La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Contes & Légendes & Allégories'

Dis, au moins le sais-tu… que le tout temps perdu…

Posté : 8 septembre, 2017 @ 10:12 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | 1 commentaire »

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Sable

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Un beau jour, un vieux roi vint à mourir.

Mais son fils était un peu trop inexpérimenté pour lui succéder, et il doutait beaucoup lui-même de ses propres capacités. Ce nouveau roi fit donc venir à la cour les hommes les plus savants du royaume : certains lui serviraient de conseillers et les autres iraient parcourir le monde pour rapporter les connaissances les plus diverses.

Les voyageurs érudits revinrent tous, seize ans plus tard, chargés de manuscrits, de livres, de médailles et d’objets scientifiques. Malgré la taille immense du palais, tout ne tenait pas dans les vastes salles de réception et les caravanes de chameaux déposaient chaque jour leur moisson de connaissances diverses.

Le roi décida alors de faire construire une cité, la Cité du Savoir, destinée à abriter tous les précieux éléments rapportés par ses émissaires.

Un jour, le roi parcourut cette cité à cheval, mais elle était si étendue qu’il se rendit compte que jamais dans sa vie il ne parviendrait à tout lire et à tout apprendre. Il demanda alors à quelques éminents savants de tout lire pour lui et de rédiger des synthèses.

Huit ans plus tard, les lettrés remirent leurs résumés de connaissance humaine. On plaça ces volumes de compilation dans une imposante bibliothèque. Le roi prenait de l’âge et il parcourut à pied les rayonnages en se disant qu’il n’aurait encore pas le temps d’assimiler tout ce savoir avant de mourir.

Il confia alors la mission aux érudits d’écrire pour chacune des disciplines un seul article qui en extrairait l’essentiel. Il fallut encore huit ans pour collecter les articles. Les vieux savants mouraient, d’autres jeunes gens les remplaçaient, mais il fallait chaque fois qu’ils relisent tout avant de pouvoir écrire une seule ligne. On remit alors au vieux roi un ouvrage en plusieurs volumes. Mais il était déjà malade et alité, et demanda qu’on lui condense en quelques phrases chacun des articles.

Mais la tâche était délicate et cela demanda encore quelques années pour rassembler ce concentré de savoir. On finit par obtenir un seul livre, répertoriant chaque science en une seule phrase.

Un vieux conseiller apporta l’ouvrage au roi moribond qui, dans un souffle, lui demanda : Donnez-moi juste une phrase avant que je meure !

- Sire, dit le savant, toute la sagesse du monde tient en ces mots : vivre l’instant. 

Sagesses populaires indiennes – Extrait : “Toute la sagesse du monde”, pages 33 à 35

Maguy Ly & Nicole Masson – Editions  du Chêne – Hachette Livre

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Ne laissons pas passer les jours, les semaines, les mois, les années…

sans voir et sans regarder l’instant,

sans le vivre, le déguster, le savourer…

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La jarre…

Posté : 15 août, 2017 @ 9:53 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Pour du mieux | Pas de commentaires »

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JARRE

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– Si j’ai bien compris, personne ne peut m’énerver, me blesser ou me déstabiliser ? demanda le prince.

- Tu as bien compris, ce ne sont pas les paroles ou les actes des autres qui te dérangent ou que tu n’aimes pas, mais les vieux démons qui se réveillent en toi à cette occasion : tes peurs, tes souffrances, tes failles, tes frustrations…

Si tu jettes une mèche allumée dans une jarre d’huile, celle-ci s’enflammera… Mais si la jarre est vide ou qu’elle contient de l’eau, la mèche s’éteindra d’elle-même…

Ton agacement face aux autres est comme un feu qui s’allume en toi et qui peut te brûler, te consumer, te détruire… Mais il peut aussi t’illuminer, te forger, te façonner et faire de l’autre un allié sur le chemin de ta transformation.

Toute rencontre difficile devient alors une confrontation avec toi-même, une épreuve, une initiation… dit le génie. 

Les 7 miroirs de l’âme – Charles BUTHART, extrait

P

Déjà rencontré en chemin, ce passage. Mais toujours bon à retrouver, en cas de tumultes extérieurs, de ces tapages qui sans façon et sans scrupules se répercutent allègrement, à l’intérieur…

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De notre âme à l’âme du monde… [2]

Posté : 11 août, 2017 @ 10:01 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | 1 commentaire »

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L-AME DU MONDE-

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Un sage prit la parole et dit :

- Ecoutez cette histoire véridique. Un groupe d’aborigènes australiens s’avançait un jour dans un paysage aride, en compagnie d’un ethnologue. Celui-ci, qui notait soigneusement tous leurs faits et gestes, remarqua que de temps en temps le groupe, composé d’hommes et de femmes, s’arrêtait un moment plus ou moins long. Ils ne s’arrêtaient ni pour manger, ni pour regarder quelque chose, ni pour s’asseoir ou se reposer. Simplement ils s’arrêtaient. L’ethnologue, après deux ou trois arrêts, leur en demanda les raisons. “C’est très simple, répondirent-ils, nous attendons nos âmes.”

L’ethnologue demanda quelques explications supplémentaires. Il comprit ainsi que, de temps à autre, les âmes s’arrêtaient en chemin pour regarder, ou sentir, ou écouter quelque chose qui échappait aux corps. C’est pourquoi, alors que les corps continuaient à marcher, les âmes s’arrêtaient quelque fois pendant une heure. Il fallait les attendre.

Nos âmes ont des besoins invisibles pour les yeux du corps. Elles se nourrissent de la beauté du monde, du chant d’un oiseau, de quelques notes de musique, d’un rayon de soleil sur la neige. Elles se nourrissent de connaissance, d’études, de savoir. Elles se nourrissent de relations aimantes, d’échanges désintéressés, de communion avec tout être vivant, de don de soi. Elles se nourrissent de partage, de justice, de fraternité. C’est pourquoi l’être humain doit reconnaître, nourrir, utiliser et faire grandir les deux organes spirituels qui lui sont propres : le cœur et l’intelligence. 

Frédéric Lenoir, l’Âme du monde,

Chapitre “Deuxième jour – Le noble attelage – Du corps et de l’âme”, extrait

Nil Editions

§ P §

Ce dernier passage m’enchante chaque fois que je le relis. Il faudrait s’en faire un poster…

Encore un livre à emmener dans la grande malle. Un ouvrage écrit comme un conte, mais qui nous montre, à nous les terriens, comment nous devrions vivre pour bien vivre, en harmonie, avec soi, l’autre, les autres, le monde et même avec l’univers. Un ouvrage qui va rejoindre les alchimistes, les goélands et autres petits princes, qui peut se lire à tout âge, tant il a à nous enseigner. Je l’offrirai bientôt à mes petits-enfants. Ils comprendront ce qu’ils comprendront, mais au moins prendront-ils ainsi soin de leurs âmes…

Et si, finalement, les pauses et les parenthèses que nous posons dans nos vies n’étaient que l’occasion pour nos âmes de nous rattraper, nous qui courons tout le temps ?…

mm

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De vrais petits magiciens…

Posté : 5 août, 2017 @ 9:52 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Histoires de Coeurs, Poésie | Pas de commentaires »

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LE CHAT-

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De notre âme à l’âme du monde… [1]

Posté : 4 août, 2017 @ 8:12 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | Pas de commentaires »

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L-AME DU MONDE

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 Un quatrième sage prit la parole et dit :

- Nous vous avons parlé des deux montures de l’attelage, parlons maintenant du cocher.

Celui qui doit diriger le corps physique et le corps psychique, c’est l’esprit, ou l’âme spirituelle. Vous devez aussi, ô enfants des hommes, apprendre à connaître, à aimer et à prendre soin de votre esprit. Celui-ci est le don le plus précieux que la vie vous ait offert.

Car votre âme spirituelle n’est autre qu’une parcelle infinie de l’Âme du monde.

C’est par elle que vous vibrez à celle “longueur d’âme” qui relie toute chose et tout être dans l’univers. C’est par elle que vous ressentez la beauté et l’harmonie du monde. C’est par elle que vous pleurez devant un beau paysage ou une œuvre d’art. C’est par elle que vous sentez toute la grandeur de la vie, mais aussi toute la détresse des âmes vides. C’est par elle que vous pouvez donner votre vie pour un inconnu ou ressentir de la compassion pour un étranger. C’est par elle que vous aspirez à une parfaite liberté.

C’est elle qui vous met en quête d’un port où exprimer votre vocation. C’est elle qui vous met en quête d’une source qui puisse enfin désaltérer la soif la plus profonde de votre être.

Un sage prit la parole et dit :

- Notre esprit s’incarne en deux lieux, et il se manifeste par deux voix : l’intelligence et le cœur.

L’intelligence nous fait rechercher la connaissance, la vérité et la liberté. Le cœur nous met en quête d’amour.

Les deux réunis nous font quérir la beauté et la justice. 

Frédéric Lenoir, l’Âme du monde,

Chapitre “Deuxième jour – Le noble attelage – Du corps et de l’âme”, extrait

Nil Editions

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Les gens d’ici, de là, d’ailleurs…

Posté : 1 août, 2017 @ 11:12 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Ensemble, Société & Actu. | Pas de commentaires »

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PORTE

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Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.

Un jeune homme s’approcha et lui dit : 
– Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

Le vieil homme lui répondit par une question : 
– Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? 
– Égoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme.

Le vieillard répondit: 
– Tu trouveras les mêmes gens ici.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question. 
– Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

Le vieille homme répondit de même : 
– Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? 
– Ils étaient bons et accueillants, honnêtes; j’y avais de bons amis; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme. 
– Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche : 
– Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ? 
– Celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son cœur. 

Anonyme

P

Ni la latitude ni la longitude ne peuvent être tenues pour responsables de ce qui se trouve – ou ne se trouve pas – au plus profond du cœur d’un être humain, pas plus que de ses faits et méfaits.

Parfois, entre nous, de mondes différents, naissent cependant l’incompréhension, la colère, et le ressentiment.

Même si pèsent sur nous tout le poids des coutumes, des traditions, de l’histoire, transmis de siècles en siècles, il nous reste toujours notre libre-arbitre, nos perceptions, nos sentiments, nos émotions,  et, surtout, il nous reste toujours à aimer. À aimer l’autre, tel qu’il est.

           mm

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L’escapade du dimanche

Posté : 2 juillet, 2017 @ 11:47 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Nature, Poésie, Vidéos & Cinéma | Pas de commentaires »

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Image de prévisualisation YouTube

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Publié il y a longtemps, ce petit film retrouvé

revient encore une fois me charmer.

Une belle histoire, de très jolis dessins,

et une voix qui nous émeut encore…

Une belle pause à s’offrir.

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Cartes et cartes…

Posté : 30 mai, 2017 @ 12:46 dans Chemin, Citations & Pensées, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle | Pas de commentaires »

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CARTES A JOUER

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Nous naissons nus.

Puis, comme s’il s’agissait d’un jeu,

la vie nous tend ses cartes.

Le hasard les mélange.

Les coïncidences subrepticement s’y glissent.

Le grand mystère les distribue.

Mais au bout du compte, au bout du bout,

c’est bien à nous qu’il revient de les jouer.

Et ces cartes, une à une posées devant nous,

finissent par dessiner la carte de notre chemin personnel.

Ce chemin parcouru par monts et par vaux,

par tous les temps, depuis l’instant originel….

mm

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En mode positif ou négatif.[A lire jusqu'aux dernières lignes]

Posté : 7 février, 2017 @ 8:03 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle | 3 commentaires »

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SUNSET

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“ Je fais partie d’une génération perdue
Et je refuse de croire que
Je peux changer ce monde.
Je sais que ça peut être choquant, mais
“ Le bonheur vient de l’intérieur ”,
C’est en réalité un mensonge.
“ L’argent me rend heureux ”
Et quand j’aurai trente ans, je dirai à mon enfant que
Ce n’est pas le plus important dans ma vie
Mon chef saura que
J’ai mes priorités et
Le travail
C’est plus important que
La famille.
Écoute :
Depuis très longtemps
Les personnes vivent en famille
Mais maintenant
La société ne sera plus jamais comme avant.
Les experts disent que
Dans trente ans, je fêterai le dixième anniversaire de mon divorce.
Je ne pense pas que
Je vivrai dans un pays à création propre.
Dans l’avenir,
La destruction de l’environnement sera normale.
Personne n’espère que
Nous conserverons notre belle planète.
Et, bien sûr,
Ma génération est perdue.
C’est bête de supposer que
L’espoir existe. 

Jonhatan Reed

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Un texte à lire de haut en bas.

Puis à lire du bas vers le haut…

Ainsi est notre vie, selon le sens qu’on lui donne.

C’est une histoire d’angle de vision, une fois encore…

Nous pouvons chaque jour en faire l’expérience : nous pouvons décliner notre journée sous deux tonalités différentes, sous la plus lumineuse apparence ou sous son plus sombre aspect. Cela nous donnera deux descriptions totalement différentes, alors qu’à la base il s’agit de la même journée… Sachant que l’explication la plus juste se trouve vraisemblablement entre les deux.

                mm

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Comme une cathédrale…

Posté : 13 janvier, 2017 @ 10:01 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Histoires de Coeurs, Pour du mieux, Un livre | Pas de commentaires »

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JADE

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Raph, il parle souvent du bonheur. Selon lui, il y a trois B-attitudes : le Beau, le Bon et le Bien. Si votre climat intérieur se dégrade, c’est sûr, vous avez un problème de B-attitudes.

Un jour, il a voulu créer un groupe de gens heureux : le Club de la Bonne Humeur. Le plus dur, ça a été pour recruter : on était juste que tous les deux, alors que les gens de mauvaise humeur, ils étaient des millions de millions.

Au début, évidemment, le Club de la Bonne Humeur attire beaucoup, parce qu’il y fait toujours beau, seulement c’est très-très difficile. Pas pour y entrer non ; mais pour y rester.

Quand vous vous réveillez le matin, parfois vous êtes tout ensoleillé de bonheur, tellement-tellement que vous rayonnez. Et puis la journée commence, et vous rencontrez des gens qui ont dans la tête des nuages gris foncé qui filent à la queue-leu-leu. Ils sont si menaçants qu’on a l’impression qu’il suffit de les piquer légèrement pour qu’ils se déchaînent en orages. Alors évidemment, c’est pas facile de rester au beau fixe.

Au bout d’un moment, vous êtes découragé. Vous avez l’impression de gâcher vos rayons de tendresse pour rien du tout. Et vous finissez par passer de l’autre côté – du côté des gens de mauvaise humeur. Vous vous dites :; “Après tout, il n’y a pas de raisons que je fasse des efforts, puisque personne n’en fait !”. C’est drôle, c’est comme s’il y avait plus de plaisir à se faire l’avocat du Diable que le complice de Dieu. Il n’y a pas de justice !

[...]

Quand on a du méli-mélo dans la tête, quand on est en colère à cause de sa grisaille intérieure, il faut dire à Mr le Bonheur : “Pardon de t’avoir blessé. J’ai regardé le mauvais côté…”

Au début c’est très-très difficile, parce qu’on aimait se laisser aller dans ses humeurs. Et puis après, c’est drôlement bon : c’est comme le soleil qui commence à chauffer en plein hiver. Même si les autres sont d’un accueil glacial, eh bien on reste chaleureux, de toute la chaleur qu’on a accumulée pendant sa cure de bonne humeur.

C’est comme ça qu’on peut dessiner la vie avec du Beau, du Bon et du Bien, et faire qu’elle ressemble à une cathédrale plutôt qu’à une vieille cabane toute pourrie qui menace tous les jours de s’écrouler…

Je sais pas si vous avez remarqué : ce qui sépare les gens, ce sont les mots. Même les p’tits mots de rien du tout, ça peut produire les pires maux. Il y a des mots blessants, et puis des mots qui tuent.

Peut-être bien qu’on habille la vérité avec des mots parce qu’on a peur de la voir toute nue… 

Jade et le mystères de la vie, par François Garagnon – Extrait, chapitre : les B-attitudes

Editions Monte-Cristo

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Un petit livre plein de richesses. Jade est une enfant un peu fantasque, joyeuse, irrésistible, qui nous sort avec beaucoup de fantaisie ses réflexions spirituelles pleines de sagesse, il s’agit là d’une philosophie délicieuse, pure et pleine de charme.

Un petit livre qui m’a un jour été offert, et qui figure en bonne place parmi les plus sages essayistes et les plus grands philosophes, parce que Jade parle vrai, dans ce registre délicat qu’est le langage du cœur.

                                           mm

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