La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Image & Pensée…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Méditation & Réflexion Personnelle — 21 août, 2010 @ 6:34

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Romane…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs,Zique — 20 août, 2010 @ 1:10

& Richard Manetti, père et fils, tous deux à la guitare. Et aussi Marc-Michel Le Bevillon, à la contrebasse.

Jazz. Manouche.

jazzmanouche.jpg

 .

Encore une de ces belles surprises de ce formidable été !

Une date accrochée depuis un moment sur l’agenda.

Quand les racines voyageuses passent par là, ça ne se manque pas…

Un superbe concert, au temple du bourg voisin, en toute simplicité et immense en même temps.

Avec frémissements des fibres, écho intérieur, et souvenirs lointains mais ancrés dans le coeur, de ces accents vibrants, que chantent les guitares… des bouts d’enfance déchiquetés, des images et des sons qui reviennent, et puis tout l’héritage, invisible et muet, mais présent dans le sang qui coule dans les veines. Un voyage au pays d’où l’on vient, sans jamais l’avoir visité, le connaissant pourtant si bien. 

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Superbe moment, merci à toi qui m’y a emmenée, j’ai tellement aimé renouer avec cet accent-là, ces particules de moi-même, qui ne me disent pas qui je suis, mais d’où je viens et de quoi je suis faite.

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Merci Romane. Toi dont le nom dit tout. Et les doigts encore plus. Comme tes aïeuls avant toi, tes fils après toi, et puis les grands d’avant, les aînés… malgré tous les malgrés, les époques qui se suivent, et les discriminations qui se renouvellent, commes des cauchemars, dans nos contrées dites de liberté où les rois sont l’argent et le pouvoir. Merci pour la magie et l’évasion. 

8 & mettre le son et plein écran 

F http://www.youtube.com/watch?v=G-XSNbo5igI&feature=related

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Le temps, le temps… il a bon dos !

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Méditation & Réflexion Personnelle — 19 août, 2010 @ 5:42

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On a toujours assez de temps,

quand on en fait un bon usage.

Goethe

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Pas l’temps pas l’temps pas eu l’temps !

Mais si, nous avons le temps, bien sûr que si ! mais on ne le prend pas, on l’utilise autrement, on le place ailleurs, c’est tout… ce n’est qu’une question de manque d’organisation, de négligence, d’oubli parfois, ce qui revient au même, ce n’est qu’une question de méthode de classement de nos priorités, ce n’est qu’une question de choix ; mais le choix, lui, au départ comme au final, il nous revient…

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Nous avons des montres, mais nous n’avons jamais le temps…

Pensée africaine.

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Le secret du passeur

Classé dans : Chemin,Contes & Légendes & Allégories — 18 août, 2010 @ 2:02

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Un jour, un homme sur le chemin de la (re)connaissance, croisa un passeur assis au bord du fleuve.
Étant bien fatigué de son voyage qui avait commencé il y a de cela bien des années, il demanda au passeur la permission de se reposer près de lui. Permission que le passeur s’empressa de donner
au voyageur fatigué.

- Doù viens-tu et où vas-tu mon ami ? dit le drôle de personnage à son hôte.
- Je viens du passé et je vais vers l’avenir à la recherche de la béatitude, du nirvana, et ceci depuis ma nais­sance mon bon ami, répondit le voya­geur.

- C’est bien mon ami, mais où en es-tu de ton voyage aujourd’hui ?
- Je ne sais pas où j’en suis car j’ai étudié des années, j’ai parcouru le monde dans tous les sens, j’ai médité et suivi les enseignements de nos grands maîtres, j’ai renoncé à m’installer, à aimer un autre être, j’ai fait voeu de chasteté et de célibat, j’ai travaillé mes défauts, mes colères, ma vanité, mon orgueil, mon égoïsme, j’ai prié, prié, prié et j’ai même abandonné Dieu !

Aujourd’hui je suis près de toi et je constate que je ne suis rien.

Mais toi passeur, dans tes yeux je vois quelque chose de merveilleux, j’y vois ce que je cherche depuis tant d’années sans savoir y mettre un nom. Dis-moi qu’as-tu fait, enseigne-moi, montre-moi le secret !

Ce que j’ai fait ? Moi aussi comme toi, j’ai cherché dans ma jeunesse j’ai même cru que j’avais atteint le portail de la vérité. Mais derrière cette porte il n’y avait absolument rien ! Il m’a fallu réapprendre à vivre !
A vivre mes colères, à vivre mes vanités, à vivre l’orgueil et l’égoïsme, apprendre la vie de couple, apprendre la jalousie et la possession, apprendre à réapprendre, à vivre les initiations, les débuts sans fin…
Jusqu’au moment où la vie m’a montré la beauté dans les épreuves, dans les défauts, dans mes défauts…
Où j’ai enfin compris que la pierre était un être en devenir, qu’une colère était une paix en devenir, que la méchanceté était du bon en devenir, que le mensonge était la vérité en devenir, que la haine était de l’amour en devenir, que l’ombre était de la lumière en devenir.
J’ai compris qu’il n’y avait rien à attendre, que le passé fût du futur en devenir et par conséquent du présent en l’état.

A ce moment-là, j’ai senti poindre en mon coeur, en mon âme cette ultime vérité du moment : il n’y a que l’amour et cet amour permet d’atteindre la sublime illusion de la béatitude. La seule chose est d’aimer, aimer la pierre, le vent, la rivière, aimer la colère, la méchanceté, la bêtise. Aimer le monstre comme le saint, aimer ton corps, ton âme et ton esprit et peu importe s’il n’est pas parfait car là aussi il y a moyen d’aimer son imperfection.

Voilà, mon ami voyageur, le secret du passeur…

Auteur inconnu,

Un Passeur de Lumière…

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Surprise !

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 17 août, 2010 @ 4:25

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Un petit bouquet tout mignon, posé là ce matin, sur le pas de la porte !

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Juste quelques fleurs, cueillies dans les bois et les prés, peut-être une ou deux au jardin, toutes nues sans tralala, sans bolduc, et sans carte.

Un joli petit bouquet tout simple, délicatement noué par un brin de liseron, qui me rappelait les couronnes de princesse de l’enfance.

Rien que ces quelques fleurs sans aucune prétention, qui disent bien mieux que les plus longs discours l’attention, le temps, et aussi la tendresse, la gentillesse et la délicatesse.

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Il était posé là, le ptit bouquet, me regardant drôlement, l’air aussi étonné que moi.

Souriant, me disant : je suis là, j’ai été là, je serai là, j’aurais pu être là, je pourrai être là, je pourrais être là…

Nos plus jolis bouquets sont ceux qui ne se voient pas, les plus discrets, les plus secrets, les moins attendus, les moins espérés…

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Alors tout doucement, sur la pointe des pieds, sans faire de bruit… je suis allée déposer le ptit bouquet sur le seuil de la voisine. Pour qu’elle aussi, dès le matin, devant sa porte, elle découvre une jolie surprise…

L’histoire ne dit pas, non, elle ne dit pas, si ce bouquet a fait ainsi le tour du hameau, ni qui l’avait composé…

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Tout au bout de nulle part…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Histoires de Coeurs — 16 août, 2010 @ 9:47

berger.jpg Une journée passée là-bas, tout au bout de nulle part.

A tenter d’attraper le vent qui virevoltait, d’écouter la forêt qui poussait, de sentir le grand troupeau s’approcher.

A recevoir le beau sourire du berger, celui de sa bergère à le voir sourire, et celui de tous leurs amis à les voir sourire tous les deux.

Une journée-cadeau, pleine de petits et beaux et gros cadeaux, de ces cadeaux qu’on n’achète pas en magasin, qu’on ne vit pas tous les jours de l’année, qui n’ont pas de prix, ne valent rien aux yeux de certains, mais sont un trésor aux yeux des autres, de ces cadeaux qui emplissent le coeur de bonheur, de gratitude, de paix…

Une journée grand air à respirer à pleins poumons, une journée santé à marcher dans les sentiers et courir dans les prés, une journée tout près du ciel à le toucher, et loin du monde, et cependant en plein dedans, au beau milieu même…

Une journée faite de tout et de rien, de rires et de partages, à se dire cette fois encore, tout au long du jour, à tout bout de champ : « quel beau moment nous vivons là… »

Et puis « redescendre » au propre et au figuré, et ça prend un petit temps, ça s’imprime une journée comme ça, ça imprègne, ça ne ne dissout pas en une seconde.

Alors on reste encore un peu là-haut en pensée, peut-être même qu’on s’endormira en revoyant ces images, qui se sont gravées malgré nous, au long de cette journée…

Aller dire bonsoir à ma chère vieille dame, et puis lui raconter. Tout. Car elle veut tout savoir, comme si elle y était, et dans le fond de ses yeux, en y regardant bien, on la voit là-bas, oui, oui, elle y était…

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On croit que l’homme est libre…

On ne voit pas la corde qui le rattache au puits,

qui le rattache, comme un cordon ombilical,

au ventre de la terre.

Antoine de Saint-Exupéry

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Couleur du grand voyage du jour.

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Comme un dimanche…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Histoires de Coeurs — 15 août, 2010 @ 11:07

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… tiens te revoilà toi le jour vide insipide tout plat trop tranquille, je t’avais presque oublié, tu sais ?

Mais rassure-toi, je ne t’en veux pas, je ne t’en veux plus, tu n’es plus le jour sombre qui m’enfermait dans sa morosité, tu as pris des couleurs, celles du coeur qui finit par se réparer, celles du bel été que tu conserves toute l’année ! et puis… tu es le jour où je peux écrire « RIEN » sur mon agenda, et du coup c’est aussi le jour où tout peut arriver, il y a toute la place pour ça !

Alors aujourd’hui fut un jour paisible et joyeux cependant, ponctué d’affectueux coups de fil, de photos sur l’écran, de belles correspondances, de petites choses de rien du tout, avec de la tendresse sous toutes tes coutures !

Et puis aujourd’hui tu as de la chance, tu es la veille d’un joli jour !

Les cuisines ont tourné à fond dans le hameau, des petits plats en toute simplicité, mais rien ne fut négligé, même le pain s’est cuit ce matin dans le grand four de pierres.

Hé, c’est que demain, c’est la fête du berger ! ses bêtes lui manquent, il trouve le temps long, nous irons avec lui faire un coucou à ses moutons, là-haut dans les grands prés, près des sommets, comme chaque année, et c’est déjà la fête dans les coeurs, dans les foyers qui embaument de toutes ces bonnes choses qui se préparent pour le festin là-haut, bien emballées dans les paniers.

Les bergers nous attendent, ils savent notre gaîté, et les bons petits plats, et la belle amitié.

La nuit sera peuplée d’étoiles, qui souriront de nos sourires au beau milieu du sommeil, tant nous sommes contents, déjà, avant, comme des enfants, rien que d’y penser, à ce bonheur de nous retrouver demain pour cette belle journée. Ensemble..

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Pour faire de grandes choses,

il ne faut pas être un si grand génie ;

il ne faut pas être au-dessus des hommes ;

il faut être avec eux.

Montesquieu

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Et le temps passe…

Classé dans : Chemin,Méditation & Réflexion Personnelle,Zique — 14 août, 2010 @ 1:21

.Normal, dit le sablier, c’est son boulot ! que ferions-nous s’il s’arrêtait ! 

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« Mais l’an dernier encore… non ? pas l’an passé ? l’année d’avant ? d’avant encore ? peut-être alors… mais je me souviens, petite fille, avoir soufflé sur ton genou écorché, épousseté ta poupée tombée dans le gravier, et puis séché tes larmes avec un bout de mon chemisier… c’était bien toi, pas vrai ? »

Et ce soir, te voilà qui me bouscule presque sans me voir, en riant de tous tes yeux tes lèvres et ton visage, tu as grandi, tes cheveux ont poussé, tu t’habilles comme une demoiselle, tu as les yeux qui brillent et qui pétillent, tu me fais un coucou de la main déjà occupée à tapoter le clavier de ton portable, courant pressée, criant à tes amies devant toi : « fô ke j’appel’ mon chériiiii !!! »

Mais comment ça fait donc un garçon pour si vite grandir ? des jambes sans fin, des pieds immenses, de longs bras empotés, les mains au fond des poches, la mèche sur les yeux, trop grand, un peu voûté, tout dégingandé, embarrassé de soi…

« Dis-moi, tu te souviens ? oui oui je le vois, tu te souviens que je t’avais donné quelques billes qui traînaient dans un coin de la maison. »

Mais aujourd’hui tu préfèrerais avoir oublié, tu es entre deux mondes, un pied dans l’un un pied dans l’autre, et cependant n’étant ni l’un ni l’autre encore… pas facile ce passage, ça se voit à ta mine gênée.

C’est drôle comme les enfants ça nous pousse et ça nous tire, et c’est encore plus drôle comme le temps passe plus vite pour les enfants et les petits-enfants des autres ! on quitte des bambins, on les retrouve ados, avec tendresse, un ou deux ou trois ans plus loin .

Et ça ramène à la roue de la vie, qui tourne insensiblement, inéluctable, quoi qu’il en soit. Et c’est bien comme ça. Chaque saison est belle, et ça vaut pour les saisons de la vie, je n’en voudrais pas d’autre que la mienne aujourd’hui !

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Et à propos… 8 & mettre le son : 

F http://www.youtube.com/watch?v=25a0PiDpmFY

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Tout juste…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 13 août, 2010 @ 1:04

… Un an.

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Un an déjà.

Un an que je me lançais sur ce blog.

Avec l’écriture qui a toujours fait partie de ma vie.

Et la lecture aussi.

Et ce goût pour le lien, pour l’humain, pour la nature humaine, et l’immense nature tout court.

Encouragée par un ami, parce que je ne voyais pas bien à quoi « servirait » ce blog.

Et puis chaque jour je viens me poser près de vous dans mon petit coin de réflexion.

Entourée je le sais, des miens, de mes amis, de tout à côté ou de très loin.

Puis les amis nouveaux sont arrivés, les amis d’amis, les amis du hasard, les amis de passage, faisant quelques pas près de moi.

Je vous sais là, je vous sens là, derrière l’écran… bien au-delà des mots, et avec eux, et malgré eux… d’ailleurs je vous écris, je vous parle, je vous dis, mais ça vous l’avez bien compris.

Car vous êtes là. De tous les coins du monde, et je ne les citerai pas, je n’aimerais pas en oublier.

Nombreux. Avec vos commentaires et vos mails qui chaque fois me touchent intimement. Et puis les chiffres le disent, mais c’est la qualité qui compte, bien plus que la quantité. Quand on aime on ne compte pas, alors les statistiques, on s’en fiche un peu…

Et vous êtes là. Je vous en remercie infiniment. C’est vous le cadeau dans cette histoire. C’est vous qui me donnez envie d’écrire encore, d’écrire plus, d’écrire toujours.

C’est grâce à vous si je continue d’avancer, à mon rythme, à petits pas, par-ci, par-là, au gré du vent, au gré du coeur, au gré des évènements. Qui me touchent et me parlent et qui me disent, que NOUS sommes, particules du grand tout, dans la vraie vie.

Mille fois merci.

voyage.jpg

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Aujourd’hui sera teinté d’une de mes couleurs préférées, lavande ou pervenche, glycine ou ancolie ou la violette, alouette… couleur papier-encrier, je me souviens avoir rempli des pages avec (presque) cette écriture, et avec cette couleur… l’on ne crée rien, tout continue…

Bonne journée !

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Dans le silence d’or, d’ores et déjà…

Classé dans : Chemin,Méditation & Réflexion Personnelle — 12 août, 2010 @ 2:19

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Chaque matin, il grimpait sur son pan de montagne, et s’asseyait sur un rocher, qu’on aurait dit posé là tout exprès.

Il méditait à l’ombre de son vieil arbre généreux, laissant monter à lui tous les sons de la vie, regardant et observant tout ce qui l’entourait : l’horizon, le ciel, les nuages qui avançaient lentement, les forêts, les prés et les champs aux reflets changeants, les villages, les hommes et leurs travaux, les animaux, les oiseaux, les plantes à ses pieds, le brin d’herbe qui poussait vaillament, la petite fleur sauvage qui s’ouvrait patiemment…

Le ciel, les fourmis, les hommes et les arbres lui montraient le temps, l’activité, la patience, l’impermanence, et puis l’interdépendance de tout ce qui peuple l’univers, le frémissement du coeur, le fond des choses de la vie.

Il ne priait jamais. Son regard sur le monde était sa prière. Tout y était sacré.

La parole rend le monde profane au sacré de la vie.

C’est le silence, qui le dit.

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Couleur du silence, l’OR… plutôt que celle des mots pluvieux et brumeux, ou faux et creux, tout gris.

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