La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Archive pour la catégorie 'Un livre'

Lire quelques mots et… s’y reconnaître !

Posté : 22 septembre, 2017 @ 11:16 dans Chemin, Citations & Pensées, Un livre | Pas de commentaires »

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IMMUNISE

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Parentèle…

Posté : 15 septembre, 2017 @ 8:00 dans Chemin, Citations & Pensées, Ensemble, Un livre | Pas de commentaires »

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PARENTELE

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Dis, au moins le sais-tu… que le tout temps perdu…

Posté : 8 septembre, 2017 @ 10:12 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | 1 commentaire »

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Sable

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Un beau jour, un vieux roi vint à mourir.

Mais son fils était un peu trop inexpérimenté pour lui succéder, et il doutait beaucoup lui-même de ses propres capacités. Ce nouveau roi fit donc venir à la cour les hommes les plus savants du royaume : certains lui serviraient de conseillers et les autres iraient parcourir le monde pour rapporter les connaissances les plus diverses.

Les voyageurs érudits revinrent tous, seize ans plus tard, chargés de manuscrits, de livres, de médailles et d’objets scientifiques. Malgré la taille immense du palais, tout ne tenait pas dans les vastes salles de réception et les caravanes de chameaux déposaient chaque jour leur moisson de connaissances diverses.

Le roi décida alors de faire construire une cité, la Cité du Savoir, destinée à abriter tous les précieux éléments rapportés par ses émissaires.

Un jour, le roi parcourut cette cité à cheval, mais elle était si étendue qu’il se rendit compte que jamais dans sa vie il ne parviendrait à tout lire et à tout apprendre. Il demanda alors à quelques éminents savants de tout lire pour lui et de rédiger des synthèses.

Huit ans plus tard, les lettrés remirent leurs résumés de connaissance humaine. On plaça ces volumes de compilation dans une imposante bibliothèque. Le roi prenait de l’âge et il parcourut à pied les rayonnages en se disant qu’il n’aurait encore pas le temps d’assimiler tout ce savoir avant de mourir.

Il confia alors la mission aux érudits d’écrire pour chacune des disciplines un seul article qui en extrairait l’essentiel. Il fallut encore huit ans pour collecter les articles. Les vieux savants mouraient, d’autres jeunes gens les remplaçaient, mais il fallait chaque fois qu’ils relisent tout avant de pouvoir écrire une seule ligne. On remit alors au vieux roi un ouvrage en plusieurs volumes. Mais il était déjà malade et alité, et demanda qu’on lui condense en quelques phrases chacun des articles.

Mais la tâche était délicate et cela demanda encore quelques années pour rassembler ce concentré de savoir. On finit par obtenir un seul livre, répertoriant chaque science en une seule phrase.

Un vieux conseiller apporta l’ouvrage au roi moribond qui, dans un souffle, lui demanda : Donnez-moi juste une phrase avant que je meure !

- Sire, dit le savant, toute la sagesse du monde tient en ces mots : vivre l’instant. 

Sagesses populaires indiennes – Extrait : “Toute la sagesse du monde”, pages 33 à 35

Maguy Ly & Nicole Masson – Editions  du Chêne – Hachette Livre

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Ne laissons pas passer les jours, les semaines, les mois, les années…

sans voir et sans regarder l’instant,

sans le vivre, le déguster, le savourer…

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Evaluer, soupeser, jauger, cataloguer…

Posté : 1 septembre, 2017 @ 9:10 dans Chemin, Ensemble, Méditation & Réflexion Personnelle, Pour du mieux, Société & Actu., Un livre | Pas de commentaires »

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JUGE

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Quand le comportement des autres déplaît et que nous désirons les influencer pour qu’ils le modifient, ou que nous approuvons leur comportement et désirons leur faire part de notre appréciation, je crois que nous avons intérêt à énoncer clairement ce à quoi nous réagissons sans y mêler aucune évaluation. La confusion des deux éléments entraîne souvent des interprétations erronées, et une attitude défensive.

Je me rappelle, par exemple, une maman et sa fille de quinze ans venues en consultation. J’ai demandé à la mère de m’indiquer un comportement qu’elle aimerait voir changer chez sa fille.

La mère répondit : “Elle est totalement irresponsable.” Sa fille réagit au quart de tour : “C’est faux.”

J’ai fait remarquer à la mère que je lui avais demandé ce que sa fille faisait, et non ce que sa fille était parce qu’elle faisait ceci ou cela.

La mère répondit alors : “Elle se croit la seule dans la famille.”A quoi la fille répondit à nouveau : “C’est faux.”

Une fois encore, j’ai souligné que la mère formulait une évaluation mais ne me disait pas ce que sa fille faisait. La mère réfléchit un moment et déclara : “C’est difficile. Tout ce qui me vient à l’esprit est une évaluation.”

Séparer les observations des évaluations nous aide également à penser et à parler de façon dynamique plutôt que statique. Nous nous créons beaucoup de problèmes en employant un langage statique pour faire face à un monde en perpétuel changement.

“ Notre langage est un instrument imparfait, élaboré par nos ancêtres ignorants. C’est un langage animiste qui invite à parler de stabilité et de constantes, de similitudes, de normalité et de catégories, de transformations magiques, de remèdes instantanés, de problèmes simples et de solutions définitives. Mais le monde que nous essayons de symboliser avec ce langage est un univers de processus, de fonctions, de rapports, de croissance, d’interaction, de développement, d’apprentissage, de gestion, de complexité. Et cette non-correspondances entre notre monde en perpétuel changement et notre langage relativement statique fait partie de notre problème. 

Wendell Jonhson, Living with change.

Une des composantes de la Communication Non Violente consiste à faire une observation précise de ce qui augmente ou diminue notre bien-être. 

La Communication Non Violente au quotidien – extrait, pages 18 à 21

Marshall B. Rosenberg – Jouvence Editions

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Une seule lettre sépare jauger et juger…

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Parmi les favoris… déconnexion garantie.

Posté : 25 août, 2017 @ 5:39 dans Chemin, Planète, Société & Actu., Un livre | Pas de commentaires »

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TAIGA

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Minuscule, l’univers des Lykov tenait dans leur masure et un espace limité par une journée de marche. Seul Dmitri, une fois, pourchassant un renne, avait marché deux jours et deux nuits. “Il est allé fort loin. Dmitri était encore d’aplomb quand la bête, fourbue, est tombée.”

Cette fois-là, toute la famille avait fait un long voyage pour récupérer la viande du renne, en passant deux nuits près du feu. Une équipée fameuse qui figurait parmi les événements notables dont on reparlait quand, la bonne humeur aidant, on remontait le fil de la chronique familiale.

Les nœuds de ce fil étaient les suivants : l’histoire épique de l’ours ; la chute sans séquelles graves de Karp Ossipovitch du haut d’un cèdre ; la mort de la mère ; la construction de la cabane au bord de la rivière ; l’année de l’entrée en service des bottes de cuir ; enfin, le jour de panique où l’on perdit le décompte du temps… Telle est la somme des “événements” cités par le père et la fille.

L’apparition des hommes marque une date mémorable. Pour les jeunes Lykjov, c’était comme si des soucoupes volantes se posaient chez nous près de Zagorsk ou bien ici, à Planernaïa, où j’écris ces lignes. Agafia a dit : “Je me souviens de ce jour. C’était le 2 juin 7486 !” (15 juin 1978).

Rien n’a filtré ici des événements qui ont bousculé le monde. Les Lykov ne connaissent aucun nom illustre. Ils ont vaguement entendu parler de la dernière guerre. Quand les géologues la racontèrent à Karp Ossipovitch, qui avait en mémoire la “Première mondiale”, celui-ci hocha la tête : “En voilà une histoire, les Allemands qui recommencent. Maudit soit Pierre. C’est lui qui manigançait avec eux, je vous le dis…”

Les Lykov remarquèrent d’emblée les premiers satellites : “Les étoiles ont commencé à marcher dans le ciel.” C’est à Agafia que revient l’honneur de la découverte. 

Quant aux avions qui survolaient la taïga à des altitudes plus ou moins basses, ils les avaient repérés. Mais les “vieilles écritures” expliquaient la chose : “Des oiseaux de fer voleront dans le ciel”, récitait Savvine.

Le temps s’égrenait lentement. En leur désignant ma montre, j’ai demandé à Karp Ossipovitch et Agafia comment ils le mesuraient. “La mesure du temps coule de source, a dit Karp. L’été, l’automne, l’hiver, le printemps, voilà pour l’année. La lune nous dit le mois. Tiens vois donc, elle rapetisse déjà. Pour la journée, c’est la simplicité même : le matin, le midi et le soir. En été, quand l’ombre s’étend sur le garde-manger, c’est midi.”

Le décompte du temps par les dates, les semaines, les mois et les années constituait pourtant, pour les Lykov, une tâche majeure et vitale.

Se perdre dans le temps, et ils en étaient conscients, c’était détruire l’organisation de la vie  avec ses fêtes, ses prières, ses jeûnes, ses jours gras, l’anniversaire des saints, le calcul des années vécues. 

 Ermites dans la taïga – chapitre : Le Quotidien, extrait

Vassili Peskov

Editions Actes Sud – 1992

“Une famille de vieux-croyants, démunis à l’extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis… 1938.” (4ème de couverture, extrait)

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Des peines, comme des joies. Des joies, comme des peines.

Posté : 18 août, 2017 @ 9:05 dans Chemin, Un livre | Pas de commentaires »

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Le nombre de fois ou je suis morte - Marie Christine Buffat

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Le nombre de fois où je suis morte – extrait.

Marie-Christine Buffat

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Des livres. Qui délivrent.

Posté : 17 août, 2017 @ 12:47 dans Chemin, Citations & Pensées, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | 1 commentaire »

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ETUDIER

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RECUEILS

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Ces livres que l’on nomme également ouvrages, manuels, mémoires, volumes, recueils…

Qui nous livrent leurs enseignements depuis que l’homme sait graver, dessiner, écrire.

Qui sont le résultat d’un vrai travail – nous y invitant à notre tour.

Qui nous racontent l’histoire à tous les temps, et nous permettent l’évasion.

Qui prennent leur place dans nos maisons, dans toutes les sociétés et dans nos vies.

Et qui nous offrent de nous recueillir…

Que serions-nous, aujourd’hui, sans eux ?

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De notre âme à l’âme du monde… [2]

Posté : 11 août, 2017 @ 10:01 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | 1 commentaire »

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L-AME DU MONDE-

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Un sage prit la parole et dit :

- Ecoutez cette histoire véridique. Un groupe d’aborigènes australiens s’avançait un jour dans un paysage aride, en compagnie d’un ethnologue. Celui-ci, qui notait soigneusement tous leurs faits et gestes, remarqua que de temps en temps le groupe, composé d’hommes et de femmes, s’arrêtait un moment plus ou moins long. Ils ne s’arrêtaient ni pour manger, ni pour regarder quelque chose, ni pour s’asseoir ou se reposer. Simplement ils s’arrêtaient. L’ethnologue, après deux ou trois arrêts, leur en demanda les raisons. “C’est très simple, répondirent-ils, nous attendons nos âmes.”

L’ethnologue demanda quelques explications supplémentaires. Il comprit ainsi que, de temps à autre, les âmes s’arrêtaient en chemin pour regarder, ou sentir, ou écouter quelque chose qui échappait aux corps. C’est pourquoi, alors que les corps continuaient à marcher, les âmes s’arrêtaient quelque fois pendant une heure. Il fallait les attendre.

Nos âmes ont des besoins invisibles pour les yeux du corps. Elles se nourrissent de la beauté du monde, du chant d’un oiseau, de quelques notes de musique, d’un rayon de soleil sur la neige. Elles se nourrissent de connaissance, d’études, de savoir. Elles se nourrissent de relations aimantes, d’échanges désintéressés, de communion avec tout être vivant, de don de soi. Elles se nourrissent de partage, de justice, de fraternité. C’est pourquoi l’être humain doit reconnaître, nourrir, utiliser et faire grandir les deux organes spirituels qui lui sont propres : le cœur et l’intelligence. 

Frédéric Lenoir, l’Âme du monde,

Chapitre “Deuxième jour – Le noble attelage – Du corps et de l’âme”, extrait

Nil Editions

§ P §

Ce dernier passage m’enchante chaque fois que je le relis. Il faudrait s’en faire un poster…

Encore un livre à emmener dans la grande malle. Un ouvrage écrit comme un conte, mais qui nous montre, à nous les terriens, comment nous devrions vivre pour bien vivre, en harmonie, avec soi, l’autre, les autres, le monde et même avec l’univers. Un ouvrage qui va rejoindre les alchimistes, les goélands et autres petits princes, qui peut se lire à tout âge, tant il a à nous enseigner. Je l’offrirai bientôt à mes petits-enfants. Ils comprendront ce qu’ils comprendront, mais au moins prendront-ils ainsi soin de leurs âmes…

Et si, finalement, les pauses et les parenthèses que nous posons dans nos vies n’étaient que l’occasion pour nos âmes de nous rattraper, nous qui courons tout le temps ?…

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De notre âme à l’âme du monde… [1]

Posté : 4 août, 2017 @ 8:12 dans Chemin, Contes & Légendes & Allégories, Méditation & Réflexion Personnelle, Un livre | Pas de commentaires »

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L-AME DU MONDE

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 Un quatrième sage prit la parole et dit :

- Nous vous avons parlé des deux montures de l’attelage, parlons maintenant du cocher.

Celui qui doit diriger le corps physique et le corps psychique, c’est l’esprit, ou l’âme spirituelle. Vous devez aussi, ô enfants des hommes, apprendre à connaître, à aimer et à prendre soin de votre esprit. Celui-ci est le don le plus précieux que la vie vous ait offert.

Car votre âme spirituelle n’est autre qu’une parcelle infinie de l’Âme du monde.

C’est par elle que vous vibrez à celle “longueur d’âme” qui relie toute chose et tout être dans l’univers. C’est par elle que vous ressentez la beauté et l’harmonie du monde. C’est par elle que vous pleurez devant un beau paysage ou une œuvre d’art. C’est par elle que vous sentez toute la grandeur de la vie, mais aussi toute la détresse des âmes vides. C’est par elle que vous pouvez donner votre vie pour un inconnu ou ressentir de la compassion pour un étranger. C’est par elle que vous aspirez à une parfaite liberté.

C’est elle qui vous met en quête d’un port où exprimer votre vocation. C’est elle qui vous met en quête d’une source qui puisse enfin désaltérer la soif la plus profonde de votre être.

Un sage prit la parole et dit :

- Notre esprit s’incarne en deux lieux, et il se manifeste par deux voix : l’intelligence et le cœur.

L’intelligence nous fait rechercher la connaissance, la vérité et la liberté. Le cœur nous met en quête d’amour.

Les deux réunis nous font quérir la beauté et la justice. 

Frédéric Lenoir, l’Âme du monde,

Chapitre “Deuxième jour – Le noble attelage – Du corps et de l’âme”, extrait

Nil Editions

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Quel bagage pour le voyage de leur vie ?…

Posté : 28 juillet, 2017 @ 12:15 dans Chemin, Pour du mieux, Société & Actu., Un livre | Pas de commentaires »

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LIVRE MARGUERITE-

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Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires.

Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime.

J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.

Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.

Il apprendrait que les hommes se sont entre-tués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.

On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.

On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.

On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.

En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.

On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.

Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. 

Marguerite Yourcenar, Les yeux ouverts, extrait.

Editions Le Centurion

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