La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Image à penser…

Classé dans : Chemin,Images — 16 janvier, 2010 @ 2:25

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Image à rêvasser, à rêver, à s’y perdre et puis à oublier, à partir, ou rester là…

Couleur de temps qui tout seul se prend à se suspendre.

De cette couleur désuète un peu passée de la violette voilette posée sur la cheminée.

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Tendre l’oreille au frémissement de la vie…

Classé dans : Chemin,Images,Poésie — 15 janvier, 2010 @ 10:09

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Tout est une voix et tout est un parfum ;

Tout dit dans l’infini quelque chose à quelqu’un ;

Une pensée emplit le tumulte superbe.

Dieu n’a pas fait un bruit sans y mêler le verbe.

Tout, comme toi, gémit, ou chante, comme moi ;

Tout parle.

Et maintenant, homme, sais-tu pourquoi

Tout parle ?

Ecoute bien, c’est que vents, onde, flammes,

Arbres, roseaux, rochers, tout vit !

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Tout est plein d’âmes.

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Victor Hugo

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Couleur de vie.

Juste quelques notes…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 14 janvier, 2010 @ 12:11

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L’arbre et son violon ne sont pas venus se poser par hasard dans l’histoire.

Comme ne sont pas venues non plus se poser par hasard ces quelques notes de musique qui m’ont cueillie en plein coeur.

Au détour d’un CD sans doute pas non plus arrivé dans ma boîte aux lettres par hasard…

Ces quelques notes qui m’ont ramenée d’abord en ces temps où la musique avait fini par me vriller les chairs, me hachurant le coeur de chacune de ses notes, me fouillant jusqu’à l’inextricable noeud qui s’est formé là on ne sait plus pourquoi, depuis si longtemps, et qui se serre chaque jour un peu plus, à chaque rai de lumière, à chaque éclat de rire, à chaque larme de verre, haletant le temps et la respiration, le souffle de plus en plus court, aspiré dans la spirale, jusqu’au fin fond de la désespérance, jusqu’à toucher la vase du grand trou noir où se perdre à jamais. Espérant sans y croire que la musique elle aussi pourrait bien produire cet incroyable réveil à la puissance de la vie qui n’est plus que lambeaux, alors qu’on s’y embarque pour un voyage qu’on voudrait sans retour.

Des heures et des heures j’ai écouté ce morceau, entraînée sans défense dans les rouleaux d’écume, sans plus pouvoir ni vouloir ni croire un jour reprendre pied… jusqu’à la nausée. Jusqu’à la folie, jusqu’au fracas, jusqu’à toucher le nerf de la dent du grand appétit de la vie, jusqu’à l’électro-choc, nocif, violent, brutal, et finalement salutaire.

Alors cette grande rencontre de ces derniers jours avec ce fameux morceau, c’est plein de sens, à la fois triste et joyeux.

Triste parce que la souffrance de ces temps-là est encore déchirante, tatouée, vibrante, imprimée. Et joyeux parce que dans ma liberté retrouvée j’aime encore et j’aime vraiment cette musique – plus jamais entendue depuis lors, comme oubliée, c’est même assez curieux, quand j’y songe ; la mémoire a de ces facéties, ou bien une lueur de grande sagesse, va savoir - et joyeux donc, parce que je l’ai redécouverte avec bonheur, comme si je l’entendais pour la première fois.

C’est de la musique qui parle. Et pas spécialement triste. Mais qui scande la vie et l’allège, qui la fait danser et la met au pied de son mur. Qui caresse. Qui suspend le temps. Qui ramène au réel en haussant le ton. De la musique qui dit la couleur, qui pressent l’émotion, de la musique qui dit la vie, avec toutes ses facettes, brutes ou bien polies.

Aujourd’hui elle me raconte des choses nouvelles. Et puis elle me fait visiter des contrées oubliées.

Jusqu’à me ramener là-bas, il y a si longtemps, auprès de toi, ma chère petite pianiste.

Et ça c’est encore une autre histoire.  Faut laisser mûrir, laisser le coeur s’ébrouer, retrouver ses couleurs… après je viendrai te dire tout ce que ça m’inspire, et tout ce que je revois et revis rien qu’avec ces quelques notes, dont je ne me lasse pas.

Elles sont là : http://www.youtube.com/watch?v=lgDPl6J3lIY

Noir. Comme ton premier piano. Tu avais huit ou neuf ans, tu t’en souviens ?

   

L’arbre qui ne voulait pas mourir

Classé dans : Chemin,Contes & Légendes & Allégories — 13 janvier, 2010 @ 1:34

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Un petit arbre poussait en forêt. Et plus il poussait et prenait de la force plus il admirait l’étendue infinie du ciel au-dessus de ses branches.Ce ciel et ces nuages semblaient lui parler un langage lointain. Et l’arbre se prit à imaginer que le vent lui rapportait des nouvelles de l’infini.

Plus il grandissait et plus il avait envie de vivre pour toujours. De s’arracher à sa terre pour partir loin, très loin.

Un jour, le forestier passa près de l’arbre. Comme c’était un homme bon, il sentit que l’arbre n’était pas complètement heureux. Il lui demanda :

- Que t’arrive-t-il ? Qu’est ce qui te trouble ?

Le petit arbre hésita mais lui répondit :

- Je désire plus que tout vivre pour l’éternité !

- Peut être que ce sera possible, peut être… répondit le forestier de manière énigmatique.

Le temps passa et l’arbre était maintenant grand et fort.

Le forestier qui passait par là lui demanda pour la seconde fois :

- Et maintenant, veux-tu toujours vivre pour l’éternité ?

- Oh oui répondit l’arbre, j’en rêve !

- Je pense que je peux t’aider mais il va falloir me faire confiance : je vais devoir te couper.

L’arbre était surpris : « Je voulais vivre pour toujours et toi tu me dis que tu vas me tuer. Comment pourrais-je te faire confiance ? »

- Je sais que cela paraît étrange, mais c’est pourtant la solution. Je te promets que, si tu te laisses faire, tu vivras pour toujours.

Après avoir longuement réfléchi, l’arbre accepta la proposition du forestier et bientôt la scie fit son office.
L’arbre souffrit en silence et tomba dans un grand fracas de branches cassées.

Son tronc fut débité en planches et les planches en planches encore plus fines jusqu’à ce qu’il ne reste de l’arbre que le meilleur de son coeur.

Puis l’arbre atterrit dans les mains d’un violoniste réputé, qui le laissa dans sa boîte à violon pendant des années. L’arbre souffrait beaucoup et désespérait de son sort en se reprochant d’avoir fait confiance au forestier.

Un jour cependant, la boîte s’ouvrit et le violoniste, en caressant l’arbre, le prit délicatement entre ses mains.

« Le moment est parfait : ton bois a gentiment travaillé et le son que tu vas rendre sera un enchantement » dit l’artiste en commençant à frotter l’archer sur le corps du violon.

Alors les cordes vibrèrent et le corps du bois résonna d’une pure mélodie. Les notes rappelèrent à l’arbre la vision d’infini qui l’avait ému en regardant le ciel. Il songea aux oiseaux et aux nuages, à ce désir d’éternité qui l’avait animé pendant toute sa vie.

Et il comprit : un  son pur, une pure musique, une musique… pour l’éternité…

Couleur de cèdres de l’Atlas, ces grands arbres majestueux, que j’ai trouvés tellement souffrants, lors de mon dernier voyage là-bas…

Couleur d’espoir d’éternité, alors…

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Ils ont dit…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Méditation & Réflexion Personnelle — 12 janvier, 2010 @ 10:14

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L’indifférence est une paralysie de l’âme, une mort prématurée.

Tchekov

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

… une myopie sévère, à l’égard des autres, si concentré qu’est l’indifférent sur son propre minuscule et illusoire territoire.

… un dessèchement du coeur, qui finit par ne plus percevoir les ondes de ses proches, tout absorbé qu’il est par son exclusive attention nombrilesque et sa haute estime de soi.

… et l’on se rabougrit, on se voûte et on se tasse, et on devient tout petit à se refermer ainsi sur soi sans plus se soucier de l’autre.

… et on finit par ne plus savoir s’ouvrir le coeur à l’autre, se pencher sur ses tristesses, percevoir ses souffrances, entendre son silence, l’encourager d’un mot tendre, le féliciter quand il fait quelque chose de joli ou un nouveau pas vers lui-même et les autres… de peur, de peur !… que toute cette générosité nous fasse de l’ombre.

… on finit par se croire un peu au-dessus et même bien au-dessus, jusqu’à ne plus s’embarrasser de la souffrance que génère l’indifférence, jusqu’à la taxer de soif d’attention ou de sensiblerie, c’est bien commode… et à ne plus se sentir touché par le frissonnement du coeur des autres.

Il est plus terrifiant que le martèlement des bottes, c’est le chuintement des pantoufles…

Puissions-nous nous préserver de l’indifférence, car avant d’atteindre les foules ou les peuples, elle commence au bout des pieds, au bout des doigts, au bout du regard, qui peuvent nous isoler, ou nous relier le coeur au monde…

L’indifférence n’est pas indolore, mais elle est incolore.

Alors aujourd’hui ce sera couleur de lumière du grand soleil qui se reflète dans les milliers de petits diamants incrustés dans la neige.

Couleur de lumière du coeur qui refuse le cadenas doré et choisit d’aller gambader au milieu du monde.

(Pour voir les diamants cliquer sur la photo) 

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Ils se sont trouvés…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 11 janvier, 2010 @ 8:52

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… alors que bien peu de chose aurait pu le laisser présager.

Tellement semblables dans leurs vies et différents l’un de l’autre, qu’il aurait semblé que rien ne pouvait les réunir.

Ils étaient bien, chacun sur leur orbite, dans le confort du connu, du familier, même un peu routinier, mais qu’importait alors, puisqu’ils ne voyaient chacun que leur bout d’horizon. Peu haletantes étaient leurs vies, mais au moins c’était la leur, ils s’y sentaient connus et reconnus, à l’aise comme dans un vieux vêtement familier.

Lui, c’était le mari, le père, le fils, le frère, le copain, le collègue, gentil et même brave et même lâche un tantinet, toujours partant pour donner un coup de main et s’éloigner un peu de la maison-prison-refuge.

Elle avait les mêmes rôles inversés, et même un peu plus, parce qu’elle faisait partie de toutes les associations de la commune, une battante, une volontaire, une qui sait ce qu’elle veut et qui mène son petit monde avec son beau sourire.

Mais chacun était dans sa case, en bonne place. Chacun pouvait se lever la nuit, et parcourir sa maison sans allumer la lumière, tout était à sa place, en bonne place. Chacun connaissait son conjoint par coeur, ils étaient prévisibles, ils étaient habitués, l’autre était là, à sa place, en bonne place.

Il y avait le boulot, les enfants grandis trop vite, la maison, les congés à la mer ou bien à la montagne, deux-trois repas avec les copains. Et parfois, souvent, ça sonnait un peu creux… Les mêmes rites revenaient, les fêtes de famille, quelques rares sorties, les soirées-télé, la nuit venait trop vite, et les yeux fatigués se fermaient dans le canapé.

Ces deux-là, tout les réunissait et tout les séparait.

Jusqu’au jour. 

Ils se sont pourtant croisés des centaines de fois, sans prêter attention, l’autre n’était qu’un autre, sans plus d’importance que cela, sans aspérité, sans couleur, sans parfum, sans piment, sans courant. Lisse. Translucide.

Ils se saluaient rapidement, du bout des lèvres, machinalement. Sans se regarder ni même se voir, sans se voir ni même se regarder.

Jusqu’au jour.

Ce jour où il ne s’est rien passé. Juste… ils se sont regardés.

Leurs regards se sont découverts, accrochés, fouillés, déshabillés, déchiquetés, griffés, enlacés, entrelacés, enfouis, noyés. Et retrouvés. Jusqu’au fond de leurs fibres. Jusqu’au bout de la trace de l’âme.

Voilà, c’est ça, ce ne sont rien que leurs fibres et leurs âmes qui se sont retrouvées, reconnues, depuis si longtemps enchaînées, dévolues, étrangères familières…

Ils ne l’ont pas fait exprès, vous savez ? 

Ils ne le savaient pas, que depuis très longtemps – des années, des siècles, des millénaires peut-être ! – non ils ne le savaient pas, que leurs pas les menaient là, juste en face de cet autre qu’ils n’avaient même pas osé rêver.

Ils se voyaient doucement mourir, et ils viennent de naître.

Ils se sont trouvés. Sans s’être cherchés.

Y a rien d’autre à en dire. Laissez-les vivre le bout de leur bout de leur chemin. Faut pas chercher plus loin, madame la commère.

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Couleur de ver de terre.

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Ils ont dit…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées — 10 janvier, 2010 @ 10:11

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Si la matière grise était plus rose, le monde aurait moins les idées noires. 

Pierre (André Isaac) Dac (1893 – 1975)

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

Histoire de sourire - ça rosit les choses, et les joues, c’est bien connu !

et puis de mettre la matière grise au goût du jour, c’est jour de repos quand même…

pour un dimanche… sans idées noires…

Passez un bon dimanche.

Couleur… Amarante ! elle est drôle…

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Ensemble

Classé dans : Chemin,Vidéos & Cinéma,Zique — 9 janvier, 2010 @ 9:54

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Bis repetita placent…

… Se caler dans son fauteuil préféré, décrocher ses téléphones, cliquer sur le lien, mettre du son et l’image plein écran, laisser ses doigts claquer en rythme, et les talons avec, se balancer et danser pourquoi pas ? et c’est parti pour 4 nouvelles minutes de pur bonheur. A ajouter à la collection de bons moments.

8 & mettre le son  

F http://www.youtube.com/watch?v=Nh7D2g5v-Sg

 .

Tous ensemble, love is all you need, main dans la main, quand on veut, autour du monde, all you need is love, ensemble c’est tout, quand on veut on peut…

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Couleur crocus pour ce samedi, ça m’dit !

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Tombe la neige…

Classé dans : Chemin,De Bric et de Broc... — 8 janvier, 2010 @ 11:13

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… tu ne viendras pas ce soir… quelques notes dans la tête, et les multitudes de souvenirs qui y sont attachés reviennent en TGV… tendre et drôle et touchant…

Mais bon, pour de vrai, ici la neige tombe.

A gros flocons depuis hier soir.

Et la sortie prévue pour aujourd’hui, là-bas à la grande ville, pour aller voir ma chère vieille amie qui y réside la moitié froide de l’année, avec qui j’ai ici de grands beaux moments de partage et d’amitié aux beaux jours, cette sortie donc s’est annulée d’elle-même, pour cause de voiture enfouie sous la neige, pour cause de route impraticable jusqu’à la vallée, et puis parce qu’il ne fait pas bon s’embarquer sur les routes par un temps pareil, disent mes sages amis du hameau…

Alors me voilà « bloquée par la neige », quelque chose que j’ai déjà vécu, que je vis sans crainte, que j’aime assez même, et aujourd’hui je vois cela comme une fameuse opportunité pour que se pose le papillon affairé…

Un bon stock de bois, pas trop loin, les paniers dans la maison sont pleins de bûches, la cheminée ronfle allègrement, assez de provisions pour tenir une ou deux semaines, la solidarité qui règne sans compter dans mon petit hameau de montagne s’est déjà manifestée par quelques coups de téléphone et coups de main d’hiver divers… et puis une incroyable pile de bouquins à lire, qui n’attendent que la mise au repos de leur avide lectrice pour montrer le bout de leur couverture…

Le mistral se mêlant aux flocons, il est probable que l’isolement dure un peu, et peut-être même que l’électricité et le téléphone n’y résisteront pas. Ne vous étonnez pas si je disparais quelque temps du paysage webesque… c’est que je serai dans mon ermitage sous la neige, avec mes flambées, mes bougies et mes livres…

Bonne journée tout l’monde ! C’est l’hiver le vrai !

Couleur d’hiver ? la même qu’hier !

Et le mot du jour, inspiré par les partages, lectures et réflexions du moment : conséquences. Y a du boulot…

  

Vivre, et laisser vivre…

Classé dans : Chemin,Méditation & Réflexion Personnelle — 7 janvier, 2010 @ 10:11

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Vivre, c’est me retrouver chaque matin dans le calme, continuer le chemin des projets en cours.   

Laisser le divin enthousiasme prendre la place qui lui revient. 

Me libérer de l’opinion des autres ; ne plus donner autant d’importance à leurs jugements qui peuvent me paralyser.   

Laisser l’amour et la tendresse dominer ma vie ; m’éloigner de la haine dès que je la détecte, me libérer des griffes du ressentiment.

Je vis si j’exprime qui je suis.   

Laisser vivre, c’est permettre à l’autre de s’exprimer dans toute la grandeur de son authenticité. 

L’écouter sans l’interrompe, sans le juger, sans le condamner ; partager ses projets et ses rêves sans les diminuer ou les briser.   

Laisser l’autre vivre simplement sa vie, avec ses choix et sa liberté ; respecter ses décisions, ses actions, sa vie.   

Je le laisse vivre si je permets à l’autre d’exprimer ce qu’il est.

L’autre me laisse vivre s’il me permet d’exprimer qui je suis, d’être tel que je suis.

Anonyme

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

Vivre et laisser vivre ? C’est aussi regarder dans la même direction le temps du voyage.

C’est savourer ce qui unit sans exigence, sans faire de plans sur la comète.

C’est vivre ses rêves et sa vie pour ne plus la rêver.

C’est savoir poser ses limites tout en respectant celles de l’autre.

C’est ne plus penser pour l’autre, qui va son chemin, le chemin de sa propre vie.

C’est savoir ce que l’on ne veut plus, de stériles conflits en déchirures absurdes.

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Couleur d’eau vive, du torrent qui sautille au mileu de la forêt impassible, l’éclaboussant de ses goutellettes brillantes et de ses reflets argentés.

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