La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Contes & Légendes & Allégories'

Nous en souviendrons-nous ?…

Posté : 17 avril, 2018 @ 9:18 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Et méditer..., Le Mot de la Semaine | Pas de commentaires »

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BARQUE VIDE

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Un moine décida de méditer seul, loin de son monastère.

Il s’en fut dans une barque, au milieu du lac, jeta l’ancre,

ferma les yeux et commença à méditer.

Après quelques heures de silence, il sentit soudainement

le choc d’un autre bateau heurtant le sien.

Les yeux toujours fermés, il commença à respirer

la colère, puis la rage.

 

Il ouvrit alors les yeux, prêt à hurler sur le batelier

qui avait si brutalement dérangé sa méditation.

Il resta bouche bée : c’était une barque vide 

qui avait frappé la sienne.

L’embarcation s’était probablement détachée

et avait dérivé.

 

Le moine comprit que le moindre choc de l’extérieur

suffisait à ce qu’il se mette, tout seul, hors de lui.

Dès lors, chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un

qui l’irritait ou provoquait sa colère, il se souvenait :

“Cette colère est la mienne. L’autre n’est qu’un bateau vide.”

 

Conte Zen

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Un brin d’humour. Pour ne pas (ne plus) se prendre tant au sérieux…

Posté : 19 mars, 2018 @ 1:51 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Ensemble, Et méditer..., Le Mot de la Semaine | 1 commentaire »

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VIZIR AVANT LE VIZIR

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Le calife vient de mourir. Alors que le trône est vide, un misérable mendiant vient s’asseoir dessus. Le grand vizir demande aux gardes de se saisir de ce loqueteux qui vient de commettre un tel sacrilège, mais ce dernier répond :

- Je suis au-dessus du calife
- Comment peux-tu dire une chose pareille ? s’exclame le grand vizir stupéfait. Au-dessus du calife, il n’y a que le Prophète !
- Je suis au-dessus du Prophète, poursuit le mendiant sans se départir de son flegme.
- Quoi ? Qu’oses-tu dire, misérable ? Au-dessus du Prophète, il n’y a que Dieu !
- Je suis au-dessus de Dieu.
- Blasphème, hurle le grand vizir au bord de la crise d’apoplexie. Gardes, étripez ce fou sur-le-champ. Au-dessus de Dieu, il n’y a rien !
- Justement, je ne suis rien. 

Humour et conte populaire du pays des grands vizirs…

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Mercred’Image

Posté : 15 novembre, 2017 @ 10:11 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Images, Poésie | Pas de commentaires »

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ALICE

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Le bois dont on fait les pirogues…

Posté : 9 novembre, 2017 @ 12:48 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Et méditer... | 1 commentaire »

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ARBRE ET PIROGUE

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Des racines pour se poser, 

des ailes pour s’envoler,

et des raisons de vivre…

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L’escapade du dimanche

Posté : 5 novembre, 2017 @ 10:30 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Vidéos & Cinéma | 1 commentaire »

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Image de prévisualisation YouTube

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Une très jolie création.

… Croire en ses rêves, persévérer, garder confiance…

Et même s’ils ne se réalisent jamais, attraper au vol

les paillettes dorées qu’ils sèment sur nos chemins…

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L’escapade du dimanche

Posté : 22 octobre, 2017 @ 10:04 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Insolite, Vidéos & Cinéma | Pas de commentaires »

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… à propos de cette flamme qui vit en nous.

Et qu’on appelle le coeur…

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A transposer…

Posté : 20 octobre, 2017 @ 1:20 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Un livre | Pas de commentaires »

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LIVRE ZEN

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Le Moi n’est qu’un mot.

Proverbe Zen

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Il était une fois un serpent boa qui vivait en état de guerre civile. Sa tête et sa queue ne s’entendaient pas.

- Pourquoi, s’écriait la queue, suis-je toujours derrière, et toi toujours devant ? Pourquoi décides-tu seule du chemin que nous suivons ?

La tête méprisait ces jérémiades et ne répondait pas.

Un jour, aux environs de midi, elle aperçut une appétissante grenouille. Elle voulut la saisir d’un mouvement vif. Mais la queue s’était solidement enroulée autour d’un arbre, et la grenouille, à un souffle près, s’échappa.

- Es-tu devenue folle ? gronda la tête.

- Je ne bougerai pas tant que tu ne reconnaîtras pas mes droits égaux et que je ne pourrai à mon tour avancer la première et choisir le chemin !

Pendant trois jours, on palabra. Beaucoup d’insultes et d’arguments furent échangés, que par bienséance je ne rapporterai pas.

Bref, au bout du compte, la tête céda. La queue se désenroula, et, toute joyeuse partit à la découverte.

Hélas, elle n’avait pas d’yeux et, dans le premier ravin qu’elle rencontra, elle tomba, entraînant la tête. Toutes deux périrent en contrebas. 

Humour Zen, extrait – pages 168-169

Henri Brunel

Editions Calmann-Lévy

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Dis, au moins le sais-tu… que le tout temps perdu…

Posté : 8 septembre, 2017 @ 10:12 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | 1 commentaire »

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Sable

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Un beau jour, un vieux roi vint à mourir.

Mais son fils était un peu trop inexpérimenté pour lui succéder, et il doutait beaucoup lui-même de ses propres capacités. Ce nouveau roi fit donc venir à la cour les hommes les plus savants du royaume : certains lui serviraient de conseillers et les autres iraient parcourir le monde pour rapporter les connaissances les plus diverses.

Les voyageurs érudits revinrent tous, seize ans plus tard, chargés de manuscrits, de livres, de médailles et d’objets scientifiques. Malgré la taille immense du palais, tout ne tenait pas dans les vastes salles de réception et les caravanes de chameaux déposaient chaque jour leur moisson de connaissances diverses.

Le roi décida alors de faire construire une cité, la Cité du Savoir, destinée à abriter tous les précieux éléments rapportés par ses émissaires.

Un jour, le roi parcourut cette cité à cheval, mais elle était si étendue qu’il se rendit compte que jamais dans sa vie il ne parviendrait à tout lire et à tout apprendre. Il demanda alors à quelques éminents savants de tout lire pour lui et de rédiger des synthèses.

Huit ans plus tard, les lettrés remirent leurs résumés de connaissance humaine. On plaça ces volumes de compilation dans une imposante bibliothèque. Le roi prenait de l’âge et il parcourut à pied les rayonnages en se disant qu’il n’aurait encore pas le temps d’assimiler tout ce savoir avant de mourir.

Il confia alors la mission aux érudits d’écrire pour chacune des disciplines un seul article qui en extrairait l’essentiel. Il fallut encore huit ans pour collecter les articles. Les vieux savants mouraient, d’autres jeunes gens les remplaçaient, mais il fallait chaque fois qu’ils relisent tout avant de pouvoir écrire une seule ligne. On remit alors au vieux roi un ouvrage en plusieurs volumes. Mais il était déjà malade et alité, et demanda qu’on lui condense en quelques phrases chacun des articles.

Mais la tâche était délicate et cela demanda encore quelques années pour rassembler ce concentré de savoir. On finit par obtenir un seul livre, répertoriant chaque science en une seule phrase.

Un vieux conseiller apporta l’ouvrage au roi moribond qui, dans un souffle, lui demanda : Donnez-moi juste une phrase avant que je meure !

- Sire, dit le savant, toute la sagesse du monde tient en ces mots : vivre l’instant. 

Sagesses populaires indiennes – Extrait : “Toute la sagesse du monde”, pages 33 à 35

Maguy Ly & Nicole Masson – Editions  du Chêne – Hachette Livre

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Ne laissons pas passer les jours, les semaines, les mois, les années…

sans voir et sans regarder l’instant,

sans le vivre, le déguster, le savourer…

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La jarre…

Posté : 15 août, 2017 @ 9:53 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Pour du mieux | Pas de commentaires »

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JARRE

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– Si j’ai bien compris, personne ne peut m’énerver, me blesser ou me déstabiliser ? demanda le prince.

- Tu as bien compris, ce ne sont pas les paroles ou les actes des autres qui te dérangent ou que tu n’aimes pas, mais les vieux démons qui se réveillent en toi à cette occasion : tes peurs, tes souffrances, tes failles, tes frustrations…

Si tu jettes une mèche allumée dans une jarre d’huile, celle-ci s’enflammera… Mais si la jarre est vide ou qu’elle contient de l’eau, la mèche s’éteindra d’elle-même…

Ton agacement face aux autres est comme un feu qui s’allume en toi et qui peut te brûler, te consumer, te détruire… Mais il peut aussi t’illuminer, te forger, te façonner et faire de l’autre un allié sur le chemin de ta transformation.

Toute rencontre difficile devient alors une confrontation avec toi-même, une épreuve, une initiation… dit le génie. 

Les 7 miroirs de l’âme – Charles BUTHART, extrait

P

Déjà rencontré en chemin, ce passage. Mais toujours bon à retrouver, en cas de tumultes extérieurs, de ces tapages qui sans façon et sans scrupules se répercutent allègrement, à l’intérieur…

           mm

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De notre âme à l’âme du monde… [2]

Posté : 11 août, 2017 @ 10:01 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | 1 commentaire »

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L-AME DU MONDE-

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[...]

Un sage prit la parole et dit :

- Ecoutez cette histoire véridique. Un groupe d’aborigènes australiens s’avançait un jour dans un paysage aride, en compagnie d’un ethnologue. Celui-ci, qui notait soigneusement tous leurs faits et gestes, remarqua que de temps en temps le groupe, composé d’hommes et de femmes, s’arrêtait un moment plus ou moins long. Ils ne s’arrêtaient ni pour manger, ni pour regarder quelque chose, ni pour s’asseoir ou se reposer. Simplement ils s’arrêtaient. L’ethnologue, après deux ou trois arrêts, leur en demanda les raisons. “C’est très simple, répondirent-ils, nous attendons nos âmes.”

L’ethnologue demanda quelques explications supplémentaires. Il comprit ainsi que, de temps à autre, les âmes s’arrêtaient en chemin pour regarder, ou sentir, ou écouter quelque chose qui échappait aux corps. C’est pourquoi, alors que les corps continuaient à marcher, les âmes s’arrêtaient quelque fois pendant une heure. Il fallait les attendre.

Nos âmes ont des besoins invisibles pour les yeux du corps. Elles se nourrissent de la beauté du monde, du chant d’un oiseau, de quelques notes de musique, d’un rayon de soleil sur la neige. Elles se nourrissent de connaissance, d’études, de savoir. Elles se nourrissent de relations aimantes, d’échanges désintéressés, de communion avec tout être vivant, de don de soi. Elles se nourrissent de partage, de justice, de fraternité. C’est pourquoi l’être humain doit reconnaître, nourrir, utiliser et faire grandir les deux organes spirituels qui lui sont propres : le cœur et l’intelligence. 

Frédéric Lenoir, l’Âme du monde,

Chapitre “Deuxième jour – Le noble attelage – Du corps et de l’âme”, extrait

Nil Editions

§ P §

Ce dernier passage m’enchante chaque fois que je le relis. Il faudrait s’en faire un poster…

Encore un livre à emmener dans la grande malle. Un ouvrage écrit comme un conte, mais qui nous montre, à nous les terriens, comment nous devrions vivre pour bien vivre, en harmonie, avec soi, l’autre, les autres, le monde et même avec l’univers. Un ouvrage qui va rejoindre les alchimistes, les goélands et autres petits princes, qui peut se lire à tout âge, tant il a à nous enseigner. Je l’offrirai bientôt à mes petits-enfants. Ils comprendront ce qu’ils comprendront, mais au moins prendront-ils ainsi soin de leurs âmes…

Et si, finalement, les pauses et les parenthèses que nous posons dans nos vies n’étaient que l’occasion pour nos âmes de nous rattraper, nous qui courons tout le temps ?…

mm

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