La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Société & Actu.'

Errer. Puis…

Posté : 23 mai, 2017 @ 11:09 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Méditation & Réflexion Personnelle, Société & Actu. | Pas de commentaires »

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ENSEMBLE-WORLD

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Errer dans le monde, aller de lieu en lieu, de peuple en peuple ; pour revenir en se disant que tout cela est formidable, et normal – que chacun a sa vie, sa manière de faire, ses coutumes et ses rites.

Et se dire alors que nul ne peut être frappé d’interdiction de vivre à sa guise.

Se dire que toutes ces différences sont là pour nous rapprocher pour en savoir plus, et pour nous enrichir. Qu’en aucun cas elles ne sont là pour nous briser, nous diviser, nous séparer, nous éloigner.

Errer dans sa vie à grands ou petits pas, et découvrir alors, en se posant enfin, combien la vie est pleine de rencontres, de découvertes, de surprises, de petits et grands malheurs, de petits et grands bonheurs.

Et se dire alors que c’est là la vie, marcher sur son chemin, en croiser d’autres, des multitudes d’autres, et avancer en soi, essentiellement.

Vivre les jours de drames en pleurant, parce que l’on a du cœur, et vivre les jours de joie en souriant, parce que la vie est encore là.

Ecrit d’une traite ce matin, en ce territoire où les extrêmes se rencontrent – là où le cœur balance, entre ce vilain barbouillis face aux nouvelles du jour, et en attendant le sourire et le câlin du petit-dernier de la famille auxquels il se prépare - en ces instants où tout se brouille, où tout se mêle ; le bonheur et la tristesse mêlant leurs larmes sucrées-salées…

                    mm

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L’histoire reste à écrire…

Posté : 8 mai, 2017 @ 8:23 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Poésie, Société & Actu. | Pas de commentaires »

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PAGE BLANCHE

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Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel

Hommes de pays loin

Cobayes des colonies

Doux petits musiciens

Soleils adolescents de la porte d’Italie

Boumians de la porte de Saint-Ouen

Apatrides d’Aubervilliers

Brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris

Ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied

Au beau milieu des rues

Tunisiens de Grenelles

Embauchés débauchés

Manœuvres désœuvrés

Polacks du Marais du Temple des Rosiers

Cordonniers de Cordoue et soutiers de Barcelone

Pêcheurs des Baléares ou du cap Finistère

Rescapés de Franco

Et déportés de France, et de Navarre,

Pour avoir défendu en souvenir de la vôtre

La liberté des autres.

Esclaves noirs de Fréjus

Tiraillés et parqués

Au bord d’une petite mer

Où peu vous vous baignez

Esclaves noirs de Fréjus

Qui évoquez chaque soir

Dans les locaux disciplinaires

Avec une vieille boîte à cigares

Et quelques bouts de fil de fer

Tous les échos de vos villages

Tous les oiseaux de vos forêts

Et ne venez dans la capitale

Que pour fêter, au pas cadencé,

La prise de la Bastille, le quatorze juillet.

Enfants du Sénégal

Dépatriés expatriés et naturalisés

Enfants indochinois

Jongleurs aux innocents couteaux

Qui vendiez autrefois, aux terrasses des cafés,

De jolis dragons d’or faits de papier plié

Enfants trop tôt grandi et si vite en allés

Qui dormez aujourd’hui de retour au pays

Le visage dans la terre

Et des hommes incendiaires labourant vos rizières.

On vous a renvoyé

La monnaie de vos papiers dorés

On vous a retourné

Vos petits couteaux dans le dos.

Étranges étrangers

Vous êtes de la ville

Vous êtes de sa vie

Même si mal en vivez

Même si vous en mourez. 

Jacques Prévert

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L’escapade de ce jour…

Posté : 7 mai, 2017 @ 9:00 dans Chemin, Histoires de Coeurs, Société & Actu., Vidéos & Cinéma | Pas de commentaires »

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L’amour donne le sourire et bonne mine.

Normal, parce que c’est puissant l’Amour.

C’est même lui seul qui a cet incroyable pouvoir,

celui de réunir ce qui aiment, et de dissoudre la haine…

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Un livre à tiroirs…

Posté : 28 avril, 2017 @ 10:08 dans Chemin, Ensemble, Société & Actu., Spiritualité, Un livre | Pas de commentaires »

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ZEN

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Dans un monde acceptable, un monde humain, un monde fait pour l’homme, le moi progressivement baisse sa garde. C’est là une règle simple qu’en construisant notre monde selon nos besoins, et non selon des fascinations abstraites, nous serions sages d’appliquer.

En l’absence d’objet, l’esprit revient naturellement à sa nature de pureté originelle ; lorsque l’esprit ne s’arrête nulle part, alors apparaît le véritable esprit.

Le sans-pensée du Zen, il faut le préciser, n’est pas une suspension de l’esprit dans le vide, une fixation dans le sans-notions. Ce sans-penser est un détachement et un retour à la spontanéité, il est dynamique, on peut le concevoir comme une réintégration dans le Tao, c’est-à-dire le mystérieux courant créatif qui – selon une cosmogonie non pas linéaire et historique, mais circulaire et permanente – anime toute chose.

Les affects et les concepts que nous avions solidifiés pour configurer la notions d’un moi face à un monde, lorsque le monde lui-même devient une absence, un simple cercle, d’eux-mêmes s’atténuent, perdent de leur puissance opérative. Dans la paix qui s’installe, cependant, l’illusion cognitive fondamentale est réduite mais n’est pas automatiquement éradiquée – d’où la difficulté des retours dans le monde des hommes. Sa destruction serait ce que le bouddhisme Zen nomme éveil. 

Antoine Marcel : Zen et connaissance – Vers une écologie spirituelle.

Extrait, annexe II, dernières pages, dernières lignes.

Editions Oxus/Piktos

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Un ouvrage où le Zen oriental et la connaissance occidentale se font face, se regardent, s’observent, s’expliquent, et… se rejoignent.

En début de lecture il m’a fait l’effet d’une improbable rencontre entre un illustre savant et un ermite philosophe. Puis, au fil des pages, l’esprit de l’ouvrage se dévoile, nous emmenant en un voyage presque cosmique, sur un chemin quasi initiatique.

Un livre à relier entre eux les gens… une belle oeuvre, donc – même si la lecture en est quelque peu parfois ardue… 

             mm

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L’Image du Jour. De la semaine, de l’année, de tous les temps…

Posté : 26 avril, 2017 @ 8:25 dans Chemin, Ensemble, Images, Société & Actu. | Pas de commentaires »

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SIGNES PARTICULIERS

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Lendemain de la veille. Symbole.

Posté : 24 avril, 2017 @ 2:51 dans Chemin, Images, Société & Actu. | Pas de commentaires »

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ECLORE

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L’escapade du dimanche

Posté : 16 avril, 2017 @ 6:59 dans Chemin, Ensemble, Histoires de Coeurs, Planète, Société & Actu., Vidéos & Cinéma | Pas de commentaires »

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Oui. C’est possible.
Oui. Il y a de belles histoires.
Oui. Le cœur de l’humanité fonctionne encore très bien.
Maintenant il nous reste à faire en sorte que tout cela ne soit pas exceptionnel, mais redevienne naturel…
Il nous faut inverser la vapeur, tant les horreurs finissent par faire partie du décor, tant elles sont nombreuses, et coutumières..
Ne nous laissons pas éroder le cœur !

                 mm

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Philosophie du vagabondage. De l’errance.

Posté : 7 avril, 2017 @ 9:01 dans Chemin, Planète, Poésie, Société & Actu., Un livre | Pas de commentaires »

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VAGABONDER

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Il est une autre catégorie de nomades. Ils ne conduisent pas de troupeaux et n’appartiennent à aucun groupe. Ils se contentent de voyager silencieusement, pour eux-mêmes, parfois en eux-mêmes. On les croise sur les chemins du monde. Ils vont seuls, avec lenteur, sans autre but que celui d’avancer.

Comme le requin que son anatomie condamne à nager perpétuellement, ils vivent en mouvement. Ils ressemblent un peu aux navettes de bois qui courent sans aucun bruit sur la trame des hautes lisses et dont les allées et venues finissent par créer une tapisserie. Eux ils se tissent un destin, pas à pas. Le défilement des kilomètres suffit à donner un sens à leur voyage. Ils n’ont pas de signe de reconnaissance, pas de rites. Impossible de les assimiler à une confrérie : ils n’appartiennent qu’au chemin qu’ils foulent.

Ils traversent les pays autant que les époques et, selon les âges, ils ont reçu des noms différents : moines-mendiants, troubadours, hobos ou beatniks, ermites des taïgas ou coureurs des bois, vagabonds, wanderer ou waldganger, errants ou loups des steppes… Leur unique signe distinctif : ne pas supporter que le soleil, à son lever, parte sans eux.

A Paris, j’écris ces lignes pour saluer leurs ombres qui passent, furtives, sur le tapis du monde. Parmi elles, j’ose reconnaître la mienne et me croire, moi aussi, un baladin du monde occidental. 

Sylvain Tesson, Petit traité sur l’immensité du monde, extrait.

Editions des Équateurs & Pocket

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Ce Petit Traité sur l’immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l’ordre établi.

(4ème de couverture)

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Ressorti tout récemment de sa bibliothèque, petit ouvrage toujours charmant, et très utile lorsque le vagabondage nous reprend…

           mm

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Entre nos mains…

Posté : 6 avril, 2017 @ 10:16 dans Chemin, Citations & Pensées, Ensemble, Méditation & Réflexion Personnelle, Planète, Société & Actu. | Pas de commentaires »

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LA TERRE DANS NOS MAINS

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C’est parce que le monde est malheureux dans son essence,

que nous devons faire quelque chose pour le bonheur.

C’est parce qu’il est injuste

que nous devrons œuvrer pour la justice.

C’est parce qu’il est absurde enfin

que nous devons lui donner ses raisons. 

Albert Camus

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Chacun sa goutte d’eau pour éteindre l’incendie,

chacun sa brindille pour construire des nids.

chacun sa poignée de grain au grand moulin,

chacun son bout de levain pour voir grossir le pain.

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Inverser la vapeur…

Posté : 4 avril, 2017 @ 9:36 dans Chemin, Citations & Pensées, Ensemble, Histoires de Coeurs, Le Mot de la Semaine, Société & Actu. | 1 commentaire »

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DOMINOS

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DOMINOS-

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