La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Mais qu’est-ce donc ?…

Classé dans : Chemin — 21 septembre, 2009 @ 8:31

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… Mais qu’est-ce donc qui nous mène, nous amène et nous emmène, et nous ramène parfois ?

Est-ce ce petit bout de bois qui s’agite avec frénésie au bout de notre bras,

pour tâcher de faire avancer à peu près droit ce trop grand cerceau, imprécis, encombrant, malhabile ?

Ou est-ce le chemin qui se dévoile et se déroule, sans qu’il parût véritablement choisi, sous les pas de ce rudimentaire épuipage ?

.

Est-ce l’un, est-ce l’autre ? Est-ce plus l’un que l’autre ?

Ou n’est-ce pas plutôt cette curieuse alchimie qui se produit entre les deux,

le chemin appelant le cerceau, le cerceau épousant le chemin ? 

. 

Ce qui ainsi donne presque raison

à celui qui se sait guidé dans sa coque de noix le long du flot muet du ruisselet,

sans cependant donner tout à fait tort 

à celui qui croit diriger la symphonie de sa vie du bout de sa baguette ?…

Mais qui rappelle néanmoins à chacun qu’il faut toujours plusieurs ingrédients, et puis des mains pour les mêler les pétrir, pour que lève le pâton…

. 

Ce qui permet ainsi,

tout en vivant sa propre vie,

en marchant sur son propre chemin,

au milieu du grand tout,

ce qui permet ainsi, donc,

à l’infiniment petit d’aller se fondre dans l’infiniment grand…

. 

Puisque dès le départ les deux sont intimement liés sans que nous le sachions,

ni même comment, ni même pourquoi, ni même où ni quand…

… et que nous avançons pas à pas dans la lumière du Grand Mystère,

l’oeil vif, les mains ouvertes, le pied alerte et le coeur confiant.

.

. 

Pour saluer l’automne qui s’en vient demain,

et pour accompagner dans leur dernier séjour près de nous nos joyeuses hirondelles,

aujourd’hui sera de couleur : tourterelle…

.

Un dimanche de septembre…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 20 septembre, 2009 @ 4:46

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Aujourd’hui, nous voilà au terme de ton séjour.

« Trois jours, wow c’est super ! c’est énorme » on se dit,

et puis ça passe à toute allure.

Et puis j’aime pas le dimanche et encore moins les fins de dimanche.

Alors voir celui-ci finir avec ton départ tout proche,

ça ne me réjouit guère.

Mais c’est comme ça, pas vrai ?

On le sait, on le savait, et puis c’est bien comme ça.

Nous avons toi et moi une vie à vivre,

et ce n’est pas cela qui empêchera nos coeurs de se trouver.

En plus j’ai beaucoup de chance parce que je te retrouve

dans deux jours dans ta capitale !

Et pendant ces trois jours dans mes montagnes,

je sais que tu as reçu l’air et le soleil et le sourire,

et le cocon de ma petite maison,

et l’insolite et le profond,

et le gai, le joyeux et le bon,

et mon indéfectible affection,

l’indicible amour que j’ai pour toi.

Rien n’a changé. Si, pardon.

Tout est plus grand, plus haut, plus fort.

Chaque fois. C’est drôle, non ?

.

A tout bientôt, à tout de suite…

.

Aujourd’hui le doré se fait bronze,

à s’y couler le sourire,

même s’il est un peu triste.

.

Ils ont dit…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées — 20 septembre, 2009 @ 12:43

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« Il paraît que, voici huit mille ans, nos ancêtres ont écrit sur des tablettes d’argile :

« La vie s’incline devant l’être authentique ».

La vie s’incline devant toi, en ce moment, puisque tu cherches ta vérité.

Tu traverses la nuit, et c’est ta grandeur car, en ce moment, tu es l’être humain authentique. »

.

Bernard Raquin, La Vie irrésistible. . 

Ils ont dit…

Classé dans : Citations & Pensées — 19 septembre, 2009 @ 4:51

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Notre vraie demeure est ailleurs. 

Notre vrai temps est celui qui se goûte, 

Se détaille, se distend infiniment à notre gré, 

Qui est capable d’enfermer l’éternité dans l’instant. 

Louis Evely

.

Mon enfant…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 19 septembre, 2009 @ 8:23

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Me revoilà comme autrefois, à vivre ta présence dans le silence du sommeil,

à en dormir comme une bienheureuse, à m’éveiller le sourire au coeur.

.

A attendre un peu avant de me lever, et redécouvrir la bonne nouvelle : tu es là ! 

savourant déjà ce que nous ferons ensemble aujourd’hui,

puis à me décider à descendre doucement, pieds nus sur les marches d’escalier, sans bruit,

faisant tout en sourdine et maudissant tendrement cette cafetière bavarde à l’effluve séduisant,

car c’est un plaisir sans nom pour moi, d’être là, à côté de toi,

dans ton sommeil qui nous relie cependant,

comme si je veillais sur toi, te parlant en silence,

te racontant nos souvenirs, dis, tu te souviens ? et ça, tu te rappelles aussi ?

comme si je te disais fais attention mon tout petit, mon enfant, mon grand,

fais attention, la vie est belle mais parfois elle sait se rendre cruelle.

.

Me revoilà à écouter ton souffle, à y suspendre le mien,

à te laisser dormir dans l’enveloppe protectrice de l’insconscience,

à protéger et prolonger pour toi ce temps de l’abandon de soi dans l’immobile,

profite mon doux, mon tendre, profite encore de ce temps du rêve.

. 

Moi j’écoute la maison qui s’éveille doucement,

les oiseaux revenus dans les arbres alentour,

la respiration de la forêt qui s’élève peu à peu ;

pas de mistral ni de tramontane ce matin,

plus de nuages ni de gouttes non plus

un délicat tableau azur parsemé çà et là de coton qui s’effiloche,

la vallée se lève en s’ébrouant un peu fâchée vers les sommets

qui lui ont envoyé toute cette eau hier, et l’ont presque noyée.

. 

La lumière s’approche, elle est belle aujourd’hui,

nous aurons de la belle lumière de septembre comme je l’aime.

Et toi tu la reçois dans ton sommeil, sans savoir déjà tout ce qu’elle t’offre,

et tu te lèveras, sans savoir non plus tout ce que je t’ai déjà dit,

mais tu sais que nous nous sommes parlé de tout un tas de choses,

et je verrai tout cela dans tes yeux, dans ton sourire, dans ta grande faim du matin,

ta faim de bouger et de découvrir, de dévorer et d’empoigner, de vivre et d’aimer.

 .

Dors mon enfant, mon coeur, nous avons déjà fort bien commencé la journée…

Elle sera belle, je le sais.

.

Et si on coloriait ce jour en doré ?

C’est pas une bonne idée, ça ?

Bonne journée dorée tout l’monde !

Tout l’monde va bien ?

.

Sahara, mon amour…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Histoires de Coeurs — 18 septembre, 2009 @ 10:21

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« Notre écriture à nous, en Ahaggar est une écriture de nomades parce qu’elle est tout en bâtons qui sont les jambes de tous les troupeaux.

Jambes d’hommes, jambes de méhara, de zébus, de gazelles, tout ce qui parcourt le désert, et puis les croix disent si tu vas à droite ou à gauche, et les points, tu vois, il y a beaucoup de points. Ce sont les étoiles pour nous conduire la nuit, parce que nous, les Sahariens, nous ne connaissons que la route, la route qui a pour guide, tour à tour, le soleil puis les étoiles.

Et nous partons de notre coeur, et nous tournons autour de lui en cercles de plus en plus grands, pour enlacer les autres coeurs dans un cercle de vie, comme l’horizon autour de ton troupeau et de toi-même. » 

Dassine, poétesse targuie

. 

Forme d’écriture multi-millinéaire, le Tifinagh est utilisé par les Touaregs pour écrire de courts textes en langue Tamasheq. Cet alphabet est enseigné à l’enfant touareg par sa mère, qui forme les lettres sur le sable. 

Ce sable où se trouve un morceau de mon coeur… et aussi un morceau du tien, je ne l’oublie pas, chère amie soeur… floricultrice, chasseresse et télépathe… ♥

.

Ils ont dit…

Classé dans : Citations & Pensées — 18 septembre, 2009 @ 12:26

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« Si les fleurs qui bordent les chemins 

se fanaient toutes demain… 

dans mon coeur 

tu fleuriras toujours 

au grand jardin d’amour, 

petite fleur… »

.

Et… quelle couleur pour ce jour plein de tendresse ?

… Byzantin…

La complainte du caterpillar…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 17 septembre, 2009 @ 9:48

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Ne laisse pas cette verrue grossir, enfler, s’empâter,

ne laisse pas cette excroissance vouloir tout gouverner,

ne laisse pas cette protubérance nombrilesque abîmer

le beau, le simple, le léger, la complicité, l’amitié,

ne la laisse pas tout démolir rageusement autour de toi,

juger, jauger, toiser, pontifier, mépriser,

ne laisse pas ce gros oiseau de malheur scier la branche sur laquelle c’est toi qui t’assieds,

ne laisse pas s’étendre ce grand désastre millénaire,

ne te hisse pas au-delà de ton coeur, c’est périlleux le bord du gouffre.

Il fait très froid là-bas, très sombre, très vide,

Je le sais je m’en souviens j’y suis passée.

C’est entendu, tu es très beau, très fort et très intelligent.

Le meilleur ? qu’en sais-tu. Et même encore. Et alors.

Et pourquoi ? pourquoi faire ? à quoi ça sert ?

Qu’as-tu à le vouloir ? à vouloir à tout prix le prouver ?

Qu’as-tu à le crier ?  Cesse de te comparer.

Tu es unique et merveilleux et précieux.

Se vouloir plus, se croire moins, c’est toujours douloureux.

L’exigence est de la monnaie de singe. Elle nous mène par le bout du nez.

Il n’y a pas de marches, pas de podium au grand jardin de l’univers.

Tu fais mal aux autres, mais c’est vers toi que tu tournes ton arme.

Nous pouvons être. Simplement. Et magnifiquement.

Debout à l’intérieur de nous. Elle est là la grandeur.

Qui ne se voit pas, ne se mesure pas, mais qui se sent et qui se vit. 

Retourne ta lorgnette, juste un instant.

Regarde l’autre avec la complaisance que tu as pour toi

et fais-en de la bienveillance pour te tourner vers lui.

Regarde-toi avec le sens critique que tu as pour l’autre

et fais-en de l’honnêteté, de la lucidité et de l’humilité à ton égard.

Juste cinq minutes, essaie.

Et laisse alors ton coeur se gonfler du bonheur d’être en vie,

de pouvoir se connecter à des myriades d’autres coeurs,

de reconnaître les siens dans la similitude, dans leur parenté,

et de les aimer pour leurs différences, leurs particularités.

Aime-toi tel que tu es,

laisse-toi aimer si tu n’y arrives pas.

Je suis là, moi tu ne m’as pas blessée.

Sois tranquille, enfant de l’univers, tu es aimé.

Ils ont dit…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées — 17 septembre, 2009 @ 9:40

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L’HUMILITÉ est une perpétuelle paix du coeur.

C’est n’avoir point de trouble,

C’est n’être jamais

Fâché ou vexé,

Irrité ou endolori.

C’est ne m’étonner de rien

Qui puisse m’arriver, de ne

Rien ressentir comme étant

Dirigé contre moi.

C’est rester calme quand

Personne ne me louange et

Si je suis avili ou méprisé,

C’est trouver en moi un lieu

Béni où je puisse me rendre,

Refermer la porte,

M’agenouiller devant mon

Père en secret,

Etre en paix

Comme au sein d’une mer

Profonde et calme, quand

Tout autour de moi

Semble trouble.

.

Dr Bob S.

Avec de la framboise, si ça vous dit, pour la couleur du jour…

Bonne journée !

.

Ce que me conte aujourd’hui mon petit lutin…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées — 16 septembre, 2009 @ 11:08

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« As-tu déjà pardonné à tes ravisseurs ?

- Non ! pas encore !

- Alors, tu es resté en prison, n’est-ce pas ?

…… 

Dans la tribu des Babemla en Afrique du Sud, quand une personne agit d’une manière irresponsable, injuste, on la met toute seule au centre du village, sans l’attacher.

Toutes les activités sont interrompues, et tout le monde dans le village, les femmes et les enfants, se rassemblent pour former un large cercle autour d’elle.

Ensuite, chaque personne va s’adresser à elle, une par une, pour lui rappeler les bonnes choses qu’elle a faites dans sa vie. Chaque incident et chaque expérience, qui sont rappelés avec force précisions, et force détails, sont pris en compte.

Tout le monde prend le temps de rappeler consciencieusement toutes les qualités, les bonnes actions, les forces et la gentillesse dont cette personne a fait preuve.

Cette cérémonie tribale dure souvent plusieurs jours.

A la fin, le cercle tribal est brisé, une fête est célébrée et la personne est symboliquement et littéralement accueillie à nouveau dans la tribu. »

Jack Kornfield – L’art du pardon, de la bonté et de la paix.

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