal c’est l’injustice de l’enfance à aujourd’hui.

On n’a pas mal à la tête, ce qui fait mal ce sont les sombres pensées et la culpabilité .

On n’a pas mal à la gorge, ce qui fait mal c’est ce qu’on n’exprime pas par peur ou ce qu’on exprime avec rage.

On n’a pas mal à l’estomac, ce qui fait mal c’est ce que l’âme ne digère pas, la malveillance.

On n’a pas mal au foie, ce qui fait mal c’est la colère et la haine.

On n’a pas mal au cœur, ce qui fait mal ce sont les blessures liées à la mauvaise interprétation de l’amour qui vous ont conduit à vivre l’abandon, le rejet , la trahison et la déception sentimentale.

Et c’est bien lui, malgré tout, l’amour, l’énergie divine créatrice,qui contient le plus puissant médicament.

L’amour est la réponse à tout vos maux. 

Auteur inconnu

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Une histoire de résilience…

Posté : 29 janvier, 2019 @ 9:57 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Pour du mieux | Pas de commentaires »

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FOUGERE-  BAMBOU-

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L’histoire de la fougère et du bambou – (conte oriental)

C’était un jour tout à fait ordinaire lorsque j’ai décidé de tout laisser tomber…

Un jour, je me suis avoué vaincu… j’ai renoncé à mon travail, à mes relations, et à ma vie.

Je suis ensuite allé dans la forêt pour parler avec un ancien que l’on disait très sage.

– Pourrais-tu me donner une bonne raison pour ne pas m’avouer vaincu ? Lui ai-je demandé.

– Regarde autour de toi, me répondit-il, vois-tu la fougère et le bambou ?

– Oui, répondis-je.

– Lorsque j’ai semé les graines de la fougère et du bambou, j’en ai bien pris soin. La fougère grandit rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sortit des graines de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou.

– La deuxième année, la fougère grandit et fut encore plus brillante et abondante, et de nouveau, rien ne poussa des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– La troisième année, toujours rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– La quatrième année, de nouveau, rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

– Lors de la cinquième année, une petite pousse de bambou sortit de la terre. En comparaison avec la fougère, elle avait l’air très petite et insignifiante.

– La sixième année, le bambou grandit jusqu’à plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à fortifier ses racines pour le soutenir. Ces racines l’on rendu plus fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.

– Savais-tu que tout ce temps que tu as passé à lutter, tu étais en fait en train de fortifier tes racines ? Dit l’ancien, et il continua…

– Le bambou a une fonction différente de la fougère, cependant, les deux sont nécessaires et font de cette forêt un lieu magnifique.

– Ne regrette jamais un  jour de ta vie. Les bons jours t’apporteront du bonheur. Les mauvais jours t’apporteront de l’expérience. Tous deux sont essentiels à la vie, dit l’ancien, et il continua…

Le bonheur nous rend doux. Les tentatives nous maintiennent forts. Les peines nous rendent plus humains. Les chutes nous rendent humbles. Le succès nous rend brillants…

Après cette conversation, j’ai quitté la forêt et j’ai écrit cette histoire incroyable. J’espère que ces mots vous aideront à garder la foi et à ne jamais abandonner.

Vous ne devriez renoncer, jamais, en aucun cas !

Ne vous dites pas à quel point le problème est grand, dites au problème à quel point VOUS êtes grand.

Si vous n’obtenez pas ce que vous désirez, ne perdez pas espoir, qui sait, peut-être que vous êtes juste en train de fortifier vos racines…

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Joies et blessures…

Posté : 14 août, 2018 @ 9:41 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Et méditer... | Pas de commentaires »

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DESERT-

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Le sable et la pierre…

Deux amis marchaient dans le désert.

A un moment, ils se disputèrent et l’un des deux donna une gifle à l’autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire écrivit dans le sable :

« Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a donné une gifle; »

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent une oasis dans laquelle ils décidèrent de se baigner.

Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :

« Aujourd’hui mon meilleur ami m’a sauvé la vie. »

Celui qui lui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :

« Quand je t’ai blessé, tu as écrit sur le sable. Maintenant, tu as écrit sur la pierre. Pourquoi ? »

L’autre ami répondit :

« Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable : les vents du pardon peuvent l’effacer.

Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre : aucun vent ne peut l’efface « .

Conte Touareg

Un conte connu, mais qu’il est toujours intéressant de se remettre en mémoire… tout particulièrement pour ces blessures un peu trop tenaces parfois…

mm

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La parabole du train…

Posté : 11 août, 2018 @ 12:27 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Prête-moi ta plume | Pas de commentaires »

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TRAIN DE LA VIE-

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 A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.
Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage…
Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.
Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants, même l’amour de notre vie.
Beaucoup démissionneront (même parfois l’amour de notre vie) et laisseront un vide plus ou moins grand.
D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges ou sont toujours dans le train .
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoir et d’adieux.
Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.
On ne sait pas à quelle station nous descendrons.
Donc vivons, aimons…
Soyons la meilleure version de qui nous sommes.
Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train, nous devrions ne laisser que des beaux souvenirs à ceux qui continuent leur voyage…
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions de ce voyage fantastique.
Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station…
… je suis contente d’avoir fait un bout de chemin avec toi. 
Auteur inconnu  (librement adapté d’un texte de Marjorie Noël)
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Nous en souviendrons-nous ?…

Posté : 17 avril, 2018 @ 9:18 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Et méditer..., Le Mot de la Semaine | Pas de commentaires »

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BARQUE VIDE

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Un moine décida de méditer seul, loin de son monastère.

Il s’en fut dans une barque, au milieu du lac, jeta l’ancre,

ferma les yeux et commença à méditer.

Après quelques heures de silence, il sentit soudainement

le choc d’un autre bateau heurtant le sien.

Les yeux toujours fermés, il commença à respirer

la colère, puis la rage.

 

Il ouvrit alors les yeux, prêt à hurler sur le batelier

qui avait si brutalement dérangé sa méditation.

Il resta bouche bée : c’était une barque vide 

qui avait frappé la sienne.

L’embarcation s’était probablement détachée

et avait dérivé.

 

Le moine comprit que le moindre choc de l’extérieur

suffisait à ce qu’il se mette, tout seul, hors de lui.

Dès lors, chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un

qui l’irritait ou provoquait sa colère, il se souvenait :

“Cette colère est la mienne. L’autre n’est qu’un bateau vide.”

 

Conte Zen

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Un brin d’humour. Pour ne pas (ne plus) se prendre tant au sérieux…

Posté : 19 mars, 2018 @ 1:51 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Ensemble, Et méditer..., Le Mot de la Semaine | 1 commentaire »

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VIZIR AVANT LE VIZIR

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Le calife vient de mourir. Alors que le trône est vide, un misérable mendiant vient s’asseoir dessus. Le grand vizir demande aux gardes de se saisir de ce loqueteux qui vient de commettre un tel sacrilège, mais ce dernier répond :

- Je suis au-dessus du calife
- Comment peux-tu dire une chose pareille ? s’exclame le grand vizir stupéfait. Au-dessus du calife, il n’y a que le Prophète !
- Je suis au-dessus du Prophète, poursuit le mendiant sans se départir de son flegme.
- Quoi ? Qu’oses-tu dire, misérable ? Au-dessus du Prophète, il n’y a que Dieu !
- Je suis au-dessus de Dieu.
- Blasphème, hurle le grand vizir au bord de la crise d’apoplexie. Gardes, étripez ce fou sur-le-champ. Au-dessus de Dieu, il n’y a rien !
- Justement, je ne suis rien. 

Humour et conte populaire du pays des grands vizirs…

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Mercred’Image

Posté : 15 novembre, 2017 @ 10:11 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Images, Poésie | Pas de commentaires »

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ALICE

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