La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Salut l’ami…'

Une pépite. Méritée.

Posté : 19 février, 2021 @ 7:56 dans Chemin, Citations & Pensées, Côté Arts, Histoires de Coeurs, Salut l'ami..., Zique | Pas de commentaires »

.

JACQUES BREL-STATUE

.

« Il était bien, Jacques Brel », par Françoise Giroud

 

Ce n’est rien. Un homme qui meurt. Cancer. Quarante-neuf ans.

Il y en a tous les jours. Mais celui-là, on le connaissait avec sa grande gueule d’adolescent qui n’en finira jamais de grandir, et son accent de bière et de brume.

Et puis nous avions reçu son faire-part, en forme de disque noir. J’arrive, il disait.

«J’arrive, mais qu’est-ce que j’aurais bien aimé encore une fois traîner mes os jusqu’à l’été, jusqu’au printemps, jusqu’à demain. Pourquoi moi, pourquoi maintenant, pourquoi déjà et où aller ? J’arrive, bien sûr j’arrive, mais ai-je jamais rien fait d’autre qu’arriver ?»

Puis un second faire-part nous avait avertis. «Je les vois déjà me couvrant de baisers, et s’arrachant les mains, et demandant tout bas : est-ce que la mort s’en vient, est-ce que la mort s’en va, est-ce qu’il est encore chaud, est-ce qu’il est déjà froid… Ah ! Je les vois déjà, compassés et frileux, suivant mon costume de bois, pensant au prix des fleurs et trouvant indécent de ne pas mourir au printemps quand on aime les lilas… Ah ! Je te vois déjà, trop triste, trop à l’aise, protégeant sous le drap des larmes lyonnaises… S’accroche à ton bras ton quelconque, ton dernier qui te fera pleurer plus souvent que moi… Je me vois tout au bout de ce voyage-là où l’on revient de tout, et on aurait le brave culot de me demander de ne boire que de l’eau, de ne plus trousser les filles, de mettre de l’argent de côté, d’aimer les filets de maquereaux et de crier ‘‘Vive le Roi’’.»

Mais qui le croyait, le croyait vraiment, qu’il était mourant, Jacques Brel, et qu’il le chantait, ce qui n’est pas fréquent ? Pourtant, on aurait dû le savoir : ce n’était pas un qui parlait pour ne rien dire, pour faire trente-trois tours et puis s’en aller. Quand il disait que la guerre, c’est bête ; que les femmes, c’est méchant ; que les curés, c’est sournois ; que les bourgeois, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux plus ça devient… oui, ce n’était pas original. Ce n’était pas Verlaine, ce n’était pas Prévert. Mais ce qu’il y avait dans ses mots à lui, dans sa voix à lui, forte, franche, furieuse, c’était la nécessité. Le poids, la vertu, l’inimitable de la nécessité. Celle qui manque à tant de bons faiseurs de chansons, de livres, de films, de pièces, de peinture, de musique, de tout ce par quoi les hommes et les femmes disent joie et douleur.

Quand la nécessité a, pour lui, cessé d’être, qu’il s’est senti au point où il allait se parodier, il s’est tu. Il était bien, Jacques Brel. Serait-il resté le prospère héritier d’une prospère entreprise de son plat pays, au lieu de descendre faire le chansonnier, comme il disait, à Paris, il se fût étouffé, peut-être de tant de colère, de rêves et de larmes ravalées. Qui n’a eu, un jour, sa nausée… Mais tant que l’on peut crier, et qu’il y a quelqu’un pour vous entendre, on s’en sort. Il y a eu beaucoup de monde pour l’entendre, et même pour l’écouter. Et de bonne heure. Quatre ans d’honnête audience pour apprendre son métier avant de s’éclater pendant dix années, ce n’est pas cher payé.

Avec lui, les hommes ont rêvé d’être une heure seulement, une heure quelquefois, rien qu’une heure durant, beaux, beaux et cons à la fois. Ils ont attendu Madeleine, qui est tellement jolie, qui est tellement tout ça, et qui ne viendra pas… Ils ont prié pour son salut lorsque Mathilde, sacrée Mathilde, est revenue. Ils ont maudit les filles, parce que ça veut aller voir Vesoul et ça n’aime plus Vesoul, ça veut aller Vierzon et ça n’aime plus Vierzon, ça veut aller à Honfleur et ça n’aime plus Honfleur, ça vous pend au nez, ça se pend au cou, ça dépend de vous, ça dépend des heures, et surtout, surtout ça dépend des sous, les filles. A consoler Jef, à enterrer Fernand, à porter des bonbons à Germaine bien que les fleurs, ça soye plus présentable, à arpenter les chemins de pluie sous le ciel gris avec la mer du Nord pour dernier terrain vague et le cœur à marée basse, ce n’est pas le public qu’il a lassé. C’est lui. Les mots pour dire l’amant délaissé, le soldat encaserné, le Flamand enivré, s’étaient usés au tour de quatre cents chansons.

Le succès prolongé, ça n’arrange personne. (L’insuccès non plus, d’ailleurs.) Alors le mal est venu lui manger les poumons. Il n’a pas gesticulé, il n’a pas gémi, il s’est caché. Il était bien, Jacques Brel. Pourquoi lui ?… Pourquoi pas lui ?… Mais qu’est-ce qu’il aurait aimé encore une fois prendre un amour comme on prend le train, traîner ses os jusqu’à l’été, jusqu’au printemps, jusqu’à demain… 

 

Françoise Giroud. Article paru dans « le Nouvel Observateur » du 16 octobre 1978.

.

brel2.jpg

.

L’escapade du dimanche

Posté : 3 novembre, 2019 @ 9:30 dans Chemin, Salut l'ami..., Vidéos & Cinéma, Zique | Pas de commentaires »

.

Image de prévisualisation YouTube

.

Un bout de chemin avec un grand monsieur

vers la paix et la sérénité…

Vous nous manquez, Léonard…

Mais la musique rend immortel.

Et bon dimanche, tout le monde !

Un vrai dimanche de novembre,

avec sa brume et sa petite pluie fine,

et… sûrement la première flambée de l’année !, 

mm

.

 

Le partage.

Posté : 15 juillet, 2019 @ 8:04 dans Chemin, Citations & Pensées, Ensemble, Et méditer..., Le Mot de la Semaine, Salut l'ami... | Pas de commentaires »

.

ECHANGE

.

L’échange, l’équilibre, l’accroissement, les valeurs, la culture…

.

Le partage. Ce sera le mot de la semaine.

mm

.

 

 

L’escapade du dimanche.

Posté : 17 mars, 2019 @ 8:30 dans Chemin, Poésie, Salut l'ami..., Vidéos & Cinéma, Zique | Pas de commentaires »

.

Image de prévisualisation YouTube

.

Un moment inoubliable, exceptionnel, émouvant,

par les souvenirs que nous fait revisiter cette chanson.

Et puis la voix, cette voix trop tôt disparue,

qui rend ce morceau plus touchant encore.

<< Les mots bleus, les mots qui rendent les gens heureux… >>

Puisse cela nous inspirer. Mettons des couleurs sur nos mots…

Bon dimanche !

mm

.

Adieu, l’ami…

Posté : 4 août, 2018 @ 6:25 dans Chemin, Citations & Pensées, Histoires de Coeurs, Méditation & Réflexion Personnelle, Salut l'ami... | Pas de commentaires »

.

SILENCE

.

Confier ses peines au silence, et le laisser faire.

Laisser l’esprit vagabonder là où il sait qu’il faut aller.

Et retrouver ces temps joyeux de l’amitié,

sans regrets, bien gravés en nos cœurs,

avec juste cette naturelle tristesse, 

qui a besoin de s’ex-primer,

et puis laisser partir, les larmes, le chagrin,

avec l’ami qui vient de s’en aller…

mm

.

Le rire dans ton coeur.

Posté : 30 juillet, 2018 @ 11:14 dans Chemin, Citations & Pensées, Histoires de Coeurs, Salut l'ami... | Pas de commentaires »

.

LE RIRE DANS TON COEUR

.

LE RIRE

.

L’escapade du dimanche…

Posté : 22 avril, 2018 @ 10:13 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Poésie, Salut l'ami..., Société & Actu., Vidéos & Cinéma, Zique | Pas de commentaires »

.

Image de prévisualisation YouTube

.

Trop petit pour me prendre au sérieux,

trop sérieux pour faire le jeu des grands…

Trop petit pour être malheureux… 

Plus que jamais d’actualité,

La croisade des enfants, 

ce morceau écrit en 1985 !!!

Adieu l’ami, le compagnon de tant d’années,

tu nous manques déjà, tu nous manques tellement…

Hommage un peu tardif que je m’étais promis de lui rendre.

Le temps ne nous appartient pas toujours, en voici le moment.

           mm

.

En hommage. Cet hymne à la joie.

Posté : 7 décembre, 2017 @ 11:54 dans Chemin, Citations & Pensées, Gratitude, Histoires de Coeurs, Salut l'ami... | Pas de commentaires »

.

JOIE-

.

La joie. Loin de nous enfoncer dans le monde à la façon

du plaisir et du bonheur, elle nous en détacherait plutôt.

Elle est religieuse et rebelle.

Elle est métaphysique, elle éclate comme un tonnerre.

Elle détruit tout sur son chemin.

Elle se consume elle-même, elle s’oublie, elle se nie.

Il y a quelque chose dans la joie qui ressemble à l’adoration.

Elle nous élève au dessus de nous.

Elle nous transporte ailleurs.

Elle nous ouvre les portes d’un univers inconnu

et plus beau que le nôtre, elle jaillit de notre monde

et elle nous en montre un autre où règne la beauté. 

Jean d’Ormesson

.

Au revoir, Monsieur.

Vous nous manquerez.

Les plumes sont en deuil…

           mm

..

L’appel de la route…

Posté : 8 juin, 2017 @ 5:00 dans Chemin, Citations & Pensées, Histoires de Coeurs, Salut l'ami... | 1 commentaire »

.

VOYAGE-

.

Le voyage est un retour vers l’essentiel. 

Proverbe Tibétain

∞∞∞∞∞∞∞∞

Qu’il s’agisse des petits voyages comme des plus grands périples,

jusqu’à l’ultime voyage de notre vie…

Adieu amie chère qui t’en vas aujourd’hui,

mais qui resteras à jamais dans le cœur et les pensées

de toutes celles et de tous ceux que tu aimais,

et qui t’ont tellement, tellement aimée…

mm

.

UNE ROSE EN SOUVENIR

.

Ce voyage-là…

Posté : 2 mai, 2017 @ 9:13 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Salut l'ami... | 1 commentaire »

.

NEBULEUSE

.

 Il restera de toi

Ce que tu as donné.

Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.

Il restera de toi, de ton jardin secret,

 Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée.

Ce que tu as donné

En d’autres fleurira.

Celui qui perd sa vie

Un jour la trouvera.

 

Il restera de toi ce que tu as offert

 Entre les bras ouverts un matin au soleil.

Il restera de toi ce que tu as perdu

Que tu as attendu plus loin que les réveils,

Ce que tu as souffert

En d’autres revivra.

Celui qui perd sa vie

Un jour la trouvera.

 

Il restera de toi une larme tombée,

Un sourire germé sur les yeux de ton cœur.

Il restera de toi ce que tu as semé

Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.

Ce que tu as semé

En d’autres germera.

Celui qui perd sa vie

Un jour la trouvera.

.

Simone Veil

♥♥♥

Te voilà au matin du grand départ.

Prêt pour le grand voyage.

Le dernier voyage, disent certains.

Mais qu’en sait-on ?

C’est peut-être au contraire le début d’un plus grand voyage encore que le précédent.

C’est peut-être celui que l’on fait pour retourner d’où l’on vient et retrouver sa substance.

C’est peut-être la continuité de ce grand voyage intérieur déjà bien commencé.

C’est peut-être ce voyage qui te fera découvrir d’autres espaces, d’autres temps et d’autres émotions…

Ce ne peut pas être le dernier voyage.

Parce que tu continues de vivre dans le cœur et les souvenirs de ceux qui t’aiment.

Au revoir, mon ami cher. 

Tu me manqueras. Mais je penserai à toi, à tous nos beaux souvenirs, ainsi tu seras là, près de moi.

Au revoir mon ami, mon poteau, mon frangin, mon compagnon, sur ce chemin vers soi et les autres, qui nous a réunis.

Au revoir, mon Pat.

           mm

.

 

123456
 

annes38 |
écrivaillon |
Fondation Cercle de Fès . |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Discours sur le colonialisme
| marielle6
| AVANT de PARTIR