La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Majestueux, toujours, jusque dans son déclin…

unarbreunevie.jpg

Et le vieil arbre est là. Seul dans le dernier pré du bout de la colline.

Il offre son coin d’ombre, et son maigre refuge, quand ça brûle, quand il bruine.

Il gémit en souriant, sourit en gémissant, tant la douleur est sienne maintenant,

portant en lui, dans les creux de son tronc, dans les plis de ses branches, l’espoir toujours vivant.

Il se penche par habitude, courbé sous le fardeau des ans,

accablé par la vie, par la pluie, le gel et le soleil, et le grand vent,

sa carcasse est tordue, ses bras noueux et son dos de guingois,

comme si toute sa vie il dut porter sa grande et lourde croix.

Mais il porte fièrement tête haute et cou bien droit, la chevelure ardente,

le regard amusé, le sourire attendri et la mine clémente.

Il sait qu’il a vécu bien plus qu’il ne lui reste à vivre,

mais il ne craint rien, en bon arbre il a rempli son rôle,

il a vécu la vie pour laquelle il naquit – drôle ou moins drôle,

il fut libre et heureux, pour de vrai, non point en rêve, ni dans les livres.

Chaque jour il reçoit la visite des enfants qui tournent autour de lui en riant,

de temps en temps, deux amoureux viennent s’y abriter, tendres et paisibles, confiants,

ou bien deux hommes viennent y régler de drôles de comptes sombres.

De-ci de-là, une rêveuse vient s’allonger à ses pieds, s’abriter sous son ombre.

Et puis il y a ceux qui le prennent dans leurs bras. À pleins bras ils l’étreignent,

et là il oublie tout, les malheurs, les douleurs et les pleurs, jusqu’à la vie qui s’effiloche,

il redevient le tout-petit, l’enfant, le galopin puis l’amoureux,

et puis le père de famille au plus beau de son règne,

Alors plus rien ne compte que ces bras-là, autour de son vieux corps noueux,

Plus rien ne compte sur son écorce tatouée, que ce vrai cœur tout proche.

R

Il y a des jours et des lunes, des jours et des nuits, des jours et des soleils, des jours et des grisailles, des jours et des douleurs, des jours et des cadeaux, et puis des mots pour dire.

Tiens c’était donc vrai. Il pleut. A peine. Un peu. Il était temps, la terre pleurait, pleurait, des larmes de poussières…

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

« Lire un livre sous un arbre en double le plaisir.

On ne sait plus si on tourne les pages,

ou si on feuillette l’arbre. »

Jean Chalon

 

Un jour, une date, et les images défilent…

Classé dans : Chemin,Prête-moi ta plume — 1 octobre, 2010 @ 10:31

ecrire.jpg

Ecrire m’a sauvé – j’ai sauvé mon âme. Je ne peux imaginer ce qu’eût été ma vie si je n’avais pas écrit.

Je crois que je ne suis ni un poète, ni un écrivain, ni un artiste. Mais un homme qui n’a pas trouvé d’autre moyen de garder le contact avec la vie, de surnager.

Pierre Reverdy

.

Juste la réflexion qu’il fallait pour ce jour, qui fut longtemps celui des cahiers neufs, des livres que l’on recouvre, des encriers que l’on remplit, quand nous frottions nos manches sur les pupitres cirés imprégnés de la nonchalance de leurs longues vacances ; les odeurs du papier et des livres, de l’encre fraîche et de la craie toute neuve se mêlant pour révéler les souvenirs de cette date qui s’écrivait presque solennellement sur le grand tableau noir : 1er octobre… des souvenirs encore plus vieux que les nôtres, des souvenirs au goût de gloire de mon père et de château de ma mère…

.

.

Poésie dans la ville

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Poésie — 30 septembre, 2010 @ 10:28

penser.jpg

Ça bruisse et ça crisse et ça crie

Y a des rires et des pleurs

Des voitures des camions des motos

Et au milieu du parking un vieux zoo

D’un vieux cirque oublié là depuis depuis… on ne sait plus

Y a des bonheurs et des malheurs, de bons et de mauvais quarts d’heure,

D’immenses rayonnages chargés de victuailles de toutes les couleurs

Comme des bonbons magiques qui se prennent toutes les heures

Y a des cris, y a des vols, y a des coups, et quand même y a du cœur

Y a des pièces de monnaie qui ressemblent à des jetons de caddie

Et des billets de banque qu’on dirait sortis tout droit d’un jeu de monopoly.

Et y a des mains qui se tendent avec la faim imprimée dans la paume

Et la soif d’exister d’aimer d’être aimé, noyée au fond des yeux.

Y a de longs pulls gris torsadés et des châles soyeux,

de tristes nippes qui arborent fièrement leurs pauvres slogans publicitaires,

des talonnettes qui claquent et des savates qui traînent.

Et puis y a les regards, des regards qui fouillent et qui en disent long

même quand ils fuient, tellement ils sont bavards.

Alors on se dit que si, qu’on est dans la vraie vie,

qu’on est sorti du rêve, du cauchemar, et des songes en tous genres.

Si, on est chez les humains.

Dans ce décor, inhumain.

Et puis y a le soleil, qui joue avec les cheveux de la jeune fille qui court,

ça fait rire l’enfant, sourire la maman, et japper le petit chien,

et tout bascule à nouveau, on se retrouve là, au milieu du parking,

comme tombé du ciel, en se frottant les yeux, et tout paraît normal…

Si, si. La poésie. Est toujours là. Même là. Où on ne l’attend pas.

.

Ne laissez pas la crise de l’avoir

……………………… contaminer la sphère de l’être.

Jacques de Coulon

.

Une Bonne Nouvelle dans le café…

Classé dans : Chemin,De Bric et de Broc...,Méditation & Réflexion Personnelle — 29 septembre, 2010 @ 9:47

newsdujour.jpg

Un beau matin, a surgi cette idée :

Ne plus s’apitoyer sur son sort

Eviter les néfastes émotions,

. 

Bouder, ressasser, ruminer, grommeler, 

Ou sourire aux petits cadeaux du moment ? 

Ne plus se laisser enfermer dans la rancœur et le mécontentement, 

Ne plus se tracasser pour de petits riens insignifiants,

Evacuer les problèmes en parlant, en écrivant.

. 

Ne pas garder en soi ce qui fait mal,

Ouvrir son cœur, ouvrir son âme,

Une nouvelle philosophie adopter :

Voir la vie du bon côté.

Ecrire, raconter, offrir

La lumière faire jaillir,

L‘enchantement cultiver,

Et par de jolits mots émerveiller,

. 

Partager les photos, la musique, les livres et les souvenirs, 

Aimer, écouter, cultiver, voyager, lire, écrire, décrire,

Rire et sourire, et rire et encore rire,

. 

Jouir de la vie, de l’instant, de chaque jour, 

Ouvrir son cœur, son âme, et aussi son esprit, 

Un  jour et tous les jours,

Raconter, rayonner, pétiller, du dimanche au samedi…

.

Et décider de s’offrir… (au moins) UNE BONNE NOUVELLE PAR JOUR !…

«Le journalisme ne sait plus ce qu’est une bonne nouvelle.»

Dalaï Lama
.

.

Ils ont dit…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Méditation & Réflexion Personnelle — 28 septembre, 2010 @ 5:04

pensees.jpg

Il se pourrait qu’aucune pensée,

si fugitive, si inavouée soit-elle,

ne passe dans le monde sans laisser de trace.

Cesare Pavese

.

Préliminaire ? Probable…

Classé dans : Chemin,Contes & Légendes & Allégories — 27 septembre, 2010 @ 11:30

vusdedos1.jpg

Un petit garçon de 8 ans, seul, s’ennuie ce jour-là passablement.

Son père est un scientifique qui cherche à résoudre les problèmes de l’humanité.

Le petit entre dans son grand bureau, lui tire la manche et lui dit : « Papa, je veux t’aider ! »

Son père le renvoie : « Non, mon fils, pas cette fois, j’ai beaucoup trop de travail. »

Mais le petit insiste.

Il y a là une revue avec une carte du monde.

Alors, le père prend la carte, avec des ciseaux il la découpe en tout petits morceaux qu’il lui remet ainsi qu’un bâton de colle : « Voilà, essaie de reconstruire le monde. », dit-il, croyant occuper ainsi son fils pour une dizaine de jours.

Mais deux heures plus tard, son fils a déjà résolu le problème.

« Comment as-tu pu faire cela ? »
« Eh bien, Papa, j’ai vu que sur l’autre côté de la carte, il y avait la figure d’un homme. Le monde, je ne le connais pas. mais l’homme, si. Alors, j’ai retourné tous les petits papiers. Et j’ai d’abord reconstruit l’homme. Puis, j’ai retourné le papier, j’avais reconstruit le monde aussi. »

… Ça semble pourtant simple…

Bonjour bonjour… les demoiselles ! (et les messieurs ! ;o)…

Classé dans : Chemin,Insolite,Vidéos & Cinéma — 26 septembre, 2010 @ 10:26

matin2.jpg … Y a d’la joie !

.

De la bonne humeur dès le matin !

Et quand on se lève du pied gauche…

Ou le cerveau dans la brume…

Le coeur à l’envers ou le coeur barbouillé…

La figure de travers ou le sourire coincé…

… on clique sur… Bon Jour !

.

Et… Sourire & Bonne Humeur assurés ! matin.jpg

.

Les mots intimidés…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs,Images — 25 septembre, 2010 @ 11:38

bouquet.jpg

.

Se pourrait-il que les fleurs,

disent mieux que les mots,

ce qu’ils n’osent pas dire ?…

.

Quand, dans sa cage, l’homme nu s’enferma…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées — 24 septembre, 2010 @ 11:16

lacageauxillusions.jpg

« Tant que tu entretiens l’idée qu’il y a quelque chose, ou quelqu’un d’autre, à l’extérieur, qui te fait « ça », tu cèdes ton pouvoir d’y changer quoi que ce soit.

Ce n’est que lorsque tu dis :  »C’est moi qui ai fait cela » que tu peux trouver le pouvoir de le changer. 

Il est beaucoup plus facile de changer ce que tu fais que de changer ce que fait un autre. » 
Conversation avec Dieu, de Neale Donald Walsch

.

Petit mode d’emploi, petite piqûre de rappel, pour les jours de « pauvre de moi », pour les jours de bagarre intérieure, d’illusion, de mensonge, pour les jours de paresse, pour les jours de vase clos, de détours ou bien de raccourcis… pour retrouver à l’air libre, les battements de son coeur, son souffle et le sourire.

.

Au loin, les âmes…

Classé dans : Chemin,Contes & Légendes & Allégories — 23 septembre, 2010 @ 11:45

lesonge.jpg

L’homme était chasseur, il devint éleveur.

L’homme était cueilleur, il devint cultivateur.

L’homme était nomade, il devint bâtisseur.

Et il se reproduisit, se reproduisit encore, multipliant plus qu’à l’envi les petites mains qui faisaient le bonheur des riches. Le bonheur des maîtres du monde, qui se frottaient les mains de cette manne terrestre.

Et un beau jour, poussés par leurs maîtres, les éleveurs, les cultivateurs et les bâtisseurs furent frappés d’une frénésie dévorante, ils élevaient, cultivaient et bâtissaient partout, se disputant le moindre lopin de terre, et ils se firent la guerre, une guerre sans merci,  soigneusement orchestrée en coulisses par les patrons du monde.

Alors l’éleveur, le cultivateur et le bâtisseur, devenus trop gourmands, se firent dévorer à leur tour.

Restèrent les puissants. Seuls. Devenus impuissants sans toutes ces petites mains. Ils s’en mordirent les doigts. Ça ne les aida pas.

Un jour, la simplicité reviendra. Il le faudra.

Et avec elle l’armée de mots en -té, ces mots qui riment avec amour, qui riment avec toujours. Même lorsque l’on aura rayé ce dernier mot dans tous les dictionnaires.

.

… C’était un songe, un drôle de rêve, mouvant, bruissant, en couleurs et avec des odeurs, ce genre de rêve qui laisse après lui une longue traînée de mystère diffus, une curieuse impression, un message à décrypter…

.

C’est peut-être cette drôle d’histoire, celle de la petite maison qui se fait manger par une grande, revisitée ces temps-ci, qui m’aura frappée. Il faudra que. Un jour. Je rassemble les idées, et puisse la raconter.

.

1...287288289290291...336
 

annes38 |
écrivaillon |
Fondation Cercle de Fès . |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Discours sur le colonialisme
| marielle6
| AVANT de PARTIR