La vie est trop courte pour être petite…

Bienvenue dans ma roulotte

Une journée sans électricité…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Histoires de Coeurs,Prête-moi ta plume — 8 décembre, 2009 @ 5:36

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… mais pas sans Lumière !…

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Et du coup une journée à bousculer les habitudes, à retrouver des choses et des livres posés là, à marcher un peu dans la douceur de l’air, à reprendre vraiment contact avec les montagnes, les vallées, la maison, le hameau, à se retrouver tout doucement aussi, juste entre soi et soi, au ryhtme naturel des heures du jour, à laisser l’esprit s’en aller vagabonder çà et là, et à se retrouver à la tombée de la grande lumière le sourire aux lèvres, comme après une journée accomplie et plaisante de bel et bon ouvrage.

Et très curieusement se sentir connectée au monde depuis le matin, où pourtant aucun voltage n’a pu pénétrer dans le village…

Enfin quand même revoilà la fée électricité, le hameau s’éparpille, car sans courant il fallait se serrer les uns contre les autres, tous dans la même maison à quatre heures, autour d’un thé chauffé à la cheminée, pour rire et puis montrer que rien ne nous fera perdre notre belle humeur, surtout pas une babiole de ce genre, parce qu’on fait les fiers un peu quand même, tout en disant malgré tout qu’on est perdus devant ces interrupteurs indociles…

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C’est drôle que dans cette journée sans ordinateur, sans téléphone, sans musique, et malgré les… (presque) 18 bouquins en cours, je sois retournée vers mon livre préféré parmi les préférés, lu et relu plusieurs fois, ce livre que je n’avais volontairement pas ouvert depuis longtemps, comme s’il fallait encore le faire durer, comme s’il fallait encore l’attendre un peu, comme s’il fallait le laisser se faire désirer et savourer l’attente…

… et nos retrouvailles ont été très grandes et très belles, j’ai retrouvé ce livre comme je retrouverais un ami très cher parti depuis longtemps à l’autre bout du monde,  un ami que je connais par coeur, et lui pareil pour moi, et puis nous nous sommes reconnus sans nous être donné de nouvelles comme si nous ne nous étions jamais quittés, parce que nous étions pareils, exactement là où nous nous imaginions l’un l’autre, ayant parcouru la même distance pendant tout ce temps… comme ça peut arriver dans la vraie vie, entre deux êtres qui s’aiment et s’apprécient tels qu’ils sont, exactement tels qu’ils sont.

C’est beau, ce genre de retrouvailles. Et rare. Ce qui les rend infiniment précieuses.

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<< Les membres de la tribu commencent toujours un nouveau jour en remerciant l'Un pour la journée, pour eux-mêmes, pour leurs amis et pour le monde.

Il arrive que quelqu’un demande quelque chose de précis, mais alors il ajoute toujours « si c’est pour mon plus grand bien et le bien de toute vie ».

La tribu ne transporte pas de nourriture, ne plante rien, ne participe à aucune récolte.

Elle parcourt l’étincelant désert intérieur en sachant que chaque jour elle recevra des dons généreux de l’univers.

Et l’univers ne la déçoit jamais. >>

Extrait de « Message des hommes vrais – Au monde mutant » de Marlo Morgan.

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Couleur de désert du bout du monde…

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Je te souhaite assez…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Contes & Légendes & Allégories — 7 décembre, 2009 @ 11:36

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« Récemment, j’ai surpris un père et sa fille dans leurs derniers moments ensemble à l’aéroport. On avait annoncé le départ.

Debout près de la porte de sécurité, ils se sont serrés et le père a dit « Je t’aime et je te souhaite assez. »

La fille a répondu « Papa, notre vie ensemble a été plus qu’assez. Ton amour a été tout ce dont j’avais besoin.  Je te souhaite assez, aussi, papa. »

Ils se sont embrassés et la fille est partie. Le père a marché vers la fenêtre où j’étais assise. Je pouvais voir qu’il avait envie de pleurer.

J’ai essayé de ne pas m’imposer et respecter son intimité, mais il m’a demandé « Vous est-il déjà arrivé de dire au revoir à quelqu’un en sachant que vous ne vous reverriez jamais ? »

« Oui, ai-je répondu, mais… me permettez-vous de vous demander pourquoi vous croyez que vous ne vous reverrez jamais ? ».

« Je suis vieux et elle vit si loin. J’ai de gros défis devant moi et la réalité est que son prochain voyage sera pour… mon enterrement » a-t-il dit.

J’étais émue, mais je lui demandais « Quand vous vous disiez au revoir, je vous ai entendu dire « Je te souhaite assez. »  Est-ce que je peux vous demander ce que cela signifie ? »

Il a commencé à sourire. « C’est un souhait qui nous vient de plusieurs générations qui nous ont précédés. Mes parents avaient l’habitude de le dire à chacun. »

Il a fait une pause un moment en regardant au plafond, comme s’il essayait de se souvenir des détails, et il a souri encore plus.

« Quand nous disons « Je te souhaite assez » nous souhaitons que l’autre personne ait une vie remplie de juste assez de bonnes choses pour les garder heureux. »

Alors, se tournant vers moi, il a partagé ce qui suit comme s’il récitait un texte mémorisé.

« Je te souhaite assez de soleil pour maintenir ton attitude lumineuse peu importe que la journée soit grise et moche.

Je te souhaite assez de pluie pour apprécier le soleil encore plus.

Je te souhaite assez de bonheur pour maintenir ton esprit vivant et éternel.

Je te souhaite assez de douleur de sorte que même la plus petite des joies dans la vie puisse te sembler grande.

Je te souhaite assez de gains pour satisfaire tes besoins.

Je te souhaite assez de pertes pour apprécier tout ce que tu possèdes.

Je te souhaite assez d’Au revoir pour te permettre de bien te rendre à l’Au revoir final. » 

Il a alors commencé à pleurer doucement et il s’est éloigné… Je ne l’ai jamais oublié… »

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À toi qui m’es proche ou lointain, à toi mon ami(e), *JE TE SOUHAITE ASSEZ !*

« La richesse consiste bien plus dans l’usage qu’on en fait que dans la possession. »

C’est pas moi qui l’dis, c’est Aristote

Je nous souhaite assez de ce qui nous est nécessaire pour vivre cette journée dans la joie et la paix.

Et souhaitons-nous aussi assez d’esprit pour rire de nous. Assez de liberté pour savoir l’utiliser à bon escient. Assez de coeur pour nous tourner vers l’autre. Assez de sourires pour colorer l’espace. Assez de paix d’esprit pour dépasser les inévitables embûches que cette journée va poser sous nos pieds. Assez de gratitude pour en apprécier chaque instant et recevoir les petits cadeaux parsemés au long du chemin comme des cailloux blancs et précieux…

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Couleur cascade, pour aujourd’hui !

Emotional rescue…

Classé dans : Chemin,Contes & Légendes & Allégories — 6 décembre, 2009 @ 10:34

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Il était une fois…
Un petit garçon se promène dans un parc public avec sa maman.
Il avise un clown monté sur un ballon.
Il pousse le clown, celui-ci bascule… et remonte.
Il le pousse plus fort, même chose.
Etonné, il le pousse de toutes ses forces, d’un grand coup, avec ses deux poings.
Le clown bascule, tombe à terre, et à l’ébahissement de l’enfant, remonte, se relève.
(Le socle du ballon est en plomb.)

Sa maman voit sa stupeur. Elle lui demande :
« A ton avis, pourquoi se relève-t-il lorsque tu le frappes, même du plus fort que tu peux ? »

L’enfant réfléchit un moment, puis répond :
« Je ne sais pas… c’est sans doute parce qu’il est toujours debout, à l’intérieur ! »

Conte populaire.


Un matin trouver la force de se lever.

Le lendemain ou le surlendemain aussi.

Un jour se relever.

Plus tard se relever à l’intérieur de soi.

Etre debout à l’intérieur de soi.

Rester debout à l’intérieur de soi.

Quoiqu’il se passe.

Etre finalement.

Rien qu’être.

Une seconde à la fois.

Ici et maintenant.

Enfin.

Ou le récit très très condensé compressé d’un… sauvetage émotionnel…

Merci la vie !

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Je le vois rouge, ce clown… Une couleur qui réchauffe, fait frisquet aujourd’hui !…

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Ce que me conte aujourd’hui mon petit lutin…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées — 5 décembre, 2009 @ 6:16

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« Le cri venait de loin, d’un murmure lancinant auquel je n’avais pas prêté l’oreille.

C’est si facile de (se) faire croire que tout va bien.

Cette fois, au moins, je ne voulais plus tourner autour du pot. »

Anne Ducrocq – Changer le monde en se transformant

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Départ imminent en direction de Sète, pour une réunion importante…

Réveil aux aurores… demain je dors…

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Couleur méditerranée, parce qu’aujourd’hui c’est vers elle que je vais !

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Le retour !

Classé dans : Chemin — 4 décembre, 2009 @ 9:46

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Retour au pays, au village, at home, après ces jours de tourbillons, de joie, de tendresse, de complicité, de découverte, de rencontre, d’imprévu… et puis, là, d’un coup, retrouver le grand calme…

Retrouver un pays qui se fait mystérieux, rentrer à la nuit, sous un ciel de pleine lune… deviner les vallées sous leurs écharpes de brume, apercevoir les contours des montagnes hérissés de leurs arbres sans feuilles, deviner les vagues des forêts qui dévalent leurs flancs, aux reliefs animés sous la lumière du ciel, sous la lune proche qui jouait à cache-cache et se glissait parfois derrière des nuages aux allures de voiles d’organza…

Retrouver le hameau au détour d’un virage, dans ses lumières d’hiver, et ses fenêtres posées comme des petits lampions au milieu de nulle part.

Retrouver la maison, la roulotte, toute petite et si vivante à la fois, si accueillante même dans le froid. Vite allumer une flambée dans la cheminée pour la réchauffer, et toutes les petites lumières pour la réveiller, et se faire un café pour retrouver l’arôme mais aussi le parfum qui se faufile et persiste longtemps après…

Et ce matin le grand éclat du soleil, qui rend ici la lumière inimitable, et inonde la vallée qui se trouve à mes pieds, qui serpente entre tous les sommets, jusque là-bas au loin, aussi loin que les yeux peuvent aller se poser…

Mes Cévennes, mes blue mountains, les revoilà… souvent j’y pensais, j’aurais pu les embellir en souvenir… mais elles sont intactes, plus belles encore que lorsque je les ai laissées, pourtant à ce moment elles étaient encore dans leur flamboiement de l’automne. Là elles ont un air plus grave et plus sage, elles sont comme posées, dans l’attente de l’hiver, en communion avec la terre, qui leur donnera toute leur substance, pour renaître au printemps…

Elles me montrent le chemin. De la nécessité de l’immobile quelque temps. Du repos qui répare mais construit. Du grand calme intérieur. Du retour vers soi. De la retrouvaille avec moi, avec les miens, en étant dans mon élément…

Je retrouve mes radicelles… Pays de mystère et de lumière, me revoilà dans mes chères Cévennes retrouvées…

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Et retour dans la blogosphère aussi ! Heureuse d’y retrouver bientôt mes ami(e)s ! Vais aller faire un tour chez vous, vous faire un p’tit coucou, à tout à l’heure.

Bonne journée tout l’monde !

Couleur de retrouvailles, couleur de rentrée des classes, encre violette pour aujourd’hui ! ♥

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Ils ont dit…

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Méditation & Réflexion Personnelle — 3 décembre, 2009 @ 8:46

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« Tu connais l’utilité, mais connais-tu l’utilité de l’inutile ? »

 Lao Tseu

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Ou, selon la sacro-sainte formule : joindre l’utile à l’agréable… mais qui donc a décrété que l’agréable n’est pas utile ? comme s’il était entendu que l’un passe avant l’autre, que l’un est important et l’autre superflu, que l’un est adulte et l’autre puéril, que le sérieux passe avant tout, et qu’il… « faut être sérieux sacrebleu » !…  

Et si au contraire nous disions joindre l’agréable à l’utile ? parce que l’agréable ça rend la vie bien plus douce et jolie, parce que ça rend l’utile plus facile… parce que l’agréable ça n’a pas besoin de bonne conscience pour figurer au côté de l’utile, ça existe simplement et généreusement ! parce que l’agréable n’est pas aussi futile ni coûteux qu’on veut bien nous le faire croire, parce que l’agréable ça met de la couleur de la musique et du peps dans la caisse à outils, dans les mains dans le cambouis, dans les regards immobiles voyageurs, et que dans le coeur ça nous met de la joie pour vivre ce qui nous échoit…

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Une pincée d’agréable, ici, là, c’est comme une pincée d’épices dans un plat, ça lui enlève sa fadeur, ça nous emmène en voyage, ça nous met du coeur à l’ouvrage…

… alors, couleur agréable, c’est quoi ? dragée ? ou chocolat au lait ? les deux ! sous le chocolat y a la dragée, et puis l’amande craquante et savoureuse encore après… bonne journée !

 

  

Attendre…

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 2 décembre, 2009 @ 1:15

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… attendre des nouvelles sans rien savoir, sans se faire de film, sans construire un scénario, ni un autre, attendre sans même vouloir sentir ce temps qui passe presque invisible, stérile, à ne rien faire d’autre qu’à pousser les aiguilles, attendre sans même se donner l’air d’attendre, et faire une chose ou l’autre sans raison particulière, et surtout sans se donner l’impression que l’on s’occupe juste pour que passe le temps…

… attendre un résultat, parce que l’on sait qu’il va décider de l’itinéraire qui va suivre, savoir que rien de ce résultat ne nous appartient, ni son avant ni son après, ni son pendant, pendant que l’on attend…

… attendre et savoir que l’on ne peut rien faire, ni redouter ni espérer, parce que l’on ne décide rien et que rien ne nous incombera en l’occurrence…

… attendre et puis confier, s’apprêter à recevoir ce qui adviendra, quoi qu’il nous adviendra…

… j’attends auprès de ta compagne, toutes deux par la pensée auprès de toi, et tu es là, parce qu’on te parle, on te racontera…

… on continue d’attendre, sans attendre…

C’est quoi couleur d’attendre ? Aurore…

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Pour toi

Classé dans : Chemin,Histoires de Coeurs — 1 décembre, 2009 @ 4:25

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  »Le coeur est un astrologue qui devine toujours la vérité. »

Alors voilà ton grand coeur qui fait des siennes ! Peut-être qu’il s’est donné trop de mal, qu’il a trop souffert, qu’il est trop lourd, peut-être qu’il a des ratés, qu’il a besoin d’une petite révision, d’aller un peu prendre l’air, de se faire un peu remarquer…

Ou… peut-être qu’il a envie d’aller faire un clin d’oeil à ses congénères, et qu’en chemin il a rencontré le mien de coeur, qui lui dit « bienvenue au club des coeurs brisés, des coeurs abîmés, des coeurs souffrants, des coeurs rafistolés, des coeurs un peu fatigués, mais encore bien vaillants, tu verras ! »…

Prends bien soin de toi, remets-toi vite, tu me manques déjà…

Aujourd’hui ce sera couleur d’or, comme ton coeur !

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Ils ont dit…

Classé dans : Citations & Pensées — 30 novembre, 2009 @ 11:57

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La vie ressemble à un conte :

ce qui importe, ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur.

Sénèque

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… et je crois bien que ce qui importe également c’est tout ce qu’elle nous offre, ce qu’elle nous apporte, et ce qu’elle nous enseigne, et ce que nous parvenons à faire de ses enseignements…

… et puis son arôme, sa texture, son parfum, sa musique, sa couleur…

… tiens, couleur de rose thé, aujourd’hui, j’ai envie…

… parce que la Bourgogne est bien jolie dans tout ce gris…

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Père Lachaise

Classé dans : Chemin,Citations & Pensées,Histoires de Coeurs — 29 novembre, 2009 @ 6:01

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« Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :

Cueilllez dès aujourd’hui les roses de la vie. »

Pierre de Ronsard

Quelques mots à la plume, posés délicatement sur une des innombrables tombes du Père Lachaise, comme un clin d’oeil, comme une leçon de choses, comme une douceur, comme un cadeau tombé du ciel, comme une offrande à tous ceux qui prendraient le temps de venir se pencher sur cette feuille, et du coup prêter un peu d’attention à cette pierre toute simple et ces quelques fleurs qui l’abritaient avec beaucoup de délicatesse et de complicité… Une espèce d’union sacrée se dégageait de l’ensemble, comme un fil invisible, comme un sceau de tendresse, une alliance de dentelle…

Une visite qui ne laisse pas indifférents ses promeneurs… beaucoup d’émotions face à certains noms gravés dans la pierre… C’est le départ qui est douloureux… même après avoir frôlé la mort, lui avoir accordée pour un temps quelques uns de ses doigts, puis plus tard après l’avoir apprivoisée, et du coup se l’être rendue presque familière, et l’avoir intégrée, à tout ce qui est soi, à tout ce qui est vie, il reste que le départ, lui, fait toujours mal…

Comme couleur aujourd’hui, ce gris inimitable et sublime, qui s’accorde si bien avec les pavés des ruelles, les ardoises des toits, les murs de ces cathédrales, de ces chapelles, de ces maisons, ces dalles ces murs ces pierres qui ont tant et tant d’histoires à raconter… ce gris qui relie et qui mêle intimement le ciel et le monde des hommes des villes, qui les enveloppe au point de se noyer dans leurs yeux et de faire partie d’eux, sans aucune tristesse, car il ne faut pas croire, cette couleur n’est pas triste, elle est argent, elle est lumière, elle est ciel, elle est rivière, et elle sait être mer, et mère, parfois…

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