La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Ces chers petits…

Enregistré dans : Images, Chemin, Insolite & Drôle — 14 mars, 2010 @ 9:56

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Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?

Linon, 6 ans : je voudrais être docteur, comme ça ma maman elle sera plus jamais malade…

Soizic, 5 ans : marchande de bonbons, je pourrai en manger plein ! et en donner plein à mes copines…

Paulus, 8 ans : moi j'aimerais bien politicien ! c'est pas fatigant, faut juste dire des mensonges à la télé qu'il dit mon père.

Maxime, 8 ans : directeur d'école, comme ça je punirai les maîtres qui punissent les enfants.

Clémence, 7 ans : bergère, parce que je veux me marier avec un berger.

Xavier, 6 ans : pompier, comme ça je sauverai les gens, et puis je conduirai mes enfants à l'école dans le gros camion rouge !

Sarah, 6 ans : chevrière, comme ma grand-mère, et puis mon mari y sera jardinier, comme mon grand-père ! comme ça on n'aura pas besoin de faire des courses, c'est trop cher, maman le dit tout le temps !

Maëlle, 7 ans :  je serai belle et présidente de la république ! c'est toujours des hommes, qui sont pas beaux en plus…

Aurore, 6 ans : pâtissière ! ça sent trop bon ce magasin ! je ferai des gâteaux rigolos, de toutes les couleurs !

Vincent, 8 ans : je dessinerai des maisons, des belles, des pas chères, comme ça tout le monde en aura une.

Adeline, 7 ans : je serai une maman, comme la mienne, elle est trop chouette !

Benjamin, 6 ans : je serai pas soldat, et si on m'oblige, je serai casque bleu, pour faire la paix.

Valentin, 8 ans : et moi je serai musicien, peintre, ou écrivain, parce que tout le travail qu'on fait c'est pour le donner…

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… Veillons à conserver nos rêves et nos émerveillements, ces bouts d'enfance qui vivent encore en nous, cette part qui nous permet de nous évader par moments, même si ça ne semble pas sérieux, et tant mieux si ça ne semble pas sérieux ! car à trop l'être on finit par ennuyer les autres, en s'ennuyant soi-même, et le sérieux ne résout pas toujours tout… et puis n'ayons crainte, il se trouvera toujours quelqu'un ou quelque chose pour nous ramener face aux réalités sur le plancher des vaches…

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Journée au goût d'enfance alors, couleur de bonbon, de malabar, de roudoudou, de sucre d'orge.

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La photo est de Rarindra Prakarsa, merveilleux sculpteur de lumière… 

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Ils ont dit…

Enregistré dans : Images, Citations & Pensées, Chemin — 13 mars, 2010 @ 6:59

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Il n'y a pas de hasard.

Il n'y a que des rendez-vous.

Paul Eluard

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Rendez-vous avec l'amitié aujourd'hui, alors couleur d'amitié, couleur grenadine…

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Un instant, c’était hier…

Enregistré dans : Méditation & Réflexion, Chemin — 12 mars, 2010 @ 10:04

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Jeudi 11 mars 2010. 17 heures 10.

Les regards se disent des choses lorsqu'ils se croisent.

Sans que nous le voulions, sans que nous le sachions, parce qu'un regard c'est un adulte comme un autre, qui vit sa vie.

Alors un regard, ça se pose çà et là, où ça veut, ça s'en va fureter, ça fixe sans voir, ou bien ça préfère balayer la scène d'un air vague.

Et puis sans qu'on sache pourquoi, paf ! le regard s'immobilise, il s'accroche à un autre regard.

Et puisqu'on dit que le regard c'est la fenêtre de l'âme, alors peut-être bien que nos âmes entrent en conversation.

D'une de ces conversations à voix basse, murmurées, comme si elles s'étaient trouvées en un lieu sacré, qu'elles aient abordé quelque secret, ou souhaité ne pas déranger, ne pas s'imposer…

Personne ne sait véritablement ce que ces yeux se disent, pas même leurs propriétaires, qui assistent étonnés à cette complicité soudaine, bâtie sur ils ne savent quoi, qui vient peut-être d'un temps où le temps lui-même n'existait pas.

Les regards entament alors un dialogue presque inaudible, hors des schémas connus, se quittant pour aller s'affairer ailleurs, et puis se retrouvant, comme attirés par l'invisible aimant de l'improbable, et puis ils se racontent, sans pudeur, sans tabou, sans frein, et à nouveau ils se posent ailleurs, libres comme l'air, sans lien.

Vient alors l'heure de se quitter, chacun vers son chemin lointain, étranger à l'autre, car si les yeux n'ont pas d'agendas, ils savent que les humains sont soumis à certaines contraintes. Il y a belle lurette qu'ils se sont fait une raison. Et qu'ils savent profiter de ces brèves rencontres, pendant lesquelles ils en disent long, pendant lesquelles ils se disent tout, presque rien cependant, ne se disant même pas qu'ils ne se reverront jamais, car les regards n'ont pas non plus d'horloge ni de calendrier, ni de boule de cristal.

C'est pourquoi quand ils se quittent ils semblent gais… ils n'avaient rien à perdre, et sur ces quelques instants, suspendus dans l'espace, suspendus dans le temps, ils ont tout gagné.

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Couleur de regard. Et de ses petites paillettes qui mettent de la lumière à la fenêtre.

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Ce que me conte aujourd’hui mon petit lutin…

Enregistré dans : Images, Méditation & Réflexion, Chemin, Prête-moi ta plume — 11 mars, 2010 @ 8:54

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Qui lisez-vous ?

Aimer quelqu'un, c'est le lire.

C'est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le coeur de l'autre, et en lisant le délivrer. C'est déplier son coeur comme un parchemin et le lire à haute voix, comme si chacun était à lui-même un livre écrit dans une langue étrangère. Il y a plus de texte écrit sur un visage que dans un volume de la Pléiade et, quand je regarde un visage, j'essaie de tout lire, même les notes en bas de page.
Je pénètre dans les visages comme on s'enfonce dans un brouillard, jusqu'à ce que le paysage s'éclaire dans ses moindres détails… 

Lire ainsi l'autre, c'est favoriser sa respiration, c'est-à-dire le faire exister.
Peut être que les fous sont des gens que personne n'a jamais lus, rendus furieux de contenir des phrases qu'aucun regard n'a jamais parcourues. Ils sont comme des livres fermés…

Mais la plupart du temps, la lecture de l'autre reste très superficielle et on ne se parle pas vraiment. Peut être que chacun de nous est comme une maison avec beaucoup de fenêtres. On peut appeler de l'extérieur et une fenêtre ou deux vont s'éclairer, mais pas toutes. Et parfois, exceptionnellement, on va frapper partout et ça va s'éclairer partout, mais ça, c'est extrèmement rare.

Quand la vérité éclaire partout, c'est l'amour.

Christian Bobin - La lumière du monde (La joie sans cause)

Couleur d'escapade, pour la journée…

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Trop petit…

Enregistré dans : Images, Vidéos & Cinéma, Zique, Chemin — 10 mars, 2010 @ 8:52

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La croisade des enfants

Pourra-t-on un jour vivre sur la terre
Sans colère, sans mépris
Sans chercher ailleurs qu'au fond de son coeur
La réponse au mystère de la vie

Dans le ventre de l'univers
Des milliards d'étoiles
Naissent et meurent à chaque instant
Où l'homme apprend la guerre à ses enfants
                   

                     Je suis trop petit pour me prendre au sérieux
                    Trop sérieux pour faire le jeu des grands
                    Assez grand pour affronter la vie
                    Trop petit pour être malheureux

Verra-t-on enfin les êtres humains
Rire aux larmes de leurs peurs
Enterrer les armes, écouter leur coeur
Qui se bat, qui se bat pour la vie

Dans le ventre de l'univers
Des milliards d'étoiles
Naissent et meurent à chaque instant
Où l'homme apprend la guerre à ses enfants

                     Je suis trop petit pour me prendre au sérieux
                    Trop sérieux pour faire le jeu des grands
                    Assez grand pour affronter la vie
                    Trop petit pour être malheureux

Trop petit….. pour les grands
Assez grand….. pour la vie


                     Je suis trop petit pour me prendre au sérieux
             Trop sérieux pour faire le jeu des grands
             Assez grand pour affronter la vie
             Trop petit pour être malheureux
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Jacques Higelin

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Et on peut l'écouter…

8 & mettre le son et plein écran, les photos sont magnifiques !  

Fhttp://www.dailymotion.com/video/x5glho_la-croisade-des-enfants_music

Pour aujourd'hui ? ce sera couleur de poussières d'étoiles…

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